Chiche et contre-chiche. Sur le dossier toujours explosif de l’immigration et non celui du maintien de l’islamo-conservateur Erdogan à la tête de la nation turque. Attendu certes, mais pas franchement une bonne nouvelle même si les capitales occidentales, dont la France, ont salué cette victoire. Pouvaient-elles faire autrement surtout avec la guerre en Ukraine et le double jeu du maître d’Ankara dans ses relations avec Poutine et le rôle de la Turquie au sein de l’OTAN ?
C’est en quelque sorte « casino royal » sans James Bond depuis une semaine entre dans les trois mousquetaires républicains formant le trio royal (c’est le monde à l’envers par rapport aux roman de Dumas) et leur ancien partenaire de jeu, Gérald Darmanin. La semaine dernière, à l’occasion du pont de l’Ascension, le « brelan magique » Ciotti-Retailleau-Marlex faisait tapis en annonçant « Chiche Monsieur le Président » l’invitant à reprendre leurs propositions pour l’immigration. Le ministre de l’Intérieur a, à son tour, jour de Pentecôte, annoncé son « Chiche, travaillons ensemble » à une autre Une dominicale, après toutefois le « Ce sera tout ou rien » prononcé par le président du groupe LR de l’Assemblée nationale. Bluff, pas bluf comme au poker menteur ? Vrais ou faux-jetons aussi sur table ! Avec un nouveau exercice d’équilibriste et tacticien pour « Darmalin » qui s’il réussissait son coup pourrait agacer sérieusement la Première ministre à Matignon, un poste que l’ancien maire de Tourcoing viserait !
Le patron de Beauvau veut bien suivre mais tout de même à ses conditions. Il n’y aura pas d’accord à n’importe quel prix. Surtout lorsqu’il concerne une volonté républicaine d’opter pour certaines conditions ressemblant aux propositions du Rassemblement national comme celle de sortir de plusieurs engagements internationaux comme un Frexit migratoire et abandonner le droit du sol. Autant de lignes rouges pour l’aile gauche de la majorité présidentielle qui, de toute évidence, n’acceptera jamais. Le scénario est déjà écrit d’avance. Bon courage à l’exécutif pour sortir de l’impasse comme pour les retraites avec un camp LR très divisé aussi sur le sujet. Encore que dans le cas présent ou plutôt futur, l’inflexibilité de la droite serait beaucoup moins « vendable » auprès de ses électeurs et même de l’opinion publique, favorable à davantage de fermeté en matière d’immigration.
Faire capoter lamentablement par leur petit jeu d’anti-macronisme exacerbé et inciter le gouvernement à faire usage du calamiteux 49-3 un projet de réforme impopulaire comme celle de la durée d’allongement de l’âge à la retraite, ça peut passer, mais beaucoup moins pour une paralysie de l’action. Marine Le Pen n’en demande pas autant et c’est elle le cas échéant qui rafflera la mise. Non pas sur les tapis verts mais bien dans les urnes !
On ne dira plus que les footballeurs sont des acteurs de cinéma en puissance si l’on excepte le « king » Eric Cantona. La meilleure preuve n’est-elle pas que nos champions du ballon rond ne se soient pas roulés par terre sur une autre scène que celle du palais de la Croisette à Cannes, comme le veille, et aient critiqué entre autres la réforme de la retraite. Et ce pour deux raisons majeures: le brésilien Neymar ne faisait pas partie des lauréats des trophées de l’Union nationale des footballeurs professionnels et que pour eux l’âge du départ à la retraite est le plus souvent divisé par deux.
Les footballeurs feraient-ils preuve d’une plus grande réserve que les comédiens ou les réalisateurs ? Leurs comptes en banque, s’ils ont bien géré leur carrière professionnelle, ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux du retraité moyen et même très supérieur.
Le « kiki » (Mbappé) cher aux français, pour la quatrième année consécutive, et ce n’est pas là non plus une grande surprise, a reçu son « césar » de meilleur joueur dans l’équipe type qui fait logiquement la part belle aux parisiens, lensois et marseillais. Une logique implacable même si là il ne s’agissait pas du rubgy mais bien de football à l’issue d’une saison qui voit aussi trois joueurs du club doyen havrais figurer au palmarès du championnat de Ligue 2 dont le meilleur gardien, Arthur Delmas. A qui on demandera de protéger sa cage inviolée pour le match couperet. Et sur le banc de touche le meilleur entraîneur, Luka Elsner. Une très belle récompense méritée encore plus si l’équipe du HAC ne loupait pas vendredi soir prochain sa dernière balle de match pour son accession en ligue 1 de loin plus importante que cette distinction honorifique!
PS: Ca se passait samedi au Sénat où une ministre, marraine de la compétition, Agnès Firmin-le-Bodo, élue du Havre, a joué en quelque sorte le rôle de surveillante générale d’une épreuve originale, qui ne cesse depuis peu de prendre de l’ampleur , les dictées géantes, dont l’une a cette fois-ci rassemblé plus de cinq cents participants adhérents de l’association des élus de France (AEF) de toutes tendances politiques, présidée par l’élu ébroïcien, Driss Ettazaoui, assurément aussi un très bon communicant souvent dans les bons coups médiatiques. Avec à charge pour les participants de faire un sans faute ou presque sur un texte sur la francophonie de Léopold-Sedar-Senghor célèbre poète et homme politique franco-sénégalais, qui fut même chef d’Etat de ce dernier pays.
En attendant les joueurs n’ont pas dû dire que du bien de leur « tortionnaire » sur l’obstacle notamment de 36 lettres, il ne s’agissait pas du mot le plus célébré, « anticonstitutionnellement » mais bien du si peu connu dont j’ignorais l’existance « hippopomonstrosesquippédaliophobie » ! Il en faut du souffle. Un mot injouable au scrabble…et dans les conversations et pas davantage à l’écrit! Il ne vous reste plus en ce lundi de Pentecôte qu’à chercher sa signification dans le « dico ». Quatre lettres, c’est plus facile…