C’est qui le patron ? C’est du rarement vu à la tête de ce ministère de l’Intérieur où les patrons passent et surtout trépassent souvent dans l’exercice de leur fonction. Ils ne sont souvent pas épargnés par leurs « troupes armées » qui n’ont pas besoin de sommations pour tirer ! C’est donc un succès inconstestable pour le boss de la place Beauvau d’être parvenu à une quasi unanimité favorable des organisations syndicales de la police dans la foulée de leur entrevue, hier soir, dès son retour de Nouvelle-Calédonie. Et pourtant ils étaient vent debout avec un fort mistral avec leur fronde consécutive à la mise en détention préventive de l’un des leurs à Marseille. Gérald Darmanin les a entendus. Et surtout assurés de sa compréhension. « Je comprends votre émotion, votre colère et tristesse » a-t-il en subtance, déclaré avec à ses côtés le préfet de police de Paris, Laurent Nunes et surtout le directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux, le même qui il y a quelques jours, avait mis le feu aux poudres, en lançant « qu’un policier, dans l’attente d’un procès éventuel n’avait pas sa place dans une prison ». Le responsable de ce tollé politique à gauche toute, a, au passage, publiquement reçu un éloge de son ministre qui était loin d’être funèbre. Mais bien tout le contraire. Cet hommage très appuyé à un « grand flic », selon le terme employé par le ministre n’est bien sûr pas passé inaperçu. Comme le soutien total apporté à l’ensemble des fonctionnaires de la maison. Il est toujours de bon ton de surfer sur la vague sécuritaire réclamée très majoritairement par nos compatriotes qui à leur niveau réclament toujours plus d’ordre…
Maintenant si le maître de Beauvau, dont on a reproché le silence assourdissant pendant toute la durée de son déplacement avec le chef de l’Etat en Océanie, s’en est sorti plutôt avec les honneurs, cette « victoire » finale devra néanmoins se gagner au niveau des actes dans les semaines à venir. Car les organisations syndicales, toujours très revendicatives, ne vont pas se contenter de ces paroles et de perspectives plus favorables à partir de la rentrée de septembre où tout un catalogue de leurs propositions (notamment l’une des principales liée à la protection fonctionnelle des fonctionnaires suspendus ou pire placés en détention provisoire) vont être examinées. En attendant Gérald Darma(lin) a montré un courage certain de ne pas se défausser et d’apporter un soutien sans faille à ses hommes et femmes. Ce n’est pas toujours si fréquent…L’avenir nous dira très rapidement si « l’ordre, l’ordre et toujours l’ordre », une volonté martelée par le président de la République qui espère bien remporter la médaille d’or…dre, revienne peu à peu…déjà dans les commissariats de notre territoire secoués depuis une mauvaise semaine par une « grève du zèle » suivie par environ 5 % des fonctionnaires, selon le chiffre livré par le premier flic de France.
L’un de ses collègues, celui de l’Education nationale, Gabriel Attal, n’a pas tardé lui non plus à réagir à l’impossibilité avancée par l’un de ses rectorats quelques heures plus tôt d’accéder à la demande de parents réclamant que leur fille, Amandine, 14 ans, une collégienne victime de harcèlements, soit accueillie dans un autre établissement que celui qu’elle fréquentait jusqu’à peu. Comme quoi aussi il arrive que les promesses du nouveau ministre de faire du harcèlement un combat prioritaire puissent être actées dans les plus brefs délais. Pourvu que « ca doure »…On aimerait aussi tellement que ces pauvres gosses, ne soient pas contraints de quitter leur établissement, une obligation qui devrait être réservée exclusivement à leurs harceleurs qui sur les réseaux sociaux leur pourissent la vie jusqu’à ce que certains et certaines choisissent la mort et à leurs parents qui devraient financièrement être poursuivis !
PS: Un Marchand de bonheur et de rêve ! Leonnissime champion. A seulement 21 ans, le nageur toulousain, issu du club local des « Dauphins », Léon Marchand, qui a préféré devenir requin et marcher sur l’eau » que fouler les pelouses de rugby, vient de faire retentir pour la troisième fois la Marseillaise au Japon, cadre des championnats du monde. Une troisième médaille d’or qui s’ajoute aux deux glanées dans cette même compétition l’année dernière. Ce qui porte à cinq le nombre de breloques du plus beau métal et le place au sommet du Panthéon de la natation française. Un record qui souhaitons-le se prolongera avec un autre sur la première marche du podium à Paris. Son prochain challenge.
Et la phrase (humoristique) du jour émanant de l’une de mes amies et lectrices havraises de ce blog en relation avec le triste départ envisagé des bouquinistes de Paris pendant la durée des JO: « je serais plus favorable à supprimer Hidalgo de Paris plutôt que les bouquinistes le long des quais ». Tous les goûts sont dans la nature des lectures…