Trop de bienveillance ? Et une « volaille » basquaise de très mauvais goût !

« Sollicitude et bienveillance », tels sont les mots forts du porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, qui, ces dernières heures, a appelé au téléphone le jeune marseillais, Hedi, grièvement blessé par un tir de LBD lors des nuits d’émeute de la cité phocéenne, pour lui souhaiter un bon rétablissement. Voilà sans jouer un « coup de fil à un ami » qui ne va pas apaiser la colère des policiers toujours solidaires (pas tous) de leur collègue maintenu en détention. Et ce d’autant plus que la direction de la police nationale et le préfet de police de Paris ont haussé le… »deux tons » en annonçant leurs refus d’accepter certains arrêts de travail des fonctionnaires. Qui seraient injustifiés et pénaliseraient fortement le bon fonctionnement des services de police. Avec en conséquence une forte poussée des cambriolages et autres délits et l’impossibité pour les victimes de déposer une plainte faute d’accueil dans les commissariats. Et pas seulement que pour des vols sur les plages de la région ! Mille arrêts sur trois mille fonctionnaires en grande majorité des jeunes agents dans cette région, au plus fort de fronde, c’est beaucoup trop. Ce coup de menton ou rétropédalage après un soutien appuyé, sera-t-il bien suivi d’effets dans les faits ? Un coup d’épée de communication dans l’eau ?

Toujours est-il que cette prise de parole gouvernementale de l’ancien ministre de la Santé a remis une pièce dans la polémique politique. Le tout jeune député RN de l’Eure de la « circo » Bernay-Pont-Audemer, Kevin Mauvieux, est monté très vite au créneau pour déplorer ce « revirement ». Il devient comme son homologue socialiste, Phillipe Brun, son adversaire sur l’échiquier politique, un habitué des micros et caméras. Voilà deux parlementaires qui très rapidement sont parvenus à sortir du lot chacun dans leur camp. Tout l’opposé de leurs trois collègues « marinistes » des autres circonscriptions euroises totalement inexistants. Un peu à l’image des précédents élus « En marche » qui ont aussi payé cher aux dernières législatives leur très grande discrétion sur le terrain. Et pas seulement médiatique.

L’actualité anxiogène de cet été pourri question météo, c’est aussi hélas le douloureux bilan des fêtes de Bayonne. Un habitant de la capitale basque, 46 ans, roué de coups lors de la première soirée des festivités le 26 juillet dernier par ses trois agresseurs d’environ 25 ans, à qui il avait osé demandé de cesser d’uriner sur le seuil de sa porte auxquels s’ajoutent cinq dépôts de plaintes pour agressions sexuelles et même viols. Au total 920 plaintes diverses et une quarantaine d’interpellations, principalement lors de ces nuits trop bien alcoolisées. Quand les couleurs blanches et rouges des foulards, symboles ô combien joyeux de cette si belle région, perdent toute leur magie avec ces débordements toujours plus conséquents parfois aux conséquences tragiques au fil des années. Une overdose forcément accentuée avec cette foule évaluée sur un petit périmètre du centre-ville à plus d’1,3 million de visiteurs en cinq jours. La présence massive de force de l’ordre et d’agents de surveillance du privé payés (plus de 1.000 personnes au total chaque jour) par l’organisateur n’ont pas suffi à éteindre un incendie toujours plus violent. La fête normale à cette dimension de fréquentation devient de plus en plus impossible dans notre pays. La consommation excessive d’alcool et de produits stupéfiants n’explique pas tout. L’augmentation des tarifs d’entrées (seulement gratuites pour les locaux) n’a pas eu d’effets négatifs sur l’audience toujours plus gigantesque de ces fêtes faisant partie du patrimoine et existant depuis les années trente de l’autre siècle ! Que faire…pour éviter des interdits pour les prochaines éditions sur les bords de l’Adour qui ne rime vraiment pas avec amour.

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