Le crépuscule d’un dieu chez les hommes et surtout chez les femmes ! Quelle folie que notre actualité qui nous fait passer en quelques heures des émeutes et de leurs conséquences politiques et sociales a l’assignation en justice par les enfants du dernier des géants français du cinéma: Alain Delon , 87 ans, dont la « dame de compagnie » se serait rendue coupable de maltraitances morales et d’abus de faiblesse. Le roc devenu une simple feuille de papier peut-être victime de l’emprise de sa dernière compagne qui, selon les propos de la famille validée par l’acteur, se serait « installée chez lui en 2019 » Une star donc sous influence qui pourtant n’était pas du genre à se faire marcher sur les pieds. Comme son maître de toujours Jean Gabin.
Qui pouvait imaginer le Guépard et Monsieur Klein en même temps subir un jour le plus long, une quelconque tentative de « main mise ». Combien de fois cette légende vivante a parlé pour lui et d’autres du « naufrage de la vieillesse ». Une expression prêtée à son idole le général de Gaulle.
Jusqu’à se faire confisquer par l’intéressée l’impensable: à savoir l’un de ses chiens dont il aurait été séparé. La faute de trop ?
Les amours de sa vie. Avec Nathalie, Romy et Mireille. On ne touche pas aux chiens de Delon ! Combien de compagnons à quatre pattes à t-il conservés près de lui lors de ces cinquante dernières années dans le cimetière canin de sa propriété du Loiret ?
Quel triste crépuscule dans ce feu d’artifice d’infos pétaradant dans notre ciel médiatique. En même temps ou presque que l’annonce par le patron des flics Gérald Darmanin (qui selon le maire de Béziers, Robert Ménard, « ferait tellement mieux que l’actuelle locataire de Matignon Elisabeth Borne ») de l’interpellation de grands professionnels de l’art pyrotechnique chez qui il a été retrouvé en région parisienne plus d’une tonne et demie de mortiers de feux d’artifice depuis le début des violences. Ils en avaient encore sous la…pédale en terme de munitions pour jouer aux artificiers ! Probablement pour animer nos ciels et célébrer comme il se doit les festivités du 14 juillet. Pas de quoi leur tirer un coup de chapeau ou un…Borsalino d’honneur, actualité oblige. Beaucoup moins drôle que le titre de la presse satirique, Le canard enchaîné, à la Une de son dernier envol : « L’aveu de Macron à ses ministres: mon plan banlieues, on n’y a vu que du feu ». Un incendie bien attisé par nombre de politiques et tout particulièrement issus de la France insoumise gouvernée par un « satrape omnipotent et colérique Jean-Luc Mélenchon ». Un talent oratoire que l’on doit au parlementaire de l’Allier et ancien maire de Vichy et ministre, Claude Malhuret, habitué au Sénat de briller par ses mots et une éloquence hélas peu partagée de façon générale sur les bancs surtout de l’Assemblée nationale transformée en cour de récréation souvent indigne mais tellement symbolique de la médiocrité ambiante. Que sont devenus nos meilleurs tribuns disparus au champ d’honneur ? Le déshonneur est désormais beaucoup mieux partagé…