Un indien dans la ville. Sans arc (encore que se profile celui de Triomphe pour le défilé) ni moindre plume. Même sur les plus beaux bibis de ces dames. Ca ferait désordre. Mais là il ne s’agit pas d’un remake de la comédie avec l’un des plus célèbres « bronzés », Thierry Lhermitte, alias « Popeye » dans la trilogie de Patrice Leconte avec les anciens de la troupe du Spendid. Mais bien du Premier des indiens, l’hindou (pas si tendre que ça) Narendra Modi, qui depuis dix ans règne à New-Delhi de façon semble-t-il de plus en plus autoritaire sur un pays-continent qui ne présente plus comme avant les plus grandes valeurs de la démocratie de la planète. Ainsi va la vie au pays où La Défense est reine avec l’une de ses fiertés animales: l’éléphant. A sa dimension, C’était l’invité d’honneur du président Macron cette année. Un déplacement déjà capitalisé par la vente annoncée la veille de 26 Rafales, pour armer un porte-avions et la vente de trois nouveaux sous-marins pour compléter la flotte indienne. On constate d’ailleurs un grand changement depuis plusieurs années puisque l’armée indienne ou plutôt son gouvernement se sont laissés convaincre par les armements occidendaux (la France et les Etats-Unis, tout particulièrement), alors que jusqu’à peu cette puissance naine devenue géante aux niveaux technologique, militaire et économique…et accessoirement passée la première nation du monde au niveau de sa démographie devant la Chine avec son milliard et demi d’habitants, se servait de façon quasi exclusive dans l’arsenal de son voisin et ami soviétique puis russe.
Qui dit 14 juillet dit aussi sortie de sa promotion de légionnaires, (pas ceux qui par tradition clôturent le défilé militaire) des plus petits aux plus grands. Une liste comprenant notamment l’apparition du « héros au sac à dos » d’Annecy, Henri d’Anselme, dont l’intervention courageuse a probablement freiné l’auteur des coups de couteau sur des enfants, et hélas à titre posthume celle d’un journaliste français tué en Ukraine. Au titre politique on retiendra, entre autres, la nomination au grade de chevalier (le premier grade) d’anciens ministres comme Vincent Peillon, le premier ministre de l’Education nationale de François Hollande, le maire de Meaux et ancien président de l’UMP, Jean-François Copé. Qui comme bien d’autres dans la longue histoire de ces décorations, aurait déjà dû être décoré bien avant ce millésime. Comme cette année l’ancien président de l’Assemblée nationale et ministre, François de Rugy, dont la carrière politique s’est pratiquement arrêtée après s’être fait « pincé » pour avoir fait servir alors qu’il tenait le « perchoir », du homard à ses hôtes dans sa résidence, l’Hôtel de Lassay ! C’est ce qu’on appelle être cuit au court-bouillon. Un lynchage ridicule comme tant d’autres ! Quel pataquès…abracadabrantesque pour reprendre une formule de Jacques Chirac restée aussi célèbre comme d’autres symboles de son humour corrézien.
Le défilé du 14 juillet, c’est aussi celui de ces familles massées sur les Champs-Elysées dont la grande, celle de l’équipe gouvernementale au garde à vous entourant, peut-être pour la dernière fois, pour certains d’entre eux, le… »maître d‘école « , où chef d’état-major suprême, Emmanuel Macron. Sympa, « Manu II » a même laissé à quelques uns des futurs partants un petit sursis ! Certains étaient même venus en famille, comme l’ancien député d’Evreux, Bruno Le Maire, accompagné de son épouse Pauline et de l’un de ses fils…Qui a bien grandi depuis que je l’ai connu dans les premières années euroises de papa « Nono ». Le patron de Bercy devrait en principe lui ne pas avoir de souci pour conserver un rôle d’importance dans le remaniement, si changements il y a d’ici peu.
PS: la petite blague du jour sortie des plaisanteries vues sur la Toile et que m’a soufflée un fidèle lecteur, ancien maire d’une commune de l’Eure: « Si tu n’as pas eu ton bac, n’oublie jamais que Zola, Malraux et Einstein ne l’ont pas eu non plus, alors que Sandrine Rousseau, oui ». Une vérité vraie. J’y ajouterai même: une autre de mes copines préférées, la présidente du goupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, qui interrogée sur son parcours de bachelière a même précisé qu’elle avait obtenu la mention Très bien. Elle ne se souvenait pas en revanche de sa note générale. Un excès de modestie sans nul doute. Pour une fois que je la félicite. Ca pique énormément ! Mon objectivité au quotidien va en souffrir…J’implore le pardon en cette belle journée de liesse nationale. Prudence même après une première nuit de festivités « relativement calme » selon l’expression de Gérald Darmanin. On attendra néanmoins demain par précaution.