Six-cents arrêts de travail sur le département des Bouches-du-Rhône pour l’ensemble des effectifs de la police nationale. Vent debout après une très forte tramontagne sur la cité phocéenne après la mise en détention provisoire d’un des leurs issu de la BAC, impliqué avec trois autres de ses collègues dans une affaire supposée de violence au plus fort des émeutes marseillaises. Le mis en cause, avant d’être incarcéré, était d’ailleurs sorti de l’Evêché, le commissariat central, sous les applaudissements de nombre de fonctionnaires de la maison. Une attitude jugée d’indécente par beaucoup « d’amis » de la police ! D’où le déplacement en urgence du directeur général de la police nationale, Frédéric…Veaux, dépêché par Beauvau pour essayer d’éteindre l’incendie marseillais. Qui pourrait s’étendre ailleurs sur le territoire. Et là il n’est pas besoin de faire appel aux « supers boeuf-carottes » de l’IGPN qui ne pourra rien faire.
Il n’est pas sûr en revanche que le propos du DGPN ait calmé les esprits côté politique! Ne vient-il pas en effet ce dimanche pour soutenir ses hommes et femmes d’avancer qu’il « n’en dormait plus la nuit de savoir que dans l’attente d’un éventuel procès, un policier n’avait pas sa place en prison même s’il a commis des fautes ou erreurs dans l’exercice de ses missions« . Un sentiment partagé par le préfet de police de Paris, Laurent Nunes. Qui a bien sûr fait bondir de rage une grande partie de la gauche et tout particulièrement des insoumis et « vertes » pour qui « taper » sur les flics devient un insupportable quotidien « sportif ». Quelle « belle équipe » si détestable!
Autant l’incessant « flic-bashing » n’est pas tolérable et on mesure tous les jours le ras-le-bol souvent très justifié des forces de l’ordre qui « en prennent plein la gueule » autant il est important en même temps de ne pas accepter le cas échéant quelques manquements graves aux règles qui peuvent aboutir sur des violences pas plus admissibles si elles sont avérées. Cette fatigue généralisée certes compréhensible à certains égards justifie-t-elle aussi ces arrêts de maladie massifs ? Ils vont forcément pénaliser leurs collègues « restant debout » contre vents et marées…encore que sur les bords de Méditerranée ces dernières n’existent pas ! Attention danger toutefois avec ces braises aussi attisées assez régulèrement par quelques syndicats professionnels dont la mesure n’est pas toujours la principale qualité professionnelle. Une doux euphémisme…
C’est tellement plus positif et jouissif de féliciter l’un de nos grands champions sportifs qui ce week-end au Japon a encore dépassé le mur du son ou plutôt du bassin de Fukuoka au championnat du monde de natation. Léon Marchand, le héros du jour, du haut de ses 21 ans, a conservé son titre mondial en pulvérisant le dernier record du 4 fois 100 mètres quatre nages du plus grand champion de natation de tous les temps, l’américain Mark Phelps. Présent autour des lignes d’eau au pays de l’empire du Soleil levant pour féliciter le nouveau prodige de la natation française appelé à un avenir olympique en or massif à Paris.
PS: Ce n’est pas très glorieux ! Le quotidien « Libération » s’est permis de s’interroger à sa Une « pourquoi le peloton français du Tour de France est-il si blanc ? Il y a pourtant un précédant, le quadruple vainqueur de la Grande boucle, le britannique Chris Froome, surnommé l’africain blanc puisque né au Kenya ! Plus sérieusement, même si c’est vrai, ce sport n’attirant que très peu de champions de couleur, est-il bien judicieux de racialiser à des fins de polémique malvenue une discipline ? Ca se discute. On attend que ce même quotidien s’indigne de la même façon sur l’absence quasi générale des…blancs dans certaines épreuves en athlétisme notamment !
C’est beaucoup plus drôle. Il s’agit d’une affichette d’une hebdomadaire eurois: « pourquoi y-a-t-il autant de blaireaux dans l’Eure ? « Le journal ne s’attaquait évidemment pas à la faune politique du département. Et par crainte de douloureuses représailles de mes « amis » je me garderai bien de citer le moindre nom !