« Jusqu’au bout de la nuit ». Jusqu’à 3 heures du matin. Pour un huis-clos sans portable, ni conseiller. Non ce n’était pas un remake d’une chanson à succès du groupe « Emile et images » il y a bien longtemps, mais une production « Macron ». Pour douze heures « d’échanges francs et sincères » selon les termes employés par plusieurs des intéressés. Dont l’un des quatre « Dalton » de la NUPES, Fabien Roussel, comme très souvent le plus honnête et le moins caricatural et borné (en présence aussi de la cheffe du gouvernement) dans ses critiques à l’égard du chef de l’Etat. Certes ils n’ont pas obtenu ce qu’ils venaient éventuellement chercher, mais le contraire aurait été très étonnant. Voire même ébouriffant ! Il n’y aura pas plus de référendum sur l’immigration réclamée par le RN et LR ou sur la retraite à 64 ans défendue par la gauche.
Il n’est pourtant pas vert mais rouge bien vif. Cela ne l’a pas empêché sur le coup de 3 heures du matin d’ironiser sur cette rencontre-marathon à Saint-Denis. Peut-être s’entraînaient-ils pour les prochains JO de Paris ? Sur fond de lune bleue dans le ciel de notre pays. Manuel Bompard pour la France insoumise, s’est payé un « bon mot »: « Un exercice grotesque, nous avons été douze heures sur la planète Mars avec un président hors sol sans la moindre réponse face aux priorités de la rentrée ». C’est dommage que ladite planète nous ait rendu l’intéressé…Vus, venus, déçus et forcément non convaincus. Quelle étrangeté dans le constat. C’était aussi…couru et goûtu d’avance. Plus sérieusement les invités du président de la République qui adore ce genre de format de discussion appelé peut-être à être renouvelé, ont obtenu la seule assurance de l’organisation d’une conférence sociale sur les salaires sous le SMIC. Evidemment jugée très insuffisante par les oppositions de gauche comme de droite. Et d’un extrême à l’autre…
L’autre actualité politique concernait hier la sortie d’un sondage pas plus surprenant plaçant dans le camp de l’actuelle majorité présidentielle comme leader le toujours maire du Havre. Edouard Philippe fait toujours la course en tête avec 31 % intentions de vote pour succéder à Emmanuel Macron devant l’ancien député ébroïcien, le « grand argentier » de Bercy, Bruno Le Maire à 16 % suivi de son collègue de l’Intérieur, Gérald Darmanin, à hauteur de 12 %, très présent sur l’espace médiatique (et pour cause !) mais beaucoup plus clivant que ses deux potentiels rivaux…et à la carrure encore très incertaine pour tenir un rôle de numéro un à la tête du pays ! Nous en sommes loin…Comme de la ligne de départ de cette course présidentielle. Prévue dans quatre ans. Une éternité ! Est-il besoin de rappeler que les politiques les plus populaires auprès des français en leur temps comme Simone Veil, Michel Rocard, Jack Lang, voire le mentor de « Doudou » Alain Juppé, pour des raisons diverses, n’ont même pas concouru . Prudence, prudence si loin de la ligne de départ.
Le petit jeune d’essence macroniste lui, le nouveau ministre de l’Education nationale, Gabriel Attal, arrive à un point du premier des flics. Dans la génération « poupon » et espoir de son camp (où ils ne sont pas si nombreux à « avoir imprimé » l’ange » Gabriel, se pose là. Vu son jeune âge il peut encore patienter quelques années. Encore que selon un certain adage, il arrive que « le train ne passe qu’une seule fois ».
Il ne sera pas tenu en revanche pour responsable du casting du clip lancé du temps de son prédécesseur, en langue anglaise (dans le cadre d’un concours des meilleurs scolaires anglicistes) par son ministère, pour rendre hommage à l’historique « I have a dream » du pasteur américain Martin Luther King, assassiné outre-Atlantique. Une polémique instrumentalisée par plusieurs associations tendance « wok » qui tombent à bras raccourcis sur le choix de cette sélection ne comprenant que des vainqueurs blancs, lauréats de ce concours. Et ça c’est inadmissible jugent certains ! Ca se discute…