« Abaya, abaya » ça pourrait presque être la nouvelle lambada et le « tube » de cette fin de printemps. Avec de…sacrées nuances tout de même. Car on est très éloigné d’une danse lascive avec cette tenue provocatrice. Et pour danser ce n’est pas le croc-forcément-top blasphématoire ! Et en plus ça doit gratter. Portée de plus en plus par des collégiennes et lycéennes (en primaire ce sera pour plus tard) qui en ont fait l’étendard de leur soit-disante liberté vestimentaire et surtout prosélyte. Non, ce n’est pas un vêtement comme les autres, contrairement à ce qu’ont hurlé hier à l’envi nombre de parlementaires de la France insoumise outrés qu’un quotidien national puisse en faire sa Une et un dossier pour en « faire une mousse » scandaleuse. Ils s’y entendent pourtant en outrances surtout lorsqu’on met en cause leur électorat dans certaines régions, notamment la grande couronne parisienne et le nord où ils ont connu leurs plus beaux succès électoraux aux législatives.
Ca va être jour de folie ce jeudi dans l’enceinte de l’hémicycle pour réclamer la tête de la présidente de l’Assemblée nationale. A l’échafaud la…Yaël ! C’est probable que si elle s’était prénommée Yasmina ou Rachida (pas Dati) elle aurait peut-être eu le bénéfice du doute où une peine plus allégée. Entre frères et sœurs de cœur on se soutient.
Ils et elles n’ont pas honte les Mathilde Panot, David Guiraud, Manuel Bompard et consorts au meilleur de leur forme pour défendre cette longue robe traditionnelle rattachée à une pratique très rigoriste de l’islam. Issue des pires nations défenseuses des droits de l’homme et surtout de la femme dans les pays du Golfe. Ne leur déplaise à ces parlementaires islamo-gauchistes et communautaristes qui à les entendre la bouche en coeur, défendent la cause et l’émancipation féminine et laïque et pour qui ces jeunes filles et femmes musulmanes ne seraient que de la « chair à canon » dixit Manuel Bompard, pour des affreux médias.
Ces vêtements de grande ampleur ne sont nullement des vêtements religieux, osent-ils affirmer. « Certaines ne seraient pas à l’aise pour montrer leurs formes éventuelles. C’est leur liberté ». Quelle superbe fuministerie alors qu’en Iran des femmes, au péril de leur vie, défilent toujours dans les rues de Téhéran et dans les grandes villes de ce pays contre le port du voile et libèrent leurs cheveux. Chez nous, ces provocatrices libérées qu’il ne faut pas confondre à des musulmans intégrés et vivant leur religion avec une foi exempte de tous reproches tournent fièrement des vidéos à l’entrée de leur collège ou lycée pour revendiquer haut et fort le port de l’abaya, alors que derrière les grilles, les enseignants se taisent ou préfèrent garder l’anonymat de peur de représailles lorsqu’ils répondent à des légitimes questionnements. Ils ne sont pas aidés non plus nos profs depuis des années avec l’absence de courage de l’Etat et notamment aujourd’hui du ministre de l’Education, qui ose se réfugier derrière les avis des 60.000 chefs d’établissement qui sont à plus à même de « juger » s’il y a péril. Et surtout de voir ailleurs. Courage fuyons. Quelle honte ! Alors que le robe ou plutôt la…bâche fait tâche en défiant l’école de la République. Plus particulièrement dans des villes comme Vénissieux, en banlieue de Lyon, où plus de 150 porteuses d’abaya font leur loi dans deux lycées et s’en prennent à la tenue plus légère de leurs enseignantes qu’elles agressent régulièrement. En toute impunité et sans que leur hiérarchie ne réagisse.
On a visiblement rien retenu de l’affaire des foulards du collège de Creil, dans l’Oise, il y a une trentaine d’années, qui en la circonstance, avait suscité la publication d’une tribune signée par des intellectuels, notamment par Elisabeth Badinter avec pour titre: « Profs ne capitulons pas » afin d’alerter nos compatriotes sur la laïcité menacée ! Sérieusement menacée par une nouvelle tendance vestimentaire de soumission. Pas vraiment la même que celle voulue par une partie des français qui ne seraient pas hostiles au retour d’un autre uniforme…Et tout cas c’est hélas du pain bénit pour la droite extrême ! Provocation pour provocation, une enquête ne serait peut-être pas superflue pour savoir si ce prêt-à-porter bas « abayesque » est sponsorisé ou pas par le Rassemblement national et « Reconquête » et que les « tisseurs en chef » Jordan Bardella et Eric Zemmour n’utilisent pas dans leurs ateliers clandestins une main d’oeuvre forcément étrangère…
Dernière heure: « Un drame d’une lâcheté absolue », a aussitôt tweeté Emmanuel Macron, s’est déroulé ce matin dans un parc à Annecy où un groupe d’enfants de moins de trois ans jouait en bordure du lac, vers 9h45. L’heure est plutôt au recueillement auprès des petits victimes qu’à l’odieuse récupération politique avant même la sortie d’informations avérées. Deux des enfants et un adulte seraient en urgence absolue après cette attaque au couteau perpétrée par un individu de 32 ans d’origine syrienne, demandeur d’asile depuis novembre 2022 qui était entré de façon régulière sur notre territoire et bénéficiait d’un statut de réfugié en Suède, pays où il séjournait avant de venir à plusieurs reprises en France . L’assaillant qui, semble-t-il, « traînait » depuis trois jours autour de cette aire de jeux, a été maîtrisé et interpellé par les policiers, trois, quatre minutes après les faits. La Première ministre Elisabeth Borne a aussitôt rendu publique son intention de se rendre au plus vite en Haute-Savoie accompagnée du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin comme le président de la Région Auvergne-Rhone-Alpes, Laurent Wauquiez pour qui « un sommet de l’abomination a été atteint ».