Il n’y a plus de « gabonais » au numéro que vous avez demandé !

Ils ne vont pas finir par un peu lui…lâcher les baskets, à notre président. Alors qu’il s’apprêtait ce jour à ne pas recevoir déjà que des amis pour parler « préférendums » à choix multiples ou référendums avec toutes ses oppositions réunies à son initiative à Saint-Denis, ville ô combien royale où une quarantaine de nos têtes couronnées, depuis le premier, Dagobert, parti « la culotte à l’envers » en l’an 639, ont leur sépulture, ne voilà-t-il pas que de nouveaux graves soucis se profilent avec un nouveau coup d’Etat en Afrique. Avec l’annonce ces dernières heures par un quarteron de galonnés de sa décision d’avoir mis fin au pouvoir d’Ali Bongo, 64 ans, réélu pourtant il y a quelques jours pour un troisième mandat avec 64 % des suffrages. Un score pas terrible pour un président africain pas très populaire à l’international. Un dernier scrutin transformé en huis-clos entaché encore de fraudes colossales semble-t-il avec des interdits toujours plus grands à bien des niveaux. Papa Omar, président à vie, l’ancien grand ami de la France, du temps de la « France-Afrique » encore triomphante n’aurait pas aimé ce score modeste du fiston, souvent très éloigné d’ailleurs de sa gouvernance depuis des années dans un pays qu’il ne gouvernait plus trop! Il n’y a plus d’amis gabonais au numéro que vous avez demandé à Libreville. Où les putschistes ont annoncé le placement en résidence surveillée du chef de l’Etat (qui appelle ses amis à « faire du bruit « ) et l’arrestation de l’un de ses fils. Ça sent vraiment la fin de la dynastie Bongo et son système corrompu avec cette mise à la retraite forcée…par les armes. Mais là nos syndicats intra-muros ne vont pas manifester pour venir en aide à ce retraité pas très à cheval sur les libertés réduites dans son pays. Surtout à l’occasion de ce nouveau scrutin même victorieux dans un pays où vivent 12.000 de nos ressortissants. Dont beaucoup d’employés du groupe Total très présent sur le sol gabonais avec d’autres grosses entreprises dans le portuaire, le bois et les minerais.

Après le Mali, le Burkina-Faso et le Niger, naguère si proches de Paris (heureusement encore que le président français a refusé de se soumettre au dictat des militaires nigériens exigeant le départ de notre ambassadeur à Niamey) voilà le maître de l’Elysée confronté à distance à un nouveau pustch pas spécialement annonciateur de rapprochements politiques avec le Gabon, encore riche de son pétrole. Même si beaucoup moins « qu’au temps bénit des colonies » comme le chantait Michel Sardou !

Nos militaires risquent d’y être virés à leur tour comme des malpropres, comme ailleurs sur un continent en totale ébullition. Il n’est pas sûr que toutes ces populations africaines « gagneront au change » avec ces nouveaux régimes dictatoriaux sous influence russe, chinoise ou plus grave encore islamiste, tendance très radicale ! Ils devront j’espère se trouver d’autres banquiers que la France qui a perdu tant hélas ! de ses soldats ces dernières années. Une épidémie hélas propagée en Irak où trois de nos hommes dont le dernier des forces spéciales, sont tombés en mission en l’espace de deux semaines. Trois morts de trop sur des terrains devenus de plus en plus hostiles pour nos couleurs tricolores.

On est en droit ici et ailleurs de s’interroger sur la pérennité de notre présence militaire dans de tels bourbiers où l’on a que des mauvais coups à prendre. Même si bien sûr, a contrario nos gouvernants n’ont pas à baisser leurs treillis et laisser les autres, de bien curieux « libérateurs » nous donner des coups de pied au c…!

Laisser un commentaire