Parapluies à baleines renforcées et raquettes de tennis, non pas pour renvoyer les balles mais pour retourner à l’envoyeur d’éventuels engins lacrymogènes aux forces de l’ordre, sans oublier les indispensables tenues de noir et des équipements de défense et d’attaque, on n’était hier pourtant pas à un bal masqué. Encore que ? Ils s’attaqueront peut-être même bientôt à des parcs éoliens. Ils ne sont pas à un paradoxe près, les radicaux enragés et engagés dans une nouvelle bataille rangée. Certes plus limitée plus qu’à Sainte-Bassine au mois de mars dernier. Le bilan est moins lourd en terme de blessés dans la vallée de la Maurienne transformée hier (le cirque avec chapiteaux d’accueil se prolonge aujourd’hui avec la prolongation d’un rassemblement soit-disant festif) en camp retranché livré à des extrémistes écolos qui pénalisent les propres défenseurs de l’environnement non-violents. Elle est belle cette internationale de l’affrontement musclé avec des prompts renforts venus des pays frontaliers de la Suisse et de l’Italie. Se battre contre un nouvel aéroport ou une autoroute, cela peut éventuellement s’entendre au cas par cas mais que les défenseurs ou présumés tels de l’envronnement s’attaquent à un moyen de transport a priori moins polluant à travers la construction d’une ligne ferroviaire à grande vitesse notamment pour le fret entre Lyon et Turin, combattue avec acharnement depuis plus près d’une trentaine d’années, la situation se complique. « Un projet aussi gigantesque et coûteux qu’inutile » jugent plusieurs associations revendicatrices. Qui espéraient bien approcher des terrains et ouvrages déjà réalisés et pas vraiment pour apporter leurs pierres (pas les mêmes) aux édifices. Et forcément détruire. Les black blocs étaient encore bien équipés pour en priorité en découdre avec les forces de police et de gendarmerie. Leur sport préféré comme à chaque fois encouragé par quelques députés insoumis et « verts », les bons apôtres de la non-violence (une mobilisation cette fois-ci même critiquée et boudée par des élus et organisations de gauche) qui profitent de l’événement pour « faire leur cinéma » devant les micros et caméras. Bien « planqués » et toujours le verbe haut pas toujours évangéliste à proximité des chapiteaux du camp de base de la colère, éloignés tout de même des « tranchées » d’affrontements. Solidaires donc de l’activisme de l’association des si gentils gourous des « Soulèvements de la terre ». Toujours les mêmes aussi qui montrent surtout bien en évidence leur écharpe tricolore. Il est beau leur bouclier. Quel courage exceptionnel et répétitif. Ca mousse, ça mousse.
Comme les plus violents, ils n’en ont « rien à foutre » de l’asphyxie des populations riveraines des vallées de l’Arve ou de l’Arc, avec ces milliers de tonnes de C02 dégagées par les transports routiers circulant notamment entre Lyon et Turin. Un vrai drame environnemental lui avec un trafic routier toujours plus gravement pénalisant depuis tant d’années mais peu importe. Pour peu que l’on ait l’ivresse du désordre de plus en plus fracassant et médiatique. Il fallait aussi voir ces images inquiétantes de manifestants traversant à leurs risques et périls, mais surtout à ceux d’éventuels secouristes en cas de malheur, la rivière « l’Arc » pour occuper l’une des autoroutes bordant le cours d’eau aux courants dangereux. Peut importe là encore que l’on ait bloqué également le trafic du TGV en vallée de Maurienne pour cause d’envahissement des lignes tout l’après-midi. Un bordel de plus. Il faut bien que jeunesse se passe…Une activité de week-end de plus en plus en vogue. Et en plus ça fait voyager des « touristes » du désordre parfois armé. Vive l’anarchie rayonnante et « verdoyante ».
Mais comme le disait si bien Sandrine Rousseau quelques heures avant ce rassemblement savoyard pas spécialement champêtre, quelques représentants de la nation, ne voient pas d’inconvénient à ce qu’une nouvelle ZAD s’installe au pied des montagnes. Les « fachos » ne sont pas toujours ceux que l’on image de prime abord.
Comme à Brest, toujours ce même samedi, où plusieurs de dizaines de cégétistes, antifas et autres extremistes de gauche ont tenté par la force d’empêcher dans un hôtel de la ville une réunion-signatures avec les supporters de l’ancien candidat à la présidentielle, Eric Zemmour, que je ne porte vraiment pas dans mon coeur par sa radicalité et ses prises de position bien éloignées des miennes. Mais il est-il pour autant acceptable que des « braillards » hostiles à ses idées (certes détestables à bien des égards) tentent de l’empêcher de s’exprimer ? Et que cette confrontation musclée se termine par deux blessés dans chacun des camps ! Quand les extrêmes se rapprochent de plus en plus par leur comportement d’exclusion et de haine de l’autre. Encore que la droite la plus radicale, jusqu’à preuve du contraire, n’agresse pas au niveau de ses élus, tous les jours ses opposants politiques…Ca fait déjà un bail que le domaine de l’argumentation a laissé sa place à la redoutable religion de l’intolérance et du sectarisme.