Inoubliable ! Qui ne saute pas n’est pas havrais et des fortunes diverses pour « Nono » et « Fafa »…

Inoubliable. Le Havre en mode Hitchcock ! Un suspense haletant jusqu’au bout de la nuit avec une prolongation pour le moins imprévue. Nous n’étions pourtant pas en coupe. Mais au terme d’une saison exceptionnelle à bien des titres. Il ne restait que quelques secondes de jeu dans les arrêts. C’était de trop pour un premier supporter suivi par un mouvement de foule pour célébrer avant l’heure le titre et l’accession de ligue 1. Le paradis après quatorze ans de désamour avec l’élite pour un club et ses supporters des « Ciel et marine ». Le HAC ne voulait décidément pas en finir de cette saison. Cardiaques s’abstenir. L’envahissement du terrain aurait pu avoir de plus graves conséquences. Après une interruption d’une vingtaine de minutes, le match put reprendre et l’arbitre libéra les joueurs d’un coup de sifflet final une petite seconde après la reprise. Ouf, ouf, ouf, même si l’équipe visiteuse, Dijon, resta elle dans les vestiaires. Pas très bonne joueuse et surtout dans l’espoir de gagner ce match sur tapis vert-ce qui n’est pas très glorieux-l’équipe bourguignonne n’échappera pas à la relégation même si ses dirigeants ont déposé une réserve technique après cette fin de rencontre mouvementée mais tellement libératrice. Mais quelle fête momentanément gâchée, facilitée aussi par l’impuissance des stadiers. Incapables de colmater les brèches sur la pelouse du« paquebot » Océane » victime d’une déferlante.

Mais que dire alors du pauvre public bordelais, assommé lui plus tôt dans la soirée après l’interruption définitive du jeu après seulement 22 minutes et une ouverture du score des joueurs de Rodez. Un but ruthénois célébré derrière la cage et suivi dans la foulée par le surgissement derrière la ligne de but d’un supporter bordelais bousculant le buteur et plusieurs de ses équipiers. Qui semblent en rajouter sur les premières images. Il n’empêche, victime, semble-t-il d’une commotion cérébrale, l’heureux buteur sera transporté pour un examen à l’hôpital.

On voit mal les instances nationales, lors de leur décision lundi, donner le match à rejouer vu la gravité des faits et cette agression même surjouée. Ce qui serait d’une totale inéquité au vu aussi de ce nouvel « attentat » inadmissible à l’égard du football français, lui aussi gangréné de plus en plus par la violence dans les stades, même au niveau le plus modeste. Les abrutis n’en finissent plus de sévir privant les vrais supporters de goûter leur plaisir. Chapeau ou béret du sud-ouest aux 40.000 supporters girondins d’être restés en dépit des circonstances bien sages lors de cette attente de près de cinquante minutes et surtout l’annonce de l’arrêt définitif du match privant d’autres bleus d’une possible accession. Qui normalement devrait faire le bonheur des messins ! Ce qui est aussi mérité.

Mais quelle soirée historique dans la cité maritime qui, ce matin, sur l’esplanade de l’hôtel de ville, en présence comme hier de son maire, Edouard Philippe, va faire la fête. Quatorze ans d’attente enfin récompensés. L’hymne local « fier d’être havrais » non réservé aux footballeurs va retentir très fort sur les bords de la Manche !

L’ambiance devait être plus feutrée mais néanmoins joyeuse à peu près à la même heure du côté des bords de Seine à Bercy, hier soir, dans l’entourage de celui que certains proches du président surnomment non pas le « grand argentier » mais bien le « scorpion » pas très flatteur et amical à l’égard de « Nono » Le maire, un autre « premier de la classe » après la décision de la seconde agence de notations « Standard and Poor’s » de ne pas rétrograder notre pays au niveau de la dette et de lui laisser son double A. Ce qui là aussi n’était pas gagné d’avance. Certes ce n’est que provisoire mais quelle bonne surprise (rare) pour le gouvernement.

L’ancien député de l’Eure, à entendre les premiers commentaires, va pourvoir « rouler des mécaniques » et ne pas se la jouer modeste. Que ses propres amis politiques et du gouvernement peuvent être taquins, voire même sarcastiques. Le voici conforté pour un moment au plus grand désespoir de ses « copains » de droite aux ambitions futures similaires !

Un autre normand illustre doit faire davantage « la gueule ». Il s’agit de l’ancien Premier ministre de François Mitterrand et président de l’Assemblée nationale, Laurent Fabius, encore président du conseil constitutionnel jusqu’à début 2025. Le magazine « Le Point » nous révèle en effet que « Fafa » s’est retrouvé le seul des 9 « sages » à avoir voulu censurer le gouvernement dans son projet de réforme de la retraite. Il n’y aurait même pas eu de vote, vu le total isolement de l’intéressé dont l’inimitié avec Emmanuel Macron remonte à un certain temps ! Le monde est vraiment violent…

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