Après les sifflets, les macaques indiens et une bouderie royale !

Ca m’avait échappé et pour cause. Même si c’est authentiquement vrai ! Non décidément le président Macron joue de malchance. Après des bordées de sifflets vendredi soir au Stade de France pour l’ouverture gagnante pour notre équipe de France de rugby, ne voilà-t-il pas que le chef de l’Etat, comme ses homologues du G20 se déroulant en Inde, s’est vu réveillé, sous ses fenêtres à New-Delhi par une invasion de…singes macaques, très envahissants dans les rues de plusieurs pays asiatiques, qui depuis plusieurs jours ont rejoint à leur tour la capitale indienne. Ca fait du bruit. Evidemment pas les mêmes que ceux perceptibles sortant de ce sommet mondial (une fois encore inutile) qui a consacré l’immensité de l’impuissance de l’Occident de plus en plus en minorité par rapport à la Chine et la Russie et leurs alliés forcément non alignés (il est permis d’en douter) comme l’Inde, le Brésil, l’Afrique du sud et plusieurs pays du monde arabe qui dominent maintenant le monde. La planète a changé au détriment des nations occidentales, celles de la vieille Europe et des Etats-Unis dont l’influence ne pèse plus du même poids et ne cesse de se réduire.

On en veut pour preuve et de façon dramatique dans les relations qu’entretiennent à titre personnel, entre autres, les deux chefs d’Etat marocain et français. Le souverain de Rabat bat froid, et même très froid (la réciproque est aussi vraie pour une question de logiciel espion et une écoute téléphonique dite l’affaire Pegasus » du président de la République imputée au Maroc avec la technologie efficace israélienne) notre « roi » élyséen. Le roi du Maroc n’a jamais accepté le rapprochement diplomatique de la France avec son ennemi régional, l’Algérie. Et pas davantage la réduction de moitié des visas accordés en France aux sujets du souverain marocain. Voilà de sérieuses sources de contentieux ! Il n’y a même plus d’ambassadeur du Royaume à Paris. Mais de là à dédaigner la main tendue par le président français ? Le toujours très avare de sa parole, Mohammed VI, a en effet limité (pour le moment) sa demande d’aide à quatre…royaumes: l’Espagne, la Grande-Bretagne , le Qatar et les Emirats arabes unis. C’est d’autant plus incompréhensible vu de chez nous alors que des liens très forts unissent ces deux pays frères, d’où la juste émotion ressentie à travers tout l’hexagone! Le professionnalisme de nos équipes de secours en pareil drame n’aurait pas été de trop dans les premières heures toujours essentielles pour sortir des décombres des survivants, après ce terrible séisme ayant déjà provoqué plus de 2.600 morts. Notamment très nombreux dans les villages les plus réculés en altitude d’où l’impression d’abandon et de mépris ressenti par les populations locales à l’époque l’adresse de leurs gouvernants. Et là Macron n’y est pour rien. Notre gouvernement a d’ores et déjà officialisé une aide de 5 millions d’euros à destination des ONG françaises, a annoncé ce matin la ministre des Affaires étrangères.

Son homologue qui boude la France est en revanche bien heureux d’y séjourner plusieurs mois par an dans son pied à terre parisien et château en Picardie. Il se trouvait d’ailleurs dans la capitale vendredi soir, du côté du Champ-de-Mars, l’une de ses adresses où il séjourne aussi très régulièrement pour des traitements médicaux. Comme tant d’autres de hauts « dignitaires » étrangers dans notre histoire contemporaine. La France est tellement bonne fille à certains égards ! Et pourtant des claques on en prend et tout particulièrement en Afrique depuis quelques années.

PS: Une page sportive tellement heureuse: comme celle du beau geste du champion de Belgique, Remco Evenepoel qui, à l’issue de sa victoire d’étape dans le tour d’Espagne devant son compagnon d’échappée, Romain Bardet, lui a remis de façon symbolique son maillot national et prix de la combativité du jour. Le champion français qui a bien collaboré avec l’ancien champion du monde, dans leurs 80 kilomètres de fugue gagnante, n’a pas hésité en effet à plusieurs reprises de rafraîchir celui qui n’est pourtant pas son équipier. L’auvergnat n’a pas reçu le même accueil auprès, à deux reprises, des soigneurs de l’équipe hollandaise des Jumbo-Visma, qui, de façon ostensible, a réfusé dans la dernière ascension de lui donner une bouteille d’eau. Quel « bel » exemple de fair-play d’une formation déjà vainqueur du Giro d’Italie et du Tour de France et qui a priori devrait aussi remporter la Vuelta ! Trois de ses champions occupent en effet les trois premières marches du podium actuel. La même équipe sur laquelle pèsent tant de lourds soupçons de…dopage mécanique! Voire aussi chimique. C’est stupéfiant.

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