Une vidéo à charge. Et pas seulement émotionnelle !

On l’a connu plus mesuré. Et surtout malin. Quand une idole française, Kylian Mbappé, se trompe peut-être de cible ou drible dans le drame de Nanterre qui a suscité un juste émoi hier dans l’opinion. « J’ai mal à ma France » a t-il déclaré ce matin en réaction d’une « situation inacceptable après la mort de ce petit ange, Nahel, parti trop tôt ». L’un de ses partenaires du onze tricolore, Jules Koundé, le défenseur du FC Barcelone, lui, avait parlé de « bavure policière ». Sans tout savoir bien sûr du déroulé de l’événement tout comme son partenaire des « bleus » gardien de but, Mike Maignan, aux propos très accusateurs contre la police, à l’image des millions de nos compatriotes. Forcément sous le choc après la diffusion d’images et le son de la vidéo. Comment pouvait-il en être autrement. Un montage à charge unique contre les deux motards de la police dont l’un avait été décoré pour sa bravoure lors d’une intervention en 2021 et le second intervenu notamment au Bataclan. Deux parcours professionnels jusqu’alors sans tâche jusqu’à cette intervention troublante, un doux euphémisme, mais toute aussi forcément partielle et partiale estimeront certains. On n’a pas vu notamment les images de l’infraction routière survenue quelques quelques minutes plus tôt par la jeune victime circulant dans un couloir réservé aux bus et un premier refus d’obtempérer. La mort d’un jeune de 17 ans sera toujours inacceptable. Quelles que soient les circonstances. C’est une évidence. Comme celle d’un gendarme ou policier victime de son devoir lors d’un contrôle tournant au drame. Les a-t-on entendus les mêmes et combien d’autres lorsque 3 policiers en intervention pour conduire une jeune femme victime d’un viol perdre la vie sur la route de l’hôpital à Roubaix en mars dernier à cause d’un chauffard multirécidiviste ? Y aurait-il deux poids deux mesures pour certaines stars comme aussi bien sûr chez l’acteur Omar Sy, toujours prompt à réagir lorsqu’un représentant des forces de l’ordre est impliqué. Mais de là à parler de « peine de mort » version Mélenchon ou « d’exécution » et « d’assassinat » selon l’une des avocates de la famille de l’adolescent, il est peut-être prudent d’attendre. Et de ne pas hurler avec les loups même si la victime était un « ange ou une crème d’enfant » selon les proches dont on comprend évidemment la douleur. Peut-être, mais que faisait-il ce mardi à 8 heures du matin avec deux copains à bord (l’un a pris la fuite) d’une voiture de location très puissante immatriculée en Pologne et sa tentative-ce n’était pas la première fois-d’échapper à un contrôle policier. Et d’être mis en joue, ce qui ne l’a pas empêché toutefois de tenter de s’échapper en dépit des risques encourus. Il était âgé seulement de 17 ans. Donc dans l’illégalité aussi de conduire une voiture. Ce qui ne justifie pas pour autant le comportement visuellement très choquant de la patrouille et ses menaces de faire feu. Hélas mises à exécution avec l’issue dramatique que l’on sait. Dans des circonstances que l’enquête permettra d’établir. La compassion et l’incompréhension sont certes très légitimes. Mais une fois encore quelle odieuse récupération de plusieurs députés de la France insoumise parlant de meurtre ( « la police a encore tué » ) dégainant aussi vite que la police, certes sans arme létale, mais de façon toute aussi condamnable à leur niveau .Comme leur présence cette nuit dans plusieurs commissariats des Hauts-de-Seine, comme Louis Boyard et Thierry Portes, de dangereux récidivistes révolutionnaires, où plusieurs villes ont été marquées par des émeutes importantes. Ils étaient venus dans le but de vérifier que des gardes à vue se passent correctement pour d’éventuels mis en cause de ces désordres nocturnes.

En attendant, comme d’autres, ils ont soufflé sur les braises (contrairement à d’autres élus de gauche comme le premier secrétaire du PCF, Fabien Roussel et même François Ruffin (LFI) ) et encouragé des groupes de jeunes de banlieue à mettre le feu et à affronter aux mortiers et cocktails molotov des fonctionnaires de police. Il y en a tellement qui espèrent une flambée de violences urbaines comme en 2005 ! Et comme trop souvent au final des habitants modestes attristés de la destruction de leurs véhicules, une quarantaine au total pleurent leur bien détruit. Mais ça ce n’est pas important et encore moins prioritaire pour les habituels donneurs de leçons dans un contexte général où les refus d’obtempérer ont été multiplés par dix en seulement quelques années (près de 30.000 aujourd’hui). Un autre drame du refus de l’autorité…à laquelle trop de nos compatriotes ne veulent plus se soumettre pour des raisons diverses. Au péril de leur vie…comme à Nanterre. Une tragédie « inexplicable et inexcusable. Rien ne justifie la mort d’un jeune » a réagi très à chaud (trop ?) Emmanuel Macron en immersion pour le troisième jour à Marseille. Il souhaitait apaiser. On ne peut pas dire qu’il ait parfaitement réussi à le faire par son propos…peut-être bien imprudent ! L’avenir judiciaire de cette tragique affaire « pour tout le monde » nous le dira.

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