Le Tour de France de la haine: pas de quartier » dans les quartiers !

L e Tour de France de la haine. Et celui-ci n’a pas besoin de produits dopants. Sinon celui de la haine et de la vengeance. Pour une troisième nuit de chaos. Et pourtant l’exécutif avait mis le paquet: 40.000 forces de l’ordre renforcées par des unités d’élite (le RAID, le GIGN, la BRI) er rien n’y a fait hélas. Ou si peu pour au final plus de 250 policiers et gendarmes blessés et aussi 875 interpellations sur l’ensemble du territoire.

Si l’on est optimiste, on peut presque se réjouir d’une telle importance. Même s’il ne faut pas se faire trop d’illusions. 667 interpellations pour combien de punitions sévères ? Surtout avec…le brevet (non scolaire) de très mauvaise conduite juvénile que l’on peut décerner à tous ces collégiens, ces gamins de 12-15 ans, majoritaires semble-t-il, coupables des exactions les plus folles. A la fois incendiaires, manipulateurs de mortiers et de cocktails molotov et pilleurs. La précocité dans toute son horreur. Leurs « glorieux » aînés de 2005 avaient pour l’essentiel l’âge de la majorité. Et ne disposaient pas alors de l’arme fatale: les réseaux sociaux.

Les « angélistes » d’aujourd’hui pourront toujours dire que ces pauvres victimes de la société sont souvent issus de familles monoparentales dans ces banlieues difficiles (où 90 milliards ont été déversés depuis une trentaine d’années) et qu’il est difficile pour une maman d’élever seule son ou ses enfants. Peut-être, mais cette démission parentale ou monoparentale est-elle pour autant excusable et justifiable?

N’est-il pas symbolique que ces petits voyous en devenir ne s’en prennent plus seulement à des boutiques de luxe ou de marques comme le magasin Nike aux Halles à Paris mis à sac mais à des magasins que fréquentent des gens les plus modestes, comme le magasin « Action » de Sevran en région parisienne dévalisé puis complètement détruit par le feu. Comme le Lidl de Nantes victime d’une attaque à la voiture-Bélier. Ce n’est plus seulement se tirer une balle dans le pied ! On est bien loin de la mort de Nahel. Combien de boutiques pillées en France ? Des milliers très sûrement. Même des petites villes n’ont pas échappé à cette chienlit. Et de façon très rarissime, même la ville de Marseille d’un calme olympien dans ce genre de crise insurrectionnelle, n’a pas échappé au désastre.

Après cette opération « oranges mécaniques » et shopping ouvert à volonté, j’ai aussi mal à ma France mais ce n’est pas tout fait la même que celle des « millionnaires » starisés du ballon rond ou du grand écran ! Ce ne serait peut-être pas inutile qu’ils appellent au calme tout comme les religieux de confession musulmane. En remplacement d’une parole politique d’où qu’elle vienne, complètement inaudible. Qui ne pèse plus rien ou si peu. On préférerait des actes efficaces. Pas les mots que l’on entend depuis plusieurs jours, exécutif y compris. Les victimes, qu’est-ce qu’elles en ont à faire de cette litanie affligeante. C’est très triste mais on en arriverait presque à ajouter « pas de quartier dans les quartiers ». Piller et mettre le feu à des magasins ne sera jamais un brevet de rebelle mais bien celui de voyou qu’il faut condamner le plus fermement possible. Il en est de même pour ces mairies, écoles et autres édifices publics détruits. Les premières victimes ce seront toujours les habitants de ces quartiers livrés à la destruction et à la désolation. Et à cette course-challenge effroyable des plus belles vidéos de casse ! Une si belle compétition parfois même très bien rémunérée.

Quelle nausée insupportable véhiculée même par la propre maman de Nahel qui manipulée par les pires extrémistes et haineuses de la France comme Amara Traoré (la soeur d’un jeune tué par un policier et « relayeuse émérite » du slogan « la police tue ») a fait preuve d’une dignité relative lors de la marche blanche qui n’était pas celle de l’apaisement et du recueillement. La voir juchée sur le plateau d’un camion digne d’une « gay-pride » et exhortant, le poing levé, les « manifestants » du cortège à partager sa douleur, prélude à une insurrection quasi générale (n’ayons pas peur des mots) et à l’embrasement d’une partie de notre territoire, était aussi choquant. Heureusement que seule face à une caméra, et non escortée par ses très mauvais « génies », elle s’est rattrapée en soirée en partie pour reconnaître qu’elle « n’en voulait pas à la police mais à une seule personne ». Une parole beaucoup plus intelligible…

C’est presque drôle d’apprendre qu’un des odieux récupérateurs, soutien des violents dans les banlieues, député LFI de la région parisienne, se soit fait molesté par ses « frères » émeutiers. Le comble: ses amis parlementaires de la France insoumise ne l’ont même pas soutenu de peur probalement de s’attirer les foudres d’une partie de leurs électeurs ! La violence lorsqu’elle vient des amis, ce n’est pas de la violence.

C’était beaucoup moins drôle du côté de Vernon, autre ville sévèrement touchée dans l’Eure, comme à Evreux, où ces « anges » venus d’ailleurs ont même été jusqu’à voler un véhicule des pompiers intervenu sur un incendie. Avec là aussi de magnifiques images du « trophée » diffusées à l’envi sur les reseaux sociaux sous le ricanement et l’hilarité de plusieurs des acteurs-spectateurs.

PS: Restons dans l’Eure avec le retour sur les plateaux de télé et dans les radios, du vice-président de l’Association nationale des villes et banlieues, un sage parmi les sages en dépit de son âge pas très avancé, Driss Ettazaoui, vice-président de l’agglo d’Evreux chargé de la Ville très recherché par les médias nationaux, lorsqu’il y a le feu. Un élu totalement impliqué dans ces dossiers qui a bien évolué depuis…les émeutes de 2005 ! Ce n’est jamais très bon signe de revoir Driss à un micro. Ca sent l’orage (il n’est en rien coupable bien sûr) qui hélas n’a pas épargné sa propre ville.

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