C’est la guerre à petite et très grande échelle !

Pressentie depuis le milieu de semaine, l’arrivée de Geoffroy Lejeune (un proche de Marion Maréchal et Rico Zemmour) à la tête du « Journal de Dimanche » est désormais officielle. Et ca tangue sérieusement. Pour une révolution de palais sans précédent au sein de l’équipe rédactionnelle de l’incontournable quotidien généraliste du septième jour repris par l’industiel breton Vincent Bolloré. Le même qui, à la tête du groupe Canal + est également propriétaire, entre autres, de la station Europe 1. Devant la nomination surprise de l’ancien patron du magazine extra-droitier « Valeurs actuelles » débarqué quelques jours plus tôt par le propriétaire de son journal, les journalistes du JDD ont voté à 100 % la grève. Reconduite hier vendredi. Premier résultat concret: la non-parution de dimanche est d’ores et déjà annoncée. La partie de bras de fer entre le patron et « ses » journalistes ne fait que commencer. Comme tant dans d’autres de « ses » rédactions où le très catho Bolloré n’a pas pour habitude de tendre la joue…droite. Le ménage il connait ! A grandes eaux avec la lessive « Valeurs actuelles ». Qui lave plus blanc que rouge !

Cette arrivée, sauf catastrophe, devrait être accompagnée par une autre jeune plume tendance réactionnaire, Charlotte d’Ornellas, qui a décidé elle de quitter « Valeurs actuelles » en solidarité après le limogeage de son ex-patron et ami. On comprend mieux pourquoi ! Une publication jusqu’alors « très bien représentée » par le duo sur les plateaux de C.News qui avait son rond de serviette autour de la table de la « star » de la chaîne, Pascal Praud. Où l’un ou l’une avaient pour habitude de « converser » en toute camaraderie avec le directeur général de la rédaction du JDD, Jérôme Béglé, débarqué de son poste au profit de Geoffroy Lejeune après seulement un an de « mandat ». Bonjour l’ambiance chez P.P ! Là c’est plutôt une mandale qui ne fait pas rire du tout dans les couloirs et les bureaux de la rédaction du JDD, livrée désormais à une équipe de choc connue pour ses positions pas franchement progressistes. D’où les graves inquiétudes de leurs futurs « collaborateurs » !

La guerre est aussi déclarée mais à une toute autre échelle, et là Bolloré n’y est pour rien. Autrement plus grave pour la sécurité dans le monde et dans l’ancien état soviétique entre anciens frères d’armes depuis la nuit dernière. Avec le début d’un putsch armé fomenté par un autre patron, celui de Wagner, le très sulfureux et fantasque Prigojine, un vrai faucon nationaliste, qui, à la tête de son armée de 25.000 miliciens et mercenaires a déjà pris pied dans l’une des villes importante du pays à Rostov, à une heure de route de l’Ukraine et entend se débarrasser en priorité du ministre de la Défense de Poutine, son ennemi juré. Et menace de marcher sur Moscou.

Le maître du Kremlin n’a pas dissimulé en choisissant la dramatisation ce matin, lors d’une allocution à son peuple, que cette situation pouvait mener « à une guerre civile fratricide » dans la mère-patrie. Un scénario catastrophe qui, pour Poutine, constitue un « blasphème contre son propre peuple trahi par ce coup de pognard dans le dos » qu’il a comparé à la révolution des Soviets de 1917 alors que les soldats russes participaient encore à la « Grande guerre ». « Cette tentative de coup d’état menée par des aventuriers est une trahison de l’intérieur. Ceux qui ont la choisi la voie du chantage et du terrorisme seront sévèrement punis ».

Même si on voit mal encore aujourd’hui le régime autoritaire du président élu depuis 1999 vaciller, comme le tsar Nicolas II qui avait vu son armée choisir l’autre camp, il n’en demeure pas moins que sa situation grave mais pas encore désespérée semble de plus en plus instable peut-être à très court terme face à une rebellion armée dont les conséquences restent encore dramatiquement incertaines. Et pas seulement que pour le…peuple et le pouvoir ukrainiens. Doivent-ils, comme nous occidentaux, se réjouir de la mauvaise passe du régime poutinien qui pourrait sur son propre territoire devoir faire face à la possibilité d’ouverture d’un second front guerrier sur son sol ! Une aubaine ou pas ? Restons prudents…La personnalité très inquiétante du félon n’est pas de nature à nous réjouir trop vite ! Il a déclaré vouloir « aller jusqu’au bout ». Quel bout ? Quelle confiance peut-on accorder à ce « clown » de pacotille nationaliste et fou pour qui la vie humaine ne vaut vraiment pas un kopeck ! Un nouveau coup de théâtre où une pitoyable retraite ne sont-ils pas à exclure ?

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