Non inscrits mais toujours déserteurs et élus!

Une constante détestable. Nombre d’élus, depuis leur passage victorieux devant les électeurs, tant au niveau de l’Assemblée nationale que du Parlement européen, renouvelé dimanche prochain, ont renié leur parti d’origine. Très vite où après une réflexion teintée d’opportunisme. Ce qui est bien sûr leur droit lorsqu’ils se trouvent en désaccord avec leur propre engagement initial ou un changement de ligne évident. Mais ce qui l’est peut-être beaucoup moins, c’est lorsque ces mêmes parlementaires restent bien au chaud en tant que non-inscrits et ne remettent pas en jeu leur mandat.

Pourquoi tous ces élus peuvent-ils, sans la moindre vergogne, profiter d’un mandat, qu’ils ont remporté pour beaucoup, non pas sur leur propre compétence, mais bien grâce leur appartenance à un parti ayant alors ponctuellement le vent en poupe. Une situation encore pire lorsqu’il s’agit d’un scrutin de liste.

Les premiers visés sont bien sûr les députés « marcheurs », élus dans la vague de l’élection d’Emmanuel Macron. Une assemblée à la majorité pléthorique, ce qui peut expliquer le grand courage de ces élus déserteurs. Le plus connu d’entre eux étant un proche de Nicolas Hulot, Matthieu Orphelin, élu à la fibre écolo indéniable d’Angers, qui a abandonné, il y a peu, ses anciens amis pour rejoindre, comme d’autres, le banc des non-inscrits. Et qui, comme il l’a annoncé, ne votera pas pour Nicole Loiseau, dans l’attente de la décision de son mentor, peut-être ?

Pour ce qui est du Parlement européen, la palme revient aux anciens élus estampillés Front national qui ont tourné le dos à Marine Le Pen, au lendemain de la désastreuse campagne des présidentielles pour accompagner Florian Philippot (encore député pour quelques semaines) dans la galère et le désert. Il ne fait pas bon vouloir être calife à la place du calife ou de la « califette » chez les « frontistes ». Souvenons-nous des déboires du normand Carl Lang ou plus encore du plus lointain « félon » Bruno Mégret, rayé de la carte politique, sitôt son « putsch-putsch » manqué contre le patriarche!

Et pendant ce temps-là, l’empereur César-Delon a monté les marchés du palais des festivals de la Croisette, à Canne, accompagné de sa fille, Anouchka, La fille accompagnant son père et non l’inverse, vers l’autel, pour un joli pied de nez, voire un ultime bras d’honneur du « Guépard » pour une palme d’or d’honneur à un monde qui l’a tant déçu. Le fauve, ému aux larmes, rugit encore.

Lui, au moins, n’a jamais renié ses attaches politiques bien ancrées à droite. Le seul aussi probablement à avoir osé cette petite phrase: « Je suis à titre posthume honoré de mon vivant ».

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