Le temps de la « Bellamymania » printannière!

C’es non loin des plages du Débarquement, en présence du duc de Normandie, Hervé Morin, le régional de l’étape, que François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains aux Européennes, a animé la première grande messe de sa campagne. Avec plutôt le vent dans le dos en raison de ses relatifs bons sondages. Reste qu’il faut être mesuré car l’ancien parti de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ne culmine qu’à 14 % des intentions de vote! En progrès mais peut mieux faire pour cet écolier versaillais quasi inconnu il y a quelques mois et finalement imposé par Laurent Wauquier contre l’avis même du président du Sénat, Gérard Larcher, le grand sachem sage, plutôt adepte du calumet de la paix, et de nombre de ses amis républicains. Les mêmes qui hier se gaussaient de son côté catho, tendance Boutin, et aujourd’hui ne jurent plus que par ce « nouveau beau gosse » aux yeux bleus (cela ne vous rappelle pas quelqu’un ?) promis à un si bel avenir. C’est ça la politique que de mettre au pinacle l’homme devenu soudainement providentiel avant de le flinguer sans la moindre hésitation.

Il ne faudrait tout de même pas qu’il parvienne à se rapprocher de trop près du score de François Fillon. Sinon, certains pourraient lui voir un destin présidentiel, au grand dam de celui qui lui aura permis de passer de l’ombre à la lumière! Nous n’en sommes pas là encore. La « remontada » tant espérée par les électeurs républicains orphelins d’un grand gourou, n’est toujours pas d’actualité.

Et pendant ce temps-là le monde du cinéma a perdu l’un des premiers…seconds rôles, l’inoubliable Jean-Pierre Marielle, le dernier des « Grands ducs » à la moustache frétillante, après le départ de Philippe Noiret et Jean Rochefort.

Ses potes rescapés de la bande du conservatoire, Bébel et Pierre Vernier doivent être aujourd’hui bien tristes d’avoir perdu cette « grande gueule truculente mais tellement raffinée » pour reprendre l’hommage de Fabrice Luchini. Un grand parmi les géants, sept fois nominé aux Césars (cérémonie qu’il comparait à un « comice agricole de l’audiovisuel ») mais jamais couronné qui se présentait aussi comme un « cabotin ». Il aimait également à dire qu’il détestait les cons ». Nous lui pardonnerons hélas! ce triste clap de fin indépendant de sa volonté, et ce bien pénible « moment d’égarement ». « Que la fête commence » pour ces salées « galettes de Pont-Aven » et cette phrase devenue cul…te: « quel beau cul ». Avec un tel talent et cette voix inimitable, on peut tout se permettre! Chapeau l’artiste. Vous saluerez au paradis des acteurs vos potes de toujours, Claude Rich et jean Rochefort.

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