De quoi je me mêle ? Alors que notre pays a vécu une quatrième nuit de violences extrêmes et un record de pillages de boutiques, tout particulièrement dans le match des…Olympiques entre Lyon et Marseille (le championnat de football est pourtant fini mais pas celui du challenge des plus belles vidéos de pillages et de destructions sur les réseaux sociaux) et d’interpellations (1300, un chiffre provisoire) l’Organisation des nations unies a eu la bonne idée de demander à la France de « se pencher sur les profonds problèmes de racisme parmi les forces de l’ordre ». Est-ce bien le rôle de cette organisation mondiale. C’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité tant ce « machin » selon l’expression restée célèbre du général de Gaulle, n’a vraiment pas de leçons à donner. Qu’elle s’occupe de ses prérogatives. Ce qui est loin d’être toujours le cas.
Ce n’est pas nouveau que notre police soit soupçonnée de parfois avoir la main lourde à l’égard de ses fidèles « clients » souvent les mêmes qui viennent régulièrement les narguer après qu’ils aient été relâchés par la Justice. C’est forcément la faute unique des forces de l’ordre si près de 30 % des detenus de nos prisons sont d’origine étrangère même si pour un grand nombre d’entre eux ils sont de nationalité française.
Ce serait tout aussi malhonnête de dire qu’il n’y a pas de fonctionnaires, brebies galeuses, dans nos commissariats. Les contrôles répétés au faciès, ça existe aussi, il ne faut pas se voiler la face, mais doit-on pour autant tirer à vue sur des professionnels qui ont bien du mérite d’en prendre plus souvent qu’à leur tour « plein la gueule » surtout depuis trois ans. Et après on se plaindra de la chute des vocations ? Quel sacerdoce ! On s’attaque à eux et à leurs familles et il faudrait qu’ils ne pètent pas parfois un plomb. Ce qui ne justifie pas pour autant des bavures de policiers et non de la police nationale, aux conséquences dramatiques.
Un mort et tout explose non plus seulement dans les banlieues mais dans le coeur des métropoles et même des petites villes. Le prétexte facile tout trouvé. Le seisme (de moindre importance semble-t-il en région francilienne la nuit dernière, il n’y a pourtant pas de quoi se réjouir des bilans) ) avait pour épicentre hier soir et même plus tôt dans la cité phocéenne, Lyon et Marseille, villes livrées aux pillages à grande échelle. Du rarement vu à cette hauteur. Insupportable pour toutes ces centaines de petits commerces qui, des gilets jaunes à ce climat d’insurrection nationale en passant par les confinements, n’en finissent plus depuis 5 ans de payer le prix le plus lourd ! Une situation qui n’émeut pas vraiment l’extrême-gauche, toujours la même et à la manoeuvre pour attiser les braises du barbecue de saison. Le cochon même breton doit être logiquement prohibé.
Jean-Luc Mélenchon a tout de même été jusqu’à demander gentiment aux casseurs d’épargner les écoles et les bibiothèques. Et le reste il peut brûler ? Aucune importance. Quelle honte. Comme la nouvelle sortie scandaleuse de la verte Sandrine Rousseau qui ose s’interroger « si tous ces pillages n’avaient pas un lien avec la pauvreté et les marques avec le sentiment de relégation » . Pauvre femme ! Quelles indignes justifications lorsqu’on a vu toutes ces images de magasins dévalisés. Toutes les familles en difficulté sociale et financière, immigrées ou pas, ne volent pas. Allez-y les gars et les filles. Continuez à faire vos courses « gratos », vous avez la bénédiction de la dame…car vous seriez pauvres. Et pourtant…surtout à Marseille, certains de ces malfrats déménageurs ne vivent pas trop mal avec les bénéfices stupéfiants de leurs trafics de drogues. Un « libre-service » à ciel ouvert, même si couvert par les fumées des embrasements, d’autant plus facile car peu risqué en raison du jeune âge majoritairement des voyous. Le « grand enlèvement » en toute impunité ou presque. L’autre scandale de ces événements tellement tragiques qui, en premier lieu, vont pénaliser les populations de toutes ces villes défigurées pour des années. Que d’argent aussi perdu !
PS: Il n’y a pas que l’équipe de France de football à avoir-un peu-rectifié le tir après les déclarations malheureuses de Kylian Mbappé. Le capitaine des « bleus » s’est fait en effet hier le porte-parole de ses copains en appelant en substance à un arrêt des violences.
Comme à son niveau la majorité du Conseil départemental de l’Eure a signé à l’unanimité une tribune de soutien aux pompiers et forces de l’ordre. Un département ou d’importantes dégradations ont été commises ces dernières heures, notamment à Vernon, Gaillon et Val-de-Reuil. Ils condamnent sans la moindre réserve « les actes de démolition des émeutiers ». « Aucune colère, aussi légitime soit-elle , ne saurait justifier les scènes de guerilla urbaine que nous vivons actuellement. Le drame de la mort du jeune Nahel qui nous émeut tous sert malheureusement de prétexte à des voyous pour semer le chaos ». Ce texte globalement consensuel n’a visiblement…pour des raisons tristement politiques pas convaincu les 7 élus de l’opposition de gauche conduite par…le maire de Val-de-Reuil, le socialiste Marc-Antoine Jamet (par ailleurs numéro deux ou trois du groupe LVMH) qui a refusé de le signer. Tout autre commentaire est superflu ! Choisis ton camp, camarade patron. Il n’est pas le seul malheureusement.