Marre de cette culture de l’excuse ! A Evreux comme ailleurs en France…

Les fauteurs de troubles et les incendiaires dans nombre de quartiers de banlieues livrées cette nuit à des violences rarement atteintes depuis les émeutes urbaines de 2005, ne sont vraiment pas les seuls à enrager. Ce sentiment doit être partagé en partie par nos « simples » compatriotes, victimes collatérales de ces destructions des lieux symboliques de notre République dont les écoles et mairies, médiathèques, centres de loisirs, transports publics. Comme à Evreux dans l’Eure, où six voitures notamment ont été incendiées au niveau de l’hôtel de l’agglomération, lui aussi « attaqué », dans le quartier de la Madeleine, où se sont déroulés de violents affrontements pendant plus de quatre heures. Dans le prolongement de scènes de violence la semaine dernière ou à la suite d’une interpellation tellement ordinaire des heurts importants avaient eu lieu. Le duo s’était rendu coupable de rébellion, menaces de mort sur les forces de l’ordre traitées de « sales putains de keufs. Je vais vous buter, vous terminer » . Des mots empreints d’extrême gentillesse motivés par un simple contrôle. Comparaissant devant le tribunal ils viennent d’écoper d’une peine de 4 à 8 mois avec sursis alors que le parquet avait requis des peines de prison ferme. Un exemple parmi tant d’autres. Et toutes ces centaines de voitures détruites sur l’ensemble du territoire et des édifices publics très sérieusement endommagés et inutilisables pour plusieurs mois. . Des dizaines de millions d’euros de préjudice partis en fumée. Des bandes de voyous organisées et déterminées ont même, dans leur périple destructeur nocturne, été jusqu’à prendre d’assaut plusieurs commissariats et à faire une tentative d’intrusion dans la prison de Fresnes. Une bien triste première pour un centre pénitentiaire. Jusqu’où ira-t-on dans cette haine de jeunes le plus souvent qui vont jusqu’à brûler leurs cadres de vie et celui de leurs proches à ne pas mettre toujours dans le même panier ! Sans parler des biens privés de commerçants ayant perdu par centaines leur outil de travail.

Si l’on pouvait légitimement s’interroger à la lumière de la « fameuse » vidéo très compromettante pour deux policiers et non la police et faire preuve de compassion humaine à l’égard de la disparition tragique d’un petit « ange » de 17 ans pour reprendre l’expression de la star du ballon rond, Kylian Mbappé, qu’en est-il aujourd’hui après cette nuit de chaos ayant touché une cinquantaine de villes dans la région parisienne et en province. De tels débordements et déchaînements sont totalement injustifiables.

Aujourd’hui jeudi en ouvrant la tenue d’une cellule interministérielle de crise place Beauvau, le chef de l’Etat a parlé de « violences injustifiables ». Vingt-quatre heures après son propos très commenté sur « l’inexcusable et l’injustifiable » agissement d’un policier.

En quoi tous ces désordres peuvent-ils faciliter le deuil et honorer la mémoire de Nahel ? Et la marche blanche transformée en « rassemblement de la révolte » d’une toute autre connotation soufflée par les récupérateurs et récupératrices de ce nouveau drame à Nanterre ce jeudi ne dit rien qui vaille. On va y voir nombre de politiques de l’extra-gauche aux côtés des proches de la victime et probablement dans cette foule à risques les mêmes ou en partie, qui, ces deux dernières nuits, ont cassé et se sont affrontés avec forces munitions aux forces de l’ordre. Alors que dans le même temps ceux dont c’est le métier pourraient manquer de…munitions ! C’est le monde à l’envers.

La mort de Nahel, pour beaucoup, n’est qu’un prétexte pour basculer dans l’extrême violence gratuite.

« Tous ensemble, tous ensemble » pour mettre à bas la République. Des élus de la nation n’hésitent pas à appeler à mots même plus couverts à la « juste » insurrection. Et pourtant la République, c’est lui, Jean-Luc Mélenchon et la plupart de ses amis qui, hier, se sont succédé toute la journée sur les plateaux de télévision pour pleurer à chaudes larmes sur la détresse de ces quartiers où ils font leur pelote électorale (où l’on met pourtant un « pognon de dingue ») et leurs occupants discriminés (ca arrive parfois) en raison de leurs faciès et origine. Ce n’est jamais de leur faute. Mais celle de la société et de l’Etat et des pouvoirs politiques successifs. Jamais celle des habitants-jeunes délinquants qui, souvent, d’une façon générale, n’apprécient guère ces troubles pas franchement bons pour leur juteux commerce !

Nos chers élus de la France insoumise éprouvent beaucoup moins de compassion pour les pauvres victimes, les travailleurs du petit matin, qui « le jour d’après » découvrent avec horreur leur véhicule détruit. Une « gueule de bois » respectable elle. Il n’y a pas de saison pour la chasse aux flics. Forcément coupables de « meurtres » comme on a pu l’entendre ces dernières heures. « La police ne cesse de tuer », enfoncez-vous une bonne fois pour toutes ce slogan dans la tête. Mais surtout pas celui plus digne d’appeler au calme. Comme l’ont fait néanmoins des élus de gauche. La justice d’abord. Heureusement que ce ne sont pas eux qui la rendent encore comme Saint-Louis sous son chêne! Quels glands nous pouvons être ! Il y en a marre de cette culture de l’excuse. La surenchère de plusieurs syndicats de police très réactionnaires et parfois menteurs n’est pas plus acceptable…et ne vient pas apaiser le climat ! Déjà suffisamment gravissime…

Dernière heure: C’est sans grande surprise que le policier mis en cause a été placé suite à sa garde à vue en détention provisoire et une information judiciaire pour homicide volontaire a été ouverte à annoncé ce matin le procureur de la république de Nanterre. Voilà qui ne va pas apaiser la colère d’une partie de la police mise en accusation.

La justice ne saurait se rendre en conclusion provisoire d’une façon générale entre minuit et quatre heures dans les rues, dans les réseaux sociaux et sur les plateaux des télévisions !

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