Un inventaire salé avec peu de rescapés !

Le droit de l’inventaire cher aux aux grands éléphants socialistes post-ère mitterrandienne ne fait pas fureur que chez les mammouths du PS transformés depuis l’échec d’un autre François, Hollande, en de petites souris que Raminagrobis Mélenchon a avalées toutes crues !

C’est peu dire que le chef de l’Etat, exaspéré par l’insuffisance de plusieurs de ses ministres et qui ne supporte plus « Baboo », sa cheffe du gouvernement, réfléchit plus ou moins à haute voix à l’Elysée sur la composition de ce nouveau pack gouvernemental, une nouvelle équipe qui d’ailleurs pourrait être constituée après les sénatoriales de septembre. A l’approche de la coupe du monde en France du rugby. Avec un très probable nouveau capitaine. Une sélection d’où seraient sortis quelques joueurs, qui, pour des raisons et à des degrés divers, ont très mal mouillé le maillot. Direction la touche. Et la douche froide ! Que de déceptions pour le sélectionneur à plusieurs postes. Le plus ciblé étant celui de l’Education nationale, Pap Ndiaye, certes un intellectuel respecté mais qui s’est révélé un si piètre politique. La pire des erreurs de casting et ce ne sont pas ses interventions liées au sujet dramatique du harcèlement scolaire qui lui ont permis de redorer son blason. Définitivement terni. Encore plus près sa calamiteuse gestion du suicide de la petite Lindsay qu’il a imputé à une faute collective. En occultant de façon scandaleuse la responsabilité individuelle de l’Education nationale, à partir du principal de l’établissement jusqu’au plus haut sommet de la hiérarchie ministérielle !

Lui aussi spécialiste, l’ancien urgentiste Francis Braun, le ministre de la Santé, approche également de la porte de sortie de l’hôpital. Il a beaucoup décu son président et ses résultats dans les domaines de la lutte contre les déserts médicaux et le très gros souci de ravitaillement en médicaments dans les officines de pharmacies, entre autres, ne plaident pas en sa faveur sans parler de l’état de santé du milieu hospitalier !

Exit aussi la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna. Le courant ne passe pas du tout entre le Quai d’Orsay et l’Elysée. Et là les électriciens grévistes n’y sont absolument pour rien.

Même s’il n’a curieusement pas imprimé à la Transition écologique (même si on le voit davantage depuis quelques mois) l’ancien maire d’Angers, Christophe Béchu, pourtant auréolé d’un bon bilan municipal dans sa douceur angevine, devrait conserver son marocain. Ou un autre. Sa grande proximité avec Edouard Philippe devrait l’y aider. Les ministres « philippistes » ne sont déjà pas si nombreux !

Le carnet de notes à en croire les confidences fuitées par des conseillers du pouvoir semblerait s’élever bien au dessus de la moyenne pour…seulement 9 ministres. Une « short-liste » ne comprenant (sans ordre de préférence) que Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Gabriel Attal, Sébastien Lecornu, Olivier Véran, Olivier Dussopt, Clément Beaune, Roland Lescure et Amélie Oudéa-Castéra. C’est très peu pour une équipe de 40 ministres ! Bonjour les dégâts…Le bonnet d’âne ne concerne pas les rescapés du pack présidentiel. Formé des « tauliers » comme Bruno Le Maire, en seconde ligne de rugby et Gérald Darmanin, à la mêlée qui, avec Sébastien Lecornu, forcément en défense, constituent un trio droitiste épargné par les critiques présidentielles. Ce qui ne veut pas dire pour autant que l’un des trois dont deux de l’Eure, héritera à l’automne du brassard de capitaine ! Leurs chances n’apparaissent pas les meilleures en dépit de leurs ambitions respectives. Un nouveau nom a surgi (ce qui n’est pas forcément bon pour l’intéressé) celui du très jeune retraité de la politique, l’un des bébés « Macron » l’un des premiers « mormons  » historiques, Julien Denormandie, ancien ministre de l’Agriculture qui, après le mandat renouvelé d’Emmanuel Macron avait été pressenti pour occuper Bercy ! Il avait préféré à cette époque retourner au privé. Reste que l’éventuelle promotion de ce fidèle des fidèles macronistes à Matignon ne saurait être considérée comme un message très fort adressé à l’opinion et surtout un électrochoc ! Encore un nouveau techno. Aussi talentueux qu’il puisse être. On reparle aussi de l’avenir de l’ancien député socialiste breton, et surtout président de l’Assemblée nationale, blanchi après son affaire de mutuelle. Reste que la nomination de Richard Ferrand, resté très proche et écouté du Président, à la place de « Baboo » serait une nouvelle faute politique dans un contexte politique où le gouvernement doit faire des « mamours » aux Républicains pour tenter de faire passer des réformes. D’où des bruits insistants en direction du…cheval de Troyes, un autre pré-retraité, même s’il reste maire du chef-lieu de l’Aube, François Baroin, dont le nom est régulièrement cité pour un possible retour aux affaires. François ou l’éternel retour. C’est le marronnier cher aux journalistes. Comme celui de l’un de ses ex-collègues de l’ère chiraquienne, Jean-Louis Borloo. A l’automne ? Il ne faut même pas y songer, à cette saison, le filleul de Jacques Chirac, préfère et de très loin chasser sur d’autres terrains plus giboyeux et moins exposés. Un peu comme son copain de chasse, Gérard Larcher, le président du Sénat et autre nomminé cité dans les gazettes ! Certes une fine gachette…et fourchette mais franchement, c’est plus reposant de présider la Haute-Assemblée à la table bien meilleure que celle de Matignon, diront les plus sarcastiques !

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