Elles fleurissent depuis des mois et des mois! Et pas seulement qu’avec l’arrivée des beaux jours. Elles, ce sont les écharpes tricolores et tout particulièrement celles des édiles locaux manifestant contre les violences dont ils sont tristement victimes. Des faits inadmissibles guère de nature à susciter des vocations pour les prochaines municipales où un record de départs de maires peu enclins à se présenter ou représenter aux suffrages de leurs électeurs, devait être très largement battu.
En ce lundi de Pentecôte, l’un de ces élus anonymes (si ce n’est bien sûr dans son village) écharpe bien en vue, entouré d’un petit nombre de collègues de son département et surtout de son secteur géographique, est passé à l’action devant la cité administrative et préfectorale d’Evreux, lieu symbolique pour démarrer une grève de la faim non motivée cette fois-ci par des agressions. Encore que ? Son agression, elle porte un nom: la terrible indifférence, un doux euphémisme, ciblant des centaines et peut-être plus, d’enfants et adolescents sur l’ensemble de notre territoire en situation de handicaps non accueillis ou rejetés des structures scolaires de l’Education nationale.
Informé que son fils, autiste de 12 ans, ne pourrait plus être accueilli à la rentrée prochaine et poursuivre sa scolarité, le maire de Poses, Georgio Loiseau, est bien déterminé à sensibiliser les pouvoirs publics et médiatiser son action avec ses soutiens dont le député socialiste de la « circo », Philippe Brun, qui d’ailleurs lui a prévu un rendez-vous à l’Assemblée nationale dans les prochains jours. Il devrait aussi rencontrer dès aujourd’hui mardi le président du Conseil départemental de l’Eure et avoir un entretien avec la direction de l’Agence régionale de santé (ARS). Partie prenante comme l’Education nationale, qui fidèle à sa superbe devise « surtout pas de vagues » joue son meilleur rôle, celui de la grande muette…Un scandale tellement répété à une autre échelle avec la répétition notamment de harcèlements en milieu scolaire qui poussent des ados jusqu’à se donner la mort. Une affreuse prolongation définitive qui nous a encore tous et toutes bouleversés avec une dramatique actualité récente. Les réseaux sociaux amplifient le « mal vivre » de ces jeunes poussés à bout avec toutes les « saloperies » véhiculées à leur sujet par leurs si gentils « petits camarades » d’école ou de collège ! En toute impunité avec la complicité passive ou active de leurs « chers parents » alors que leurs « chers enfants » continuent dans l’ignominie sur le net à insulter et vomir sur la petite Lindsay, 13 ans qui n’a trouvé d’autre issue que la mort.
L’élu des boucles de la Seine entend bien « mener son combat jusqu’à la victoire » même s’il reconnaît « que cette semaine se révèlera compliquée » (notamment pour sa propre santé) et « déterminante ». Courage…
C’est autrement moins sérieux, fort heureusement, mais le plus mal « embouché » du circuit de tennis mondial hélas célèbre pour ses frasques verbales et gestuelles sur les courts de tennis, Benoît Paire, au look facilement reconnaissable avec sa longue barbe, aujourd’hui classé 149 e joueur mondial et encore éliminé dès le 1 er tour à Roland Garros nous en a fait encore une belle hier à la sortie de son match perdu. Son organe vocal se fait souvent entendre à grands cris et vociférations. Après avoir regretté à voix très haute son manque de…« chatte » récurrente lors d’un tournoi précédent, l’enfant terrible de la petite balle, côté tricolore, a parlé cette fois-ci…de « chiennes ». Des « chiennes de balles » a-t-il invoqué. Pas assez dures, même les neuves et qui ramolissent en deux secondes ! Pour être honnête il n’a pas été le seul à se plaindre de la mauvaise qualité de ces fameuses balles défectueuses! Ca doit être un problème de moyens financiers ! Alors elles sont molles ? Amélie Mauresmo (deux grands chelems à son actif et le plus beau palmarès du tennis féminin français) nouvelle directrice du tournoi, va devoir agir au plus vite !
Pour rester en mode tennis, comment ne pas goûter aussi à cette bonne blague d’humoriste: « alors que l’on vénère toujours quarante ans après son titre porte d’Auteuil, le dernier remporté par un français, Yannick Noah, toujours classé parmi les personnalités préférées de nos compatriotes, Henri Leconte, seulement finaliste à Roland-Garros, en est réduit lui à vanter les mérites de la marque « Comme j’aime « .
Evidemment ce n’est pas le même régime. Saga Africa, ambiance de la jungle…Une gloire intacte pour le tennisman chanteur et vainqueur et une reconversion plus difficile pour « Riton », vainqueur tout de même de la coupe Davis sous le capitanat de Yannick Noah qui reste néanmoins un consultant recherché et un retraité au palmarès néanmoins éloquent. En comparaison à ceux d’aujourd’hui. Ce n’est pas encore cette année qu’un tennisman français atteindra déjà probablement même le stade de la seconde semaine de compétition du grand chelem parisien !