Il y a six ans, après son élection à l’Elysée, le Président recevait en grandes pompes son homologue de Russie au château de Versailles, puis quelques semaines plus tard dans la résidence d’été du Fort de Brégançon. C’était le temps encore où Vladimir Poutine n’était pas considéré comme un paria par la communauté occidentale.
Même s’il n’est pas encore tout à fait trop tard, tout laisse à penser néanmoins que le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne posera pas ses pieds dans le Var. Il poursuivait hier sa tournée internationale après les Pays-Bas et le Danemark (où il décroché l’assurance de livraisons d’avions de chasse américains F 16 ) à Athènes, non pas de toute évidence pour admirer le Parthénon. Les pierres, il connait: celles des ruines dans nombre de villes et campagnes de son pays après le bombardements russes !
C’est dommage car cette visite symbolique au pays des rafales et mirages, aurait de toute évidence marqué fort les exprits tellement déjà certes surchauffés en cette période caniculaire et de faits divers les plus tragiques ces derniers jours et semaines. Comme cette petite victime collatérale et innocente de 10 ans tuée lors d’un probable règlement de comptes entre bandes rivales près d’un point de deal, la nuit dernière, alors que le garçonnet se trouvait dans une voiture, au sortir d’une soirée « resto » avec son oncle et un second petit de 7 ans, dans un quartier gangréné par les trafics de drogues de la ville de Nîmes où la famille « sans histoire » vit. Il est probable que le conducteur, un militaire de carrière rentré récemment de mission (lui-même blessé) et ses deux passagers aient été de passage aux mauvais endroit et moment. Une balle dans le dos pour le gamin lors de cette fusillade très déterminée avec quatre tireurs, selon les premiers témoignages et au final une cinquantaine de douilles retrouvées sur les lieux. Un terrible drame lié à toutes ces guerres de territoires aux armes lourdes et aux conséquences tragiques parfois pour des familles totalement étrangères à ces trafics.
Comme cette vision depuis déjà trois semaines, au coeur de la capitale sur le parvis de l’Hôtel-de-Ville, d’un campement de migrants devant les fenêtres d’Anne Hidalgo. Même si l’édile est en vacances. Pour une fois que les quartiers les plus pauvres ne sont pas les plus touchés par ses envahissements sur l’espace public avec les risques sanitaires et sécuritaires graves qu’ils génèrent. « L’Amère de Paris » n’est évidemment pas la seule responsable de ce « spectacle » de désolation. Elle partage cette lourde responsabilité bien sûr avec l’Etat qui n’a toujours pas trouvé la clé hélas pour éviter le renouvellement de ces camps de misère et souffrance qui font honte à la France. La honte aussi d’un chiffre sans cesse croissant de réfugiés plus souvent économiques que politiques, bien souvent manipulés pour des causes pas vraiment nobles et croyant plus ou moins à un eldorado français. Qui n’existe déjà plus pour nombre de nos compatriotes de plus en plus attirés lorsqu’ils votent par d’autres sirènes extrémistes qui, avec cette multiplication de l’insécurité, jouent sur du velours, notamment le Rassemblement national…sur ces échecs renouvelés depuis trop d’années (ils ne datent pas de la présidence Macron) sur le régalien.
La polémique continue et ne cesse d’enfler avec la présence du rappeur Médine, sur ses terres havraises aux journées de rentrée d’Europe-Ecologie-les Verts qui n’auront jamais bénéficié d’un teasing aussi exceptionnel. Les vagues déferlent sur les galets de la Porte Océane. Deux des principaux « Khmers verts », ceux de Bordeaux et de Strasbourg ont déjà annoncé qu’ils ne viendraient pas sur les bords de la Manche. Une attitude très respectable que n’auront pas notamment le maire de Lyon, Grégory Doucet et Sandrine Rousseau, cette dernière encore égale à ses outrances ordinaires ce matin lors d’une matinale télé. Passons. Ca en devient tellement répétitif et donc très lassant !
PS: Est-ce encore du foot ? Un nouveau fiasco sécuritaire, le reflet de la montée de la violence sur notre sol, a eu lieu en terre insulaire lundi soir à Ajaccio, trop souvent habitué à des débordements inacceptables dans son stade à l’occasion de la rencontre avec une équipe de Bordeaux, de plus en plus sous l’oeil du cyclone avec ses supporters. Les ultras du club girondin, tenu en échec, au nombre de 70-80, qui pourtant étaient interdits dans les tribunes pour ce déplacement ont fait le coup de poing avec leurs « amis et voisins » en début de match. Lamentable. Ca se…corse aussi sportivement pour les Girondins et leurs voyous de supporters de plus en plus souvent dans les mauvais coups.