C’est le « boxon » ! et un coup de jeune sur le scrutin européen ?

C’est le « boxon ». Indigne de notre République. Avec des parlementaires allant jusqu’à des intimidations, des hurlements et vociférations inquiétantes dans les couloirs et dans l’hémicycle. Et à ce jeu-là les Insoumis sont devenus les rois sans couronne. Les rois d’une insupportable et triste boufonnerie. Bien malins sont ceux qui peuvent assurer qu’il y aura bien un vote le 8 juin sur la réforme de l’allongement de la retraite toujours combattue par les oppositions. Rien n’est moins sûr et le…contraire tout autant. C’est dire. La France insoumise n’a pas supporté qu’une majorité certes courte de la commission des Affaires sociales (par 38 voix contre 34) se dégage pour abroger le vote d’un article jugé insconstitutionnel par la majorité présidentielle. C’est vrai que c’est totalement scandaleux pour un mauvais joueur de perdre un vote. Ca l’est beaucoup plus de crier aux magouilles et au déni de démocratie et de refuser ensuite de siéger. Soyons rassurés, cela n’empêchera pas la NUPES de présenter encore des centaines d’amendements pour se complaire dans l’obstruction. Devrais-je encore me répéter mais que l’on y aille à ce vote de façon définitive. Cela ne calmera pas pour autant les esprits très surchauffés. Au moins jusqu’au 6 juin prochain, date du débarquement dans les rues espéré de millions de manifestants hostiles à ce « vol de deux ans ».

En attendant peut-être de faire l’appoint décisif le 8 juin, plusieurs députés LR se sont ralliés hier à leurs collègues macronistes. Un apport nécessaire et suffisant pour faire pencher la balance en faveur de cette abrogation. Il semblerait que quelques curiosités aient émaillé la constitution entre autres du groupe des républicains appelés à s’exprimer. Pour dégager une majorité de parlementaires plutôt favorables à la réforme avec de prompts renforts de députés « positifs ». C’est tout aussi légal que la conviction politique du président insoumis de la commission des Finances, Eric Coquerel, un juge-arbitre tout aussi impartial on s’en doute bien, qui elle avait dit niet comme par hasard au même article.

C’est en résumé pitoyable…Au vote, au vote, au vote !

C’est beaucoup plus jouissif que d’assister de loin (et pas seulement en terme de calendrier) aux grandes manoeuvres déjà en cours dans les coulisses pour se faire une place au soleil lors du scrutin européen prévu l’année prochaine. « Comment vais-je faire pour revenir » doit se demander sans se raser tous les matins l’immortelle Ségolène Royal. Ma « Sego » préférée ne peut pas accepter que l’on puisse l’oublier. Un crime de lèse-majesté. Elle se verrait bien, l’ancienne ambassadrice des phoques et autres morses sur la banquise des pôles, antimacroniste depuis qu’elle ait été évincée de son poste très prenant, faire don de sa personne, pas comme Pétain, et conduire une liste commune avec les insoumis et socialistes inféodés, pieds et mains liés à « la Merluche ». Qu’elle a soutenue à la dernière présidentielle. Qui est loin d’avoir gagné la constitution d’une liste commune de la NUPES. Ce que refusent à ce jour les rouges, les verts et une partie des roses tendance Nicolas Mayer-Rossignol, le maire de Rouen. Pauvre « Ségo », c’est aussi très loin d’être acté depuis qu’elle ait échoué en 2021 à se faire élire sénatrice PS des français de l’étranger. Son dernier échec humiliant.

A droite aussi, on phosphore et un autre « petit jeune de la politique » Michel Barnier, se verrait lui aussi bien mener le bateau LR alors qu’à…l’Elysée (les gens sont vraiment méchants) certains conseillers du président essaieraient bien jouer la carte Bruno Le Maire pour conduire la liste « Renew » Renaissance en langue française. Ils peuvent toujours rêver. Il faudra qu’ils trouvent une autre promotion pour se débarrasser du « grand argentier  » de Bercy. Qui n’a nulle intention de se mettre aux moules-frites au parlement de Bruxelles. Et puis quoi encore ! Ce n’est pas parce qu’il est parfois léger dans ses livres qu’il faut l’envoyer faire de la concurrence déloyale à l’une des figures (c’est aussi osé) emblématique de la capitale bruxelloise: la vigoureuse statue du « Manneken-Pis » symbole depuis le XVII e siècle de l’état d’esprit indépendant de nos amis d’Outre-Quiévrain ! Un bronze d’une grosse cinquantaine de centimètres de hauteur qui ne mérite vraiment pas d’ailleurs le déplacement.

L’ancien député eurois ne sera pas de cette bataille, le sol belge ne nous rappelant pas que de bons souvenirs avec la défaite de Waterloo, mais peut-être qu’un autre élu, certes plus modeste au niveau de sa notoriété nationale, en sera peut-être. En l’occurrence l’une des deux anciennes têtes de liste de gauche aux municipales. La seconde, Philippe Brun, au nom de la NUPES, après deux tentatives manquées à des scrutins local et départemental s’est très bien rattrapé en gagnant son écharpe de député. Sur la route de Louviers » il y a aussi un « cantonnier » nommé Diégo Ortéga, qui n’est pas d’origine wallonne ou flahute, conseiller municipal d’opposition et secrétaire national des Radicaux de gauche, candidat à la candidature à ce scrutin continental…A suivre ! Mais lui au moins il n’a pas la prétention de conduire la locomotive. Et pour cause puisqu’il n’y a plus de gare depuis bien longtemps dans l’ancienne cité drapière gérée par l’un de ses lointains mentors en politique, le radical Pierre Mendès-France !

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