Tous en selle pour un nouveau slogan à la mode: « vélo, boulot, dodo » A quand les sabots?

Deux initiales qui ne vous veulent que du bien: S.S. Il ne s’agit pas bien évidemment d’un souvenir tragique de la Second guerre mondiale et un port d’insigne frappé pour toujours d’indignité et pas davantage de notre sécurité sociale. Mais bien celles d’une humoriste de très grand talent, Sandrine Sarroche que l’on entend chanter et pasticher l’actualité. Un pur régal et un bouquet de bonne humeur contagieuse que l’on peut partager sur les ondes de RTL et à l’image sur la chaîne « Paris-Première ». Et aussi sur la scène du Palais des Glaces à Paris. Un miroir vraiment magique.

Elle a repris notamment lors de l’une de ses récentes chroniques pour rire l’un des chefs d’œuvre de la Môme Piaf « Non je ne regrette rien » dont elle a légèrement modifié les paroles: « Non, on n’y comprends plus rien à cette retraite à points ». J’ai payé, cotisé, financé, Edouard j’en ai assez ». Et bien d’autres paroles revues et corrigées pour apporter un brin de folie contagieuse en ces temps de déprime quasi générale où si ça continue on va retrouver des rues de Paris avec le visage de Pékin il y a trentaine d’années. « A bicyclette » la tendre chansonnette de notre illustre normand, Bourvil, ça ne nous rajeunit pas non plus. A « Paris, à vélo », chantait aussi dans l’autre siècle Joe Dassin. La petite reine chère aussi à Yves Montand fait fureur et est en passe de devenir le cœur et surtout le cadre au quotidien de « l’homo urbanus ». Principalement dans la capitale qui a des petits airs malgré elle depuis trois semaines de Copenhague ou d’Amsterdam. Tous en selle pour le slogan de cette fin d’année « vélo, boulot, dodo ». Fini ou presque le métro qui n’en fiche pas une rame. Un…cycle passager ? Pas sûr. « On lâchera pas » crient et hurlent sûrs de leur victoire finale les militants grévistes les plus durs. Une ritournelle déjà entendue l’année dernière à pareille époque avec la suite que l’on connait. En attendant, les parisiens ne sont pas prêts de lâcher leur guidon et de retrouver, pour les femmes, leurs talons aiguilles et escarpins troqués à de moins élégantes baskets. Les grandes gagnantes avec les vélos de la réforme des retraites. Bonjour les ampoules. Encore les dommages collatéraux des coupures scandaleuses d’électricité des irréductibles professionnels du désordre qui n’ont pas forcément la lumière à tous les étages. Energie quand tu nous tiens. Quand les « raffineurs » (pas les amateurs des « raffinades » de l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin) , se lancent aussi dans la mêlée (de circonstance avec deux matchs de rugby interrompus pour cause de coupures de courant volontaires) et un « bal des maudits » avec des états-majors syndicaux débordés par leurs bases, plus radicalisées que jamais.

L’opinion restera-t-elle encore longtemps insensible à ces débordements puisque toujours bienveillante à une majorité certes de plus en plus rétrécie à ces mouvements de chienlit ?Les opérations coup de poing risquent de se multiplier avec ces bataillons de syndicalistes insoumis de la base. Sans la moindre déclaration, bien sûr. Avec tous les risques inhérents à ce genre de manifestations anarchiques.

Emmanuel Macron ne se doutait pas alors en baptisant son mouvement « La république en marche » qu’il serait aussi bien entendu un peu plus de deux ans après. A son corps défendant.

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