Seules quelques heures se sont révélées suffisantes pour le lancement des premières peaux de banane sous les pieds des petits nouveaux. En quelque sorte des cadeaux de bienvenue aux entrants du gouvernement. Comme c’est bizarre ! Première grosse victime le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, dont l’épouse ne se prénomme pas Sandrine mais Marguerite, née Cazeneuve. Elle n’a pas tardé à être effeuillée pour cause de réussite professionnelle puisque numéro deux de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Une position qui expose son ministre (de tutelle) de mari à être soupçonné d’entrée de possible conflit d’intérêts. Ce qui n’est pas une première dans le camp présidentiel au sein de couples exposés à cause de leur parcours professionnel plutôt réussi . Même si on doit se réjouir que ces épouses réussissent (l’inverse est tout aussi vrai lorsqu’il s’agit de ministres femmes) on peut néanmoins s’interroger sur ces choix susceptibles d’entraîner de facto des polémiques. Et le plus drôle dans cet « ajustement » c’est que l’intéressée fait partie d’une famille très politique et que son frère député n’a pu lui accepter le poste laissé vacant aux Comptes publics car sa suppléante refusait de sièger à l’Assemblée nationale. C’est donc un Cazenave, aussi très proche du chef de l’Etat, qui a remplacé au dernier moment un Cazeneuve. Par les temps qui courent, l’exécutif ne souhaitait pas s’offrir une législative partielle !
Autre nouvelle venue dans le viseur comme par hasard du site Mediapart, la ministre chargée du Handicap et ancienne présidente de la commission des affaires sociales (en première ligne pour soutenir la loi sur la retraite à 64 ans) Fadila Khattabi…condamnée le mois dernier par le conseil des prud’hommes pour ne pas avoir réglé les heures supplémentaires de l’une de ses collaboratrices. Montant de la note à payer: 6.522, 27 euros. Quelles que soient les compétences, semble-t-il reconnues de l’intéressée, députée de la Côte d’Or depuis 2017, on peut néanmoins s’interroger comme pour le premier cas sur la promotion de ces « éminences » exposées à d’éventuelles polémiques. Un sport très politique. A qui le tour ? Je parierai bien sur la jeune et très ambitieuse Aurore Bergé, enfin récompensée. Elle n’avait pas besoin de se raser chaque matin pour rêver à un maroquin. Depuis sa plus tendre enfance. L’ex-députée présidente du groupe Renaissance ne manque pas d’ennemis dans son…propre parti. Surtout ceux de sensibilité de gauche. Certains vont déborder d’enthousiasme à gauche mais aussi à droite pour tenter de se payer le scalp de cette bosseuse, un poil clivante et « cash » accusée par nombre de ses « amis » d’être passée par tout l’arc-en-ciel de l’UMP, dans sa jeunesse militante en passant de « Sarko » à Fillon pour finir chez Juppé. Elle n’est pas la seule.
Concernant le très bon élève Gabriel Attal, passé à l’Education nationale, le vendéen Philippe de Villiers, soutien de « Rico » Zemmour à la dernière présidentielle, a lui dès la nomination de ce jeune ministre lui aussi très ambitieux et à l’ascension fulgurante, tapé au dessous de la ceinture avec cette saillie » On est passé dans ce ministère de la culture Woke avec Pap Ndiaye à celle des LGBT ». Très élégant…
PS: Alors que « Kiki » Mbappé a été privé du déplacement au Japon pour la phase de préparation de la nouvelle saison (signifiant une nouvelle partie de bras de fer entre les dirigeants qataris du PSG et le capitaine de l’équipe de France qui refuse de prolonger son contrat) le culot…ou goulot du jour revient au manager de l’équipe du maillot jaune du Tour de France. Qui pendant la dernière journée de repos de la Grande boucle a osé s’en prendre à la formation « Groupama-La Française des jeux » hébergée dans le même hôtel coupable selon ses propos tenus hier dans l’Equipe d’avoir « bu de grandes bières ». Ce qu’a démenti vigoureusement le boss de la formation française, Marc Madiot, qui a qualifié ces dires de « pitoyables et minables ». Mes coureurs n’ont bu que du Perrier. Je ne vais pas regarder ce qu’il a dans sa gamelle pour voir ce que prennent ses coureurs ». Nous voilà bien si un néerlandais confond une boisson gazeuse à de la bière, au pays de Heineken et celui de Carlsberg, les terres danoises de Jonas Vingegaarde. Publicités d’autant plus gratuites qu’elles ne figurent pas parmi mes « binoches » préférées.
On comprend mieux pourquoi Pinot (plutôt un cépage de vin) et Gaudu n’aient pas fait des étincelles en compétition contrairement à l’extra-terrestre en passe de remporter son second Tour. Ce serait presque croquignolesque cette attaque dans un… »col » de mousse émanant d’une équipe soupçonnée de ne pas marcher à l’eau claire. Des « grandes bières » ce sera toujours mieux pour la santé que l’utilisation de certains produits stupéfiants trop bien dissimulés ! Gloire à un bon demi à déguster bien sûr avec modération…Et de préférence en provenance d’abbayes belges qui ont un peu plus de goût…