De pire en pire dans l’ignominie. Ce n’est pas vraiment sa semaine…même s’il va bien rester maire du Havre. Contrairement à ce qu’une « info » sortie dans le microcosme politique parisien l’avait présenté comme un possible successeur de Pap Ndiaye à l’Education nationale. Un maroquin ô combien « casse-gueule » finalement dévolu au très bon élève du camp macroniste, Gabriel Attal, un ministre au parcours sans faute et sans casserole à ce jour. Le plus jeune ministre des « profs » de la V e République. Un ambitieux par les plus marquants et brillants de la nouvelle génération. Un futur candidat à l’hôtel de ville de Paris ? En attendant encore mieux ?
Il n’était pas nécessaire de savoir compter au delà de huit, le chiffre de partants et forcément de rentrants au sein de l’équipe gouvernementale et en résumé quatre promotions en interne. N’y aurait-il pas de quoi être vexé pour certaines de ces nouvelles éminences peu suspectes de non-fidélité au boss de l’Elysée de tenir le rôle dit d’ajustement dans une atmosphère d’une certaine cacophonie baroque au niveau de l’annonce de l’arrivée du nouveau bébé. Avec des « langes » plus politiques avec le débarquement de la société civile qui il est vrai n’avait pas brillé par son efficacité.
C’est toujours plus sympa d’annoncer une naissance que de…faire part d’un avis de décès. La preuve avec la rumeur aussi insistante qu’odieuse concernant la disparition brutale de l’ancien Premier ministre, Edouard Philippe, mercredi.
Allez savoir s’il ne s’était pas jeté du dernier étage de la Tour Alta suite à la rumeur lui prêtant l’achat du dernier étage (d’une superficie de 170 mètres carrés) de cet immeuble de 17 niveaux pour une hauteur de 54 mètres avec une vue panoramique imprenable à 360 degrés sur la ville portuaire livrable à la fin de l’année. Que de fantasmes autour de cette résidence de luxe et d’intox pernicieuses balancées depuis des semaines. De façon insidueuse et bruyante pour faire mal et s’attaquer tellement facilement à la probité de l’ancien locataire de Matignon. Et pas seulement de « brèves de comptoirs » autour d’un verre et même plus si affinités, dans les bars du quartier du « petit port ».
L’attaque étant la meilleure des défenses, Edouard Philippe a lui-même officialisé cette « clameur » citadine en prenant à témoins les journalistes havrais et une certaine…Brigitte Macron, en visite mercredi au Havre et invitée d’honneur d’une réception à « la Grande école », autre projet commercial structurant situé au pied de la résidence.
On pourra toujours s’interroger sur le fait que la presse régionale ait fait des choux un peu gras de cette information. Mais à partir du moment où « Doudou » évoque ce sujet en public, ca aurait pu être considéré comme une faute professionnelle de ne pas reproduire de façon mesurée et bien étayée (comme je l’espère pour la construction de l’immeuble !) les « ressentiments » de l’édile havrais qui, a-t-il assuré, avait reçu plusieurs courriers allant plutôt comme c’est bizarre dans le même sens d’une accusation non fondée. « C’est en effet fou que ces rumeurs aient circulé et validé le fait que je sois le propriétaire de cet appartement. Je n’ai pas de toute façon les moyens de me l’offrir ».
On notera pour la petite histoire que l’un de ses lointains prédécesseurs de Matignon, Laurent Fabius, a été lui aussi victime en son temps glorieux d’un scandale local (heureusement que les réseaux sociaux n’existaient pas encore à l’époque de « Tonton » François). On lui avait également prêté (façon de parler) l’achat d’un appartement dans une autre résidence de standing en construction avec une grande terrasse panoramique sur les bords de la Seine, à Rouen. La…contamination immobilière perdure dans le temps ! Avec ses effets parfois dévastateurs et tragiques comme pour un autre rouennais célèbre « livré aux chiens » selon l’expression de François Mitterrand aux obsèques de son dernier Premier ministre, Pierre Bérégovoy retrouvé mort avec l’arme à feu de son policier garde du corps, un après-midi de 1 er mai 93, sur le bord du canal de sa ville, Nevers, dont il était encore le maire.
Dans le cas présent Edouard Philippe a souhaité au plus vite couper le cou très résistant depuis des semaines de cet « affreux canard » non pas la spécialité gastronomique de sa ville d’origine, mais bien du Havre. Autour de cette tour de structure vrillante, objet de tant de supputations certes peut-être croustillantes, mais vraiment indigestes !