Une pompe à fric indécente sévit déjà pas mal depuis plusieurs saisons, mais là le…trop-plein commence à dépasser les limites du réservoir dans un championnat tellement insignifiant sur la planète football. Celui de l’Arabie saoudite où les plus grandes stars du ballon rond se préparent à prendre leur retraite dorée. Un « ehpad » à prix d’or noir pour les joueurs concernés. Les derniers en date, après le portugais Christiano Ronaldo, l’année dernière, étant le dernier ballon d’or, Karim Benzema et son dauphin, Sadio Mané, qui évoluaient dans deux des plus grands clubs du continent européen, le Real de Madrid et le Bayern de Munich. La liste est longue. Elle vient de s’allonger dans cet eldorado avec entre autres le brésilien Neymar, qui après six années très contrastées quant à son bilan au PSG avec certes ses fulgurances mais aussi toutes ses blessures répétées liées probablement à une hygiène de vie peu compatible avec le très haut niveau. Pas sûr qu’il puisse faire trop la fête dans l’un des quatre clubs les plus fortunés de ce pays richissime du Golfe, Al-Hillal, qui capitalise sur des gloires très vieillissantes. Ses voisins de Bougival vont eux se réjouir du départ de la star de samba brésilienne. Une petite centaine de millions sur la table et le tour est joué ! C’est bien triste. Et encore, notre gloire nationale, Kylian Mbappé, au terme d’un nouveau feuilleton estival sans cesse renouvelé tout aussi indigeste par son aspect répétitif et caricatural, a failli lui aussi rejoindre cette oasis de pétrodollars. Un désert sportif pourri par l’argent facile, après le scandale déjà de l’attribution de la coupe du monde au Qatar, disputée en décembre dernier et cette accumulation d’événements majeurs du sport mondial dans tant de sports tout aussi majeurs offerts sur un plateau d’argent au Qatar et à l’Arabie saoudite: la Formule 1, l’athlétisme, les sports d’équipes, le parrainage des équipes de champions cyclistes. Le pognon tue…Heureusement qu’ils n’ont pas encore pu s’acheter une participation à la coupe d’Europe la plus prestigieuse du football.
Ce qui n’est pas bien sûr le cas de l’ironie mordante tellement éloignée néanmoins de notre plus modeste milieu politique. Surtout local. Comme cette « pastille » d’un autre retraité…beaucoup moins fortuné que les footballeurs émigrés dans les pays du Golfe, l’ancien conseiller départemental et adjoint au maire socialiste ébroïcien, Gérard Silighini, qui hier, jour de l’Assomption, s’est amusé à taquiner son maire préféré de la ville-préfecture de l’Eure, Guy Lefrand. Quelques heures seulement après que ce dernier, sur son compte officiel, ait souhaité une bonne fête religieuse à tous ses concitoyens de la « Cité-Jolie », croyants et non croyants. Comme il le fait régulièrement d’ailleurs à l’occasion des célébrations catholiques et même aussi parfois musulmanes. Ce qui fait dire à l’ancien élu avec un certain humour sarcastique: « 1638, le roi Louis XIII consacre le royaume de France et ses sujets à la Vierge Marie. Je vois aujourd’hui que ce 15 août 2023, un maire de la République s’assoit sur la laïcité. Cela m’étonne. N’est-il pas de surcroît président départemental des Républicains. Diable »…
Quand l’humour s’en mêle, les mots s’emmêlent, ça passe toujours mieux, surtout que dans le même temps, l’un de ses colistiers, vice-président de l’agglo, Driss Ettazaoui, lui président du MoDEM de l’Eure, de confession musulmane qui, a priori, n’a pas encore signé dans un club qatari ou saoudien (qu’il pense au passage si ça se fait à ma commission en tant qu’agent…d’élus sportifs) a souhaité une belle journée à ses amis chrétiens. Comme il le fait régulièrement aussi. Une petite « carte postale » en provenance du Maroc où il gagne quelques dirhams bien mérités comme guide à dos de chameau et dromadaire. C’est évidemment une blague à une ou deux bosses contrairement à la très mauvaise qui s’est passée hier du côté du Stade Orange Vélodrome où l’OM, pourtant olympien, s’est fait éliminé aux tirs aux buts à l’issue d’un suspense lui aussi insoutenable comme samedi avec les filles de l’équipe de France. Ca commence à faire beaucoup. Les Dieux étaient vraiment grecs avec ce but inscrit au cours des trop longs arrêts de jeu qui change tout. Dix minutes ! Une éternité. Et cette élimination à la course de la Coupe aux grandes oreilles, la « Champions Ligue ». Un sacré coup sur la tête vraiment pas mérité avec une certaine complicité d’un arbitre bien complaisant avec l’équipe grecque du Panathinaïkos ! Que le monde du football est cruel.