Même les bons élèves se font taper sur les doigts. Pourtant habile dans son expression, le nouveau ministre de l’Education nationale, Gabriel Attal, en visite à la Réunion pour la rentrée scolaire (toujours anticipée par rapport à la métropole) s’est mélangé les crayons en évoquant dans un établissement situé dans la localité de « la Possession » (cela ne s’invente pas) que La Réunion devait faire face à une…immigration de personnes d’origine mahoraise et comorienne. Ce qui n’est pas faux, sauf que Mayotte est bien un département français (le 101 e) contrairement à l’archipel des Comores, comme l’a souligné avec regret devant la bourde, la députée du cru mahorais, apparentée au groupe LIOT à l’Assemblée nationale.
Comme quoi l’élève modèle de la « Macronie » qui s’est promptement excusé pour cette erreur devra revoir ses cours de géographie. Faute avouée à moitié pardonnée…Et puis ce n’est probablement pas le président de la République qui lui donnera une heure de colle. Lui aussi en dépit de son parcours scolaire plutôt réussi, s’était fait gentiment « allumé » pour avoir parlé, au début de son premier quinquennat, de la Guyane, département jouxtant le Brésil et envahi lui aussi par certaines populations étrangères, comme une île, même si le fleuve Maroni (d’une longueur de 600 kilomètres) coupe ce territoire et facilite bien hélas une très forte immigration étrangère attirée par la générosité de la France, notamment au niveau des maternités de ce territoire ultramarin. Comme quoi notre pays n’est pas toujours un bagne, surtout à Cayenne, célèbre aussi hélas pour son pénitentier, une prison pas vraiment un quatre étoiles, au siècle dernier !
Il n’ira pas au bagne, mais le député des Yvelines et ancien maire de Poissy (localité plus connue pour sa collégiale) Karl Olive (un ancien journaliste sportif du temps de la grande époque de Canal + ) risque néanmoins une sanction à la reprise de l’école de l’Assemblée nationale courant septembre. Pour s’être rendu coupable d’une tribune « coup de gueule » sur la modernisation des institutions dans le « JDD » avec pour titre: « Allons sentir le cul des vaches « Quelle grave accusation…
Son groupe Renaissance, par la voix de son nouveau « surveillant général » ou « conseiller d’orientation » le député parisien Sylvain Maillard, (loin pourtant d’être un excité du galon ) remplaçant la promue ministérielle Aurore Bergé, avait menacé suite à l’interview polémique de la secrétaire d’Etat à la Ville, Sabrina Agresti-Roubache, dans les colonnes du nouveau JDD, de représailles tous les parlementaires coupables d’écrits dans ce journal devenu le pestiféré, le Journal de la Droite Droite! Je me suis déjà exprimé sur la dangereuse orientation de ce quotidien du septième jour désormais dirigé par Geoffroy Lejeune, accompagné de plusieurs anciennes plumes très à droite de « Valeurs actuelles ». Mais pour autant est-il acceptable de subir une telle « caporalisation » ? Et la liberté d’expression même dans un média hostile, que devient-elle ? On marche dessus ?
C’est bien sûr une coïncidence mais ce refus de se soumettre à l’autorité d’un parti concerne à quelques jours d’intervalle une membre de gouvernement proche du couple Macron et d’un député dont les relations de proximité avec le chef de l’Etat sont également bien connues. Ne serait-il pas surtout reproché au parlementaire une tribune jugée trop à droite pour les « petits marquis poudrés » de l’aile gauche de la majorité présidentielle ?
PS: Ce n’est pas nouveau mais cette erreur fait toujours mauvais genre. Surtout lorsqu’il s’agit d’un drame, celui concernant la mort encore mystérieuse d’un principal de collège retrouvé mort à Lisieux, dans l’enceinte de son établissement, alors qu’il s’appêtait à partir avec ses proches en vacances. La presse nationale, principalement télé, a répété trop souvent pendant la couverture de ce dramatique événement la mort de cet homme visiblement très apprécié par l’ensemble de la communauté scolaire, parents comme élèves, comme le proviseur. Nos grands journalistes de la petite lucarne devraient effectuer un petit stage dans la presse locale et régionale où ce genre d’erreurs n’arrive que très peu. Même si la laïcité est de règle dans le monde scolaire, et la paroisse pas vraiment la même, c’est comme si on confondait un prêtre, un évêque, voire même un cardinal. C’est bien connu que l’habit ne fait pas le moine ! On peut inviter aussi une députée européenne normande, du groupe macroniste, aggravant son cas puisque amie du chef d’établissement, à revoir les fonctions des uns et des autres. Elle aussi a parlé de proviseur à plusieurs reprises. A ma connaissance il existe bien des collèges « jumelés » avec des lycées mais seulement dans le privé et non dans le public. C’est peut-être un détail sans grande signification, mais ça passe néanmoins mal à l’oreille ! Et même à l’écrit…Comme je me suis fait taper sur les doigts très gentiment par une fidèle lectrice élue de l’Eure, qui, hier a attiré à juste titre mon attention sur le fait que j’avais employé comme tant d’autres vrais journalistes de la télé (ce qui n’est pas une excuse) de la disparition tragique de leur collègue …demi-frère de Julien Clerc dont il était très proche. Un vrai frère à qui il a rendu un vibrant hommage. Je reconnais que ce terme de parenté pourtant existant n’est pas vraiment joli, joli. Je ne recommencerai plus à employer ce mot qui peut froisser des familles recomposées. Faute à demi avouée demi pardonnée ?