On vit sûrement une époque formidable…

Quelle époque formidable alors que les routes basques du Tour de France cycliste (avant d’autres troubles plus graves ?) ont été ces derniers jours victimes d’agissements imbéciles avec l’éparpillement de punaises qui n’étaient pas celles de lit mais du macadam, entraînant des dizaines de crevaisons de nos champions. Comme si aussi il n’y avait pas assez de chutes comme hier mardi non pas provoquées cette fois-ci par ces petites pointes dans le sprint final tumultueux.

Ce n’était pas non plus triste hier au sein de l’hémicycle de l’Assemblée nationale encore bien irruptible. Un volcan pas vraiment éteint alors que l’on se relève à peine de quatre nuits d’émeutes sauvagement destructrices. Où l’on a assisté à un face à face tout aussi chaud entre le gouvernement et plusieurs députés de la France insoumise. Complètement décalé alors que la France vient de connaître les insurrections nocturnes que l’on sait avec des dégâts phénémonaux dont sont prioritairement victimes les populations des quartiers ciblés et les commerçants (plus d’un millier de boutiques dévastées et pillées sur l’ensemble du territoire). Ils n’ont toujours rien compris ces « braillards déguenillés » qui, pendant plusieurs jours, ont réfusé d’appeler au retour au calme. Pour un futur suicide électoral en marche accélérée. Déjà aux Européennes où ils devont affronter le scrutin seuls sans leurs alliés de la NUPES. Ils sortent de toute évidence du champ républicain comme régulièrement le député LFI de l’Essonne, Antoine Leaument, un multirécidiviste « rageux » parmi les « rageux ». en donnant aussi des excuses aux délinquants. Tellement éloignée de la ligne juste et équilibrée du camarade communiste Roussel. Je ne vais pourtant pas prendre pour autant ma carte au parti…

On a même chanté dans une autre séance que celle des questions au gouvernement (à propos de la grève des greffiers (pas des chats mais bien des auxiliaires de justice) avec l’intervention du député LFI du nord, Hugo Bernalicis, loin pourtant d’être le plus turbulent de la bande d’écoliers chahuteurs et même bien au-delà, dirigée par l’insupportable Mathilde Panot! Lors de la discussion de la nouvelle loi de la programmation de la Justice. Avec une petite chanson, non, un tube aux paroles évidemment détournées de l’artiste québécoise, Isabelle Boulay, beaucoup plus joli dans sa version originale, qui, à la ville, n’est autre que la compagne du garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti. « Parle moi » ou comment brocarder une loi dite de « bricolage ». Du bricolage il va y en avoir bien besoin pour réparer tous les dégâts se chiffrant à plus du milliard d’euros. Que d’argent perdu.

Et que dire de le sinistre polémique autour des fameuses cagnottes, celle en faveur du policier s’étant trouvée arrêtée plus tôt hier soir que prévue en raison du désordre provoqué avec également des plaintes déposées par la famille de Nahel contre l’initiateur de la droite extrême de cette collecte qui, à son tour, répond par une plainte contre la famille.

Elle n’est pas belle la France, celle des audiences de comparutions immédiates (plus de 600 au total avec 300 condamnations à la prison ferme, jugées…trop sévères (un phénomène tellement rare pour être mentionné) comme à Lyon où des manifestants de l’ultra gauche ont investi le tribunal et interrompu les jugements avec leur refrain bien connu « tout le monde déteste la police assassine ».

L’ambiance était un peu plus cool dans les salons de l’Elysée où le chef d’Etat a reçu hier plus de 250 élus de villes sérieusement « balafrées » par les émeutes et les pillages. Une séance de câlinothérapie bien vue par certains, contestée par d’autres, dubitafifs sur les résultats éventuels de cette rencontre. Boycottée par plusieurs maires LR. Une politique de la chaise vide pas forcément adaptée aux circonstances. On ne peut pas en même temps se plaindre, réclamer justement des moyens supplémentaires et bouder ! Pour des raisons essentiellement de politique politicienne pas du meilleur goût et peut-être effet ! Le maire du Havre, Edouard Philippe, y était lui. Je n’en dirai pas autant de tous ses collègues de droite comme de gauche, entre autres normands et bretons…

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