Quand un « ex » sort la sulfateuse en même temps qu’un concert d’éloges unanime ou presque !

La Baule-les-Pins, station chic de l’Atlantique, qui mardi prochain, vivra à l’heure de la sortie du nouveau livre de « Sarko » Le temps des combats » que l’ancien chef de l’Etat viendra signer à l’occasion de la première étape de sa tournée des plages huppées. C’est peu dire que l’ancien chef d’Etat y sort là la sulfateuse sur quasiment toute la classe politique, ses meilleurs « amis » notamment le trio des François: Bayrou, Fillon et Hollande. Ses cibles privilégiées et à un degré moindre un Édouard, pas bien sûr ou « s.ire » Balladur mais bien Philippe qu’il compare à certains niveaux à François Fillon. Ce qui n’est pas spécialement un compliment. Contrairement à une moindre échelle à l’égard du grand argentier de Bercy, son ancien ministre Bruno Le Maire, considéré comme « sérieux » mais surtout son chouchou, son ancien porte-parole du temps de sa reconquête de l’UMP en 2014. C’est en effet un portait dithyrambique que dresse le « Petit Nicolas « qui n’est pas celui du héros d’une bande dessinée, à son lointain successeur place Beauvau, Gérald Darmanin, qu’il intronise comme son champion pour succéder à Emmanuel Macron. L’actuel ministre de l’Intérieur disposerait selon lui de toutes les « qualités requises » pour 2027 ! Bigre…

Voilà une impression qui va encore susciter un grand plaisir chez ses anciens amis dirigeants de LR avec qui il a pris ses distances en se rapprochant avec l’ennemi juré Macron. Qui ce jeudi sortira de son fort pour effectuer le très rapide déplacement de Bormes-les-mimosas pour commémorer l’anniversaire de la Libération de ce village du littoral varois.

La coïncidence veut qu’à la même heure ou presque l’actualité nous conduira toujours à La Baule où le chanteur Julien Clerc se produira. Un récital auquel devait assister son demi-frère, le journaliste Gérard Leclerc. C’est d’ailleurs pour rejoindre la côte Atlantique que cette figure très appréciée du petit écran depuis une quarantaine d’années, avait pris les commandes d’un petit avion de tourisme à partir de Loudun, son havre de paix. Il n’est jamais arrivé puisque son aéronef , pour des raisons encore inexpliquées, s’est disloqué dans la Loire avant d’atteindre sa destination initiale. Avec l’issue que l’on sait: la disparition du pilote (chevronné) et ses deux passagères dont la fille de l’ancien garagiste de Loudun devenu ministre et père du Futuroscope, René Monory.

C’est très probablement pour la première fois depuis l’annonce de la mort de l’ancien journaliste d’Europe 1, de France-Télévision puis patron de la chaîne parlementaire LCP que nous avons assisté à un tel concert unanime d’hommages et d’éloges du monde politique saluant son grand professionnalisme. Trois présidents de la République et nombre de politiques de tous bords se sont exprimés pour faire part de leur sincère émotion au regard de cet accident tragique. Si l’on excepte toutefois le silence de certaines « grandes gueules » de la France insoumise et des « verts » pourtant généralement très bavardes. Pour la très mauvaise raison peut-être que l’intéressé faisait partie de la rédaction honnie de CNEWS et de l’équipe de L’Heure des pros » animée par Pascal Praud, un autre habitué de La Baule et de Noirmoutier qui, hier matin, a écourté provisoirement ses vacances pour rendre un bel hommage appuyé à son complice de plateau qui était un élément très modérateur au côtés de ses collègues débatteurs pas franchement de la même veine humaniste et tolérante que lui. Un doux euphémisme ! Les qualités de bienveillance ne sont pas toujours partagées…

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