Le président va parler. A l’heure lundi des journaux télévisés du 13 heures. Bien loin de l’Elysée puisqu’en visite en Nouvelle-Calédonie, à plus de 7.000 kilomètres de la capitale. Il ne sera donc pas à portée d’engueulades de la métropole. Ce n’est pas pour autant que ses oppositions vont rester silencieuses. Même à distance. Bien au contraire. On peut leur faire confiance.
Qu’en sera-t-il le lendemain où la Première ministre « ira revoir sa Normandie » ? Pas du côté de ses terres électorales de Vire et d’un site célèbre pour les amateurs de saut à l’élastique, mais de la Porte Océane. Il ne lui sera pas toutefois demandé de descendre en rappel la tour, non pas celle polémique du quartier du « petit port » dont je me suis fait l’écho tout récemment, mais bien de l’hôtel de ville. Une métropole où l’on aime beaucoup les tournages de films et séries. Il n’est pas prévu en revanche que « Baboo » vienne y faire de la figuration. Elle sera bien l’hôte de « Doudou » aux côtés aussi de sa ministre déléguée à la Santé, la locale de l’étape, Agnès Firmin le Bodo, confirmée à son poste (son nom ne figurait pas d’ailleurs dans la liste noire des menacés) et du « Duc de Normandie » Hervé Morin. Une présence normale puisque la cheffe du gouvernement viendra y signer un contrat Etat-Région destiné à valoriser le pôle universitaire de la ville portuaire dont l’activité maritime sera aussi mise à l’honneur. L’honneur d’une réception qui souhaitons-le ne sera pas trop chahutée par les « turbulents » et bruyants dockers havrais. Toujours sous les chardons ardents, encore qu’ils préfèrent brûler des pneumatiques du côté du port, même si là l’époque ne s’y prête peut-être moins puisque nos camarades, pas parmi les plus malheureux, comme leurs « proches » voisins de chez Total, songent probablement en priorité à des vacances bien méritées sous le soleil des Tropiques et d’ailleurs.
Pour en revenir à l’officialisation de la nouvelle équipe gouvernementale, il aura fallu attendre très tardivement dans la soirée de jeudi pour prendre connaissance de l’identité officielle des perdants et des gagnants. Il y a besoin de moins du moins du secrétaire général de l’Elysée pour donner ladite liste. Bravo au dernier des Duhamel, Benjamin, le bien nommé, le neveu d’Alain et jeune fils prometteur de 28 ans de Patrice et de Nathalie Saint-Cricq, cheffe du service politique de France 2, qui, toute la journée, à joué avant les Alexis Kolher (le proche collaborateur du président) pour livrer la composition de la « team » gouvernementale sur l’antenne de BFM au fil des heures. Il était beaucoup mieux informé, un comble, que les principaux intéressés.
Pour rester dans le monde médiatique, Il n’y aura pas ce dimanche et ce pour la cinquième semaine consécutive (un record) de JDD dans les kiosques. Pour cause de grève toujours suivie à plus de 90 % par les journalistes refusant l’arrivée de leur nouveau directeur, Geoffroy Lejeune, ancien patron de « Valeurs actuelles ». Bonjour la future ambiance si le patron ne cède pas. Ce qui n’est pas vraiment dans sa nature. Le patron du groupe, Vincent Bolloré vient de battre son record de jours de grève de ses rédactions qu’il avait connu avec la reprise en main de l’ancienne C.News, I-Télé, qui alors avait connu une hémorragie en terme de départs de ses collaborateurs ! Triste bras de fer alors que la presse papier tant nationale que régionale vit de façon générale, sauf très rares exceptions, une période catastrophique depuis des années…
Clap de fin aujourd’hui du Tour de France sur les Champs-Elysées que le peloton ne retrouvera que dans deux ans pour cause de Jeux Olympiques dans la capitale. Il est dommage que la dernière étape vosgienne, encore de haut niveau avec un Thibaut Pinot des grands jours survolté par son public ne se soit conclue, non pas sur la ligne d’arrivée par une seconde victoire (logique) du slovène Pogacar, le feu follet qui en a dans les mollets, mais par l’attitude consternante de « l’extra-terrestre » danois. Qui refusa de relayer ses deux derniers compagnons d’échappée, l’autrichien très valeureux Félix Gall (déjà vainqueur à Courchevel et qui aurait mérité de doubler la mise) et l’éternel coureur offensif Pogacar. Et pourtant Jonas Vingegaard ne risquait pas grand chose avec son avance de plus de 7 minutes sur son dauphin. On pouvait vraiment penser qu’il ne comptait qu’une poignée de quelques secondes d’avance. Mais en arriver à faire du sur-place ou presque comme sur une piste de vitesse dans la bosse finale, alors que ses chances de victoire au sprint face à son rival étaient pour le moins limitées ! Du rarement vu. Le pathétique n’était pas très loin…Felix (le chat des montagnes) l’a même sauté sur la ligne pour la seconde place ! Et c’est tant mieux…pour une étape de fou grâce en grande partie à celui qui va faire ses adieux à la Grande boucle. Mais quel ultime tour de piste sur les hauteurs des Vosges pour le coureur de la FDJ ! Il s’en souviendra de cette folie du virage Pinot! Un grand cru qui n’avait vraiment pas goût de bouchon même si la victoire n’est pas venue ponctuer sa si belle journée…