Si elle n’existait pas il faudrait l’inventer. C’est superbe. Même sans recevoir un coup de foudre sur la tête comme mes amis de Seine-Maritime, la tornade Sandrine Rousseau, l’arc-en-ciel de la grande vertu, a encore frappé. Avec cet éclair de génie: « la masculinité toxique dans le leader-ship politique en une image ». Elle visait là l’image de notre président célébrant « cul -sec » (sans la douche) la victoire de l’équipe de rugby de Toulouse à l’issue de l’obtention de son 22 e bouclier de Brennus, le titre de champion de France, dans les vestiaires à l’issue de sa finale gagnante avec le héros du match, Romain Ntamack, auteur d’un essai fabuleux et miraculeux de 60 mètres, Antoine Dupont et tous leurs partenaires du club de Haute-Garonne. Une Corona avalée d’un grand trait, quel désordre insupportable pour l’élue verte mais qui aurait assurément fait plaisir à l’un de ses prédécesseurs, Jacques Chirac, grand amateur de cette marque de bière et de bonne mousse ! Elle n’a pas été jusqu’à accuser « Manu » de faire l’apologie de l’alcool, mais c’est tout comme. Quelle névrose obsessionnelle. Un stage en abbaye avec des moines brasseurs pourrait lui être profitable. Et la toxicité féministe elle n’existerait pas un peu avec cette dame qui voit le « mâle » partout ou presque ? Surtout lorsqu’il est présidentiel. Sandrine, ce n’est pas de la « petite bière » dans la cuve politicienne ! Quand le président se lâche dans des vestiaires, et alors ! Un président peut aussi boire comme ça et répondre au défi que lui lançaient les joueurs ! Cela ne me… »chope » pas, même si je ne suis pas du tout goulot mais plutôt demi! Et surtout pas cul-sec. C’est péché.
C’est sûr que ça aurait fait davantage désordre si le chef de l’Etat avait été vu, proposant une bière à l’un de ses hôtes récents en son palais, le prince héritier de l’Arabie saoudite, Mohammed Ben Slamane. Et surtout l’inviter à « faire glou glou il est des nôtres » Une réception sans alcool forcément critiquée par ses opposants. Pas ceux bien sûr du dirigeant du Golfe, beaucoup plus rares et silencieux !
Si en France, et ce quelle que soit l’identité du président de la République, notre pays, officiellement, ne devait recevoir que des grands démocrates, quelles économies on ferait.
Beaucoup plus sérieusement, forcément, s’il fallait faire un comparatif entre la bonne tenue des supporters des uns et des autres, force est de reconnaitre que les amateurs de ballon ovale ont davantage respecté le président, non « empêché » cette fois-ci de fouler la pelouse lors de la présentation des deux équipes finalistes, que leurs homologues de football lors de la finale de la coupe de France il y a un peu plus d’un mois. C’est vrai que nous étions alors en pleine colère liée à la réforme de la retraite à 64 ans. Là, les sifflets beaucoup moins nombreux se sont trouvés couverts par une sono un poil relevée…
Il n’y avait pas besoin de hausser le ton lors d’une autre réception de plein air ayant pour cadre, samedi, la nouvelle esplanade inaugurée à proximité du port de plaisance du Havre. Dans le prolongement de celle baptisée du nom de Nelson Mandela, il y a quelques années. Qui désormais cohabite à petite distance et sans le moindre apartheid avec celle de Jacques Chirac, qui, en 1995, avait réservé sa première visite officielle à son…directeur de campagne présidentielle et ami, Antoine Rufenacht, le maire du Havre de l’époque à l’occasion du lancement de « Port 2000 ». Son successeur, Edouard Philippe, autre amateur de bière, était bien là pour couper le ruban inaugural en bonne compagnie, celle de Claude Chirac, la fille du « grand Jacques ». C’est sûr que là-haut les anciens président et maire de la cité de la Porte Océane, ont bu une bonne mousse entre hommes pour fêter l’événement. « Cul sec » à la santé bien sûr de Sandrine…
PS: La stupidité dans toute sa splendeur. On la doit à l’ancien président de l’Assemblée nationale et macroniste de la première heure, Richard Ferrand, qui, dans un entretien ce lundi dans le « Figaro » entrouve la porte à une modification éventuelle de la constitution qui permettrait à l’actuel chef de l’Etat de se présenter à un troisième scrutin présidentiel en 2027. Ce qu’il ne peut pas faire. On voit difficilement comment une telle possibilité exigeant le recours à un référendum et à une acceptation des deux tiers du Parlement (Assemblée nationale et Sénat) pourrait voir le jour ! C’est vraiment faire…de la mousse ou de la lèche, voire les deux, pour pas grand chose, si ce n’est pour exister après un long silence officiel depuis sa défaite il y a un an à la législative dans le Finistère. L’ancien locataire du « Perchoir » s’est aussi payé un bon mot, ou une pirouette humoristique « je suis plutôt un vétéran qu’un aspirant ». Il faisait là référence aux rumeurs l’envoyant remplacer le cas échéant « Babeth » à Matignon…