« La méthode, c’est deux claques et au lit » !

Quelle secousse dans le Landerneau même si elle n’est pas d’origine bretonne ! Le représentant de l’Etat dans l’Hérault, le préfet Yves Moutouh, ne s’est pas fait que des amis en prononçant cette phrase choc « la méthode, c’est deux claques et au lit ». De quoi…allumer encore un feu et sans pipe. Il s’en prenait plus sérieusement à l’insuffisance éducative (un doux euphémisme) d’un trop grand nombre de parents jugés trop laxistes avec leur progéniture coupable ces derniers jours d’exactions diverses. Il n’est pas sûr que sa hiérarchie ait apprécié pleinement cette prise de position n’allant pas vraiment dans le sens de la loi de la République interdisant la fessée comme mode d’éducation. La députée MoDEM à l’origine de cette loi n’a pas été la dernière à monter au front de la colère en dénonçant cette « réflexion » qui sur le fond doit s’entendre néanmoins pour beaucoup de nos compatriotes. Est-ce que le préfet de l’Hérault mérite pour autant le châtiment corporel fatal ? Peut-être visait-il aussi les parents du recordman le plus précoce de ces violences, un enfant de 11 ans et habitant du Havre, auteur d’un feu de cave sur les hauteurs de la ville! Un bien douloureux record dont la cité de la Porte océane se serait bien passée.

Peut-être que le préfet concerné…souhaitait seulement préparer son départ vers un autre département et une mutation-promotion loin de Montpellier et des plages languedociennes dont il s’est lassées. C’est humain…

Comme l’est forcément (il est presque permis de sourire jaune) cette double sortie hors de nos frontières puisqu’ils habitent éloignés de la France de deux « rejetons » de nos deux anciennes gloires sportives, la fille Ribéry, 17 ans, qui vit en Allemagne avec le « kayser Frantz » Franck, l’ancien atttaquant de Marseille et du Bayern, immense penseur intellectuel de l’équipe de France (il était l’un des meneurs de la fronde menée contre le sélectionneur, Raymond Domenech lors de la coupe du monde en Afrique du sud de sinistre mémoire) qui vient de sortir de ses gonds, probablement de Munich (connue aussi pour ses accords qui sont hélas eux restés dans l’histoire) et s’en prendre violemment à la France et à se déclarer pas vraiment fière de partager la citoyenneté française! Et tout ça parce que Hiziya ne supporte pas notamment que la cagnotte mise sur pied par un polémiste de la droite extrême au profit de la famille du policier en détention provisoire remporte un succès populaire cinq fois plus grand (à hauteur déjà de 1,5 million d’euros de dons) que celui en faveur des proches du mineur de Nanterre. Quel affligeant spectacle de comparaison ! Avec des mots certes un peu mieux choisis et plus légers Elisabeth Borne s’est aussi montrée critique sur l’initiative de la collecte en faveur du policier. L’histoire ne dit pas si elle approuve la seconde !

Chez les Noah, il y a toujours un « outragé et libéré » très marqué. Et là ce n’est pas Yannick, dont on vient de célébrer pour une belle raison le quarantième anniversaire de son triomphe à Roland-Garros, mais l’un de ses fils, Joaluka, âgé également de 17 ans, qui bien que lui aussi résident d’un pays beaucoup moins …réactionnaire (forcément) que le nôtre, tape aussi fortement sur son pays et sans raquette après les nuits d’émeutes et le « scandale de ladite collecte ». Vive les balles neuves ! La relève humaniste de gauche est assurée au sein de la famille Noah avec ce nouvel épisode ayant pour « héros « ce jeune homme fréquentant la jet-set et le milieu du show-biz qui n’en est pas à son premier revers gagnant ou perdant…C’est vous qui voyez.

PS: C’était notre dernier héros, un vrai celui-là. Comment ne pas saluer la mémoire de l’ultime survivant du commando Kieffer, Léon Gautier, qui, il y a quelques mois, avait célébré son centenaire. Il ne manquait pas en dépit de son grand âge de participer toujours, comme le 6 juin dernier à Colleville-Montgomery, aux cérémonies commémoratives du Débarquement du 6 juin 1944, aux côtés notamment du chef de l’Etat. Résistant dès…l’âge de 17 ans, le même que celui des fils et fille de… il avait rejoint le général de Gaulle dès juin 40, et participé quatre ans plus tard comme ses 176 copains fusiliers marins à la libération de notre pays au sein du seul régiment français acteur de cette grande date de notre histoire sur les plages normandes. A chacun sa Résistance à l’âge de 17 ans !

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