Un recadrage présidentiel avant une mise à la retraite anticipée ? Et vive la Correze !

La corde déjà raide pour la Première ministre, Elisabeth Borne, se tendrait-elle encore plus ? On peut l’imaginer à l’aune du recadrage-même si l’Elysée a réfuté le mot-de son « patron » en plein conseil des ministres. Une humiliation très probablement devant ses propres ministres… même si certains d’entre-eux, visiblement, n’ont pas assisté à la même réunion, en ne portant pas le même regard sur ce très probable rappel à l’ordre.

Le chef de l’Etat n’a pas goûté de toute évidence sa sortie (dont je me suis fait déjà l’écho) liée à sa comparaison du Rassemblement national comme « héritier de Pétain ». Une faute politique, une de plus pour la cheffe du gouvernement pas très heureuse dans ses déclarations depuis quelques semaines. Et le plus drôle dans cette histoire, c’est que « Babeth » serait presque défendue par plusieurs de ses opposants politiques de la NUPES, horrifiés que le président porte des coups sur sa « collaboratrice de Matignon » parce que c’est notamment une femme. « Le combat contre l’extrême-droite, aurait-il prononcé, ne passe plus par des arguments moraux. On n’arrivera pas à faire croire à des millions de français ayant voté pour elle, Marine Le Pen, que ce ne sont que des fascistes ».

Ca parait tellement évident. Et ca fout encore plus la trouille si 42 millions de nos compatriotes ont voté pour la maréchale Le Pen au second tour. Restons sérieux.

En attendant les prochains jours s’annoncent décisifs pour l’avenir de « Baboo ». Surtout si l’Assemblée nationale est bien amenée à voter (ou non) le 8 juin prochain l’abrogation de l’allongement de l’âge de la retraite à 64 ans. Ce qui est loin d’être acquis. L’exécutif et la majorité présidentielle vont aussi tirer aussi sur toutes les cordes possibles que la constitution leur autorise pour empêcher ce vote. Qu’on en finisse une bonne fois pour toute avec un vote même très risqué. Que les députés LR prennent leurs responsabilités avec leur opportunité éventuelle de faire chuter le gouvernement.

Il biche, il biche énormément le nouvel « hérault » ou héros, député du groupe LIOT, le centriste Charles-Amédée de Courson, le doyen en années d’assemblée, un parlementaire de second rang, l’un des plus ardents défenseurs de la retraite à 65 ans et partisan d’une grande rigueur budgétaire, il y a encore peu, qui, sur le tard, s’est transformé en révolutionnaire d’extrême-gauche pour qui, c’est une certitude, le gouvernement va tomber. Il en rêve toutes les nuits…Jusqu’au brame final ? Heureusement qu’il ne pratique pas le vaudou: la poupée du chef de l’Etat pourrait être sérieusement abimée. En « bon » nouveau « Che » et « noblion » (on est pas à un paradoxe près) de la Marne qu’il est, le champagne va mousser le cas échéant ! En attendant l’anonyme a réussi à bien se faire mousser. On avait jamais autant de parler de lui.

Ca pourrait être plus drôle. Encore que ! Que de polémiques aussi après la déclaration « provoc » c’était étudié pour, hier, de l’un des « grands » défenseurs et experts de l’environnement et de l’écologie, l’ingénieur Jean-Claude Jancovici, qui est loin pourtant d’être d’un imbécile, partisan lui d’un quota de vols aériens pour les terriens pour sauver la planète. Pas plus de quatre allers et retours pendant leur existence. Deux pendant leur jeunesse, histoire de voir un peu des contrées lointaines et deux autres pendant tout le reste de leur vie. Il invite les « vieux » à profiter pendant leur retraite de visiter nos magnifiques régions touristiques. Et de citer au passage un lieu de destination, la Correze, du côté de Tulle ou de Brive-la-Gaillarde, en passant peut-être par le viaduc aveyronnais de Millau, à cheval ou en voiture. Ou par la voie des rails. C’est probable que les habitants de ce département ont dû apprécier cette sortie d’autant plus méprisante que la Correze a tout de même donné à la France deux de ses parachutés électoraux les plus célèbres, Jacques Chirac et François Hollande à la tête de la République ! Encore heureux que le parachutage était permis à l’époque. Un sport il est vrai beaucoup moins gourmand en kérosène que les longs courriers !

Je suis d’autant moins insoupçonnable d’être un chaud partisan de l’avion que mes déplacements par ce moyen de dépaysement rapide hors de nos frontières n’ont pas dépassé le nombre de doigts d’une seule main pendant mon existence déjà hélas très entamée avec comme destination la plus lointaine et exotique Istanbul, il y a près de vingt ans. Un excellent souvenir au demeurant en bonne compagnie. Et le pire, pour le meilleur, c’est que j’ai agrravé aussi mon cas, toujours en pays musulman, plus récemment avec un autre séjour familial à Marrakech. J’ai bien eu raison d’en profiter. Mon quota est atteint.

PS: Il ne faut pas désespérer de tout. La preuve toujours hier sur les courts de Roland-Garros, où le doyen du tennis français avec le bitterrois Richard Gasquet, la « Monf » le surnom de Gaël Monfils, s’est sorti d’une situation quasi désespérée lors du cinquième set décisif où il s’est trouvé mené quatre jeux à zéro et une balle de 5-0 face à son adversaire sur qui il a réalisé l’une de ses belles « remontadas ». Une bonne journée de repos ne sera pas de trop avant d’affronter le sixième joueur mondial. Bravo champion…

Dernière heure: Emmanuel Macron a fait savoir en cette fin de matinée qu’il n’y avait eu aucun recadrage. « Quand j’ai quelque chose à dire à la Première ministre je ne lui dis pas en conseil des ministres. Elle a toute ma confiance ». Le chef de l’Etat entend balayer toute polémique d’un revers… comme à la Porte d’Auteuil et calmer le jeu. Les ministres qui ont « bavé » doivent probablement connaître des difficultés de compréhension ou des soucis auditifs ! Il est temps que les plus éprouvés prennent des vacances bien méritées.

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