« Giorgia, connais pas « . Ou plutôt plus. Comme c’est bizarre ! C’était la star absolue et idéale pour les deux partis français de la droite extrême qui ne juraient que par celle qui venait de remporter les législatives dans la botte italienne, Giorgia Meloni, à la tête d’une coalition élue principalement pour sa promesse principale. Celle de « bouter » les migrants hors du pays. On allait voir ce qu’on allait voir. Quels terrible déception et échec. Comme leurs « copains » et prédécesseurs le gouvernement Meloni-Salvini (ce dernier restant désormais le seul interlocuteur valable pour Marine Le Pen et « Rico » Zemmour) a échoué. Et pas sur des plages. Sa dépendance et sa perfusion aux subsides de l’Europe n’expliquent pas tout. Pire l’immigration a même doublé en un an en Italie. De quoi gêner aux entournures ses anciens alliés. Courage fuyons. Un « champignon venimeux » selon leurs adversaires qui s’est trouvé encore matérialisé par un afflux sans précédent d’immigrés en provenance de ports de Libye et surtout, semble-t-il de Tunisie. Et ça risque de se prolonger dans le temps avec la démographie sans cesse galopante et l’extrême pauvreté de plusieurs pays du continent africain. Et lorsqu’on y ajoute le dossier douloureux du réchauffement climatique, le pire hélas s’annonce devant nous avec ce risque de dizaines de millions de terriens en situation d’expulsion climatique.
Reste que l’Europe ne peut plus et ça fait déjà un bail en dépit de l’extrême volonté humanitaire des militants et dirigeants de gauche, accueillir toute la misère du monde. Et dire, selon des chiffres sérieux, que seule l’Allemagne…récente championne du monde du basket est le seul pays avec un peu plus de deux millions de nouveaux arrivants d’origine étrangère à figurer dans le cinq majeur de l’accueil avec une « belle » brochette menée par la Turquie devant l’Iran, entre 3,6 et 3,4 millions de migrants des nations parmi les plus « sympas » avec la Colombie et le Pakistan ! Triste constat chiffré. Ces pays de forte démocratie et libertés, si l’on excepte bien sûr l’Allemagne, auraient-ils un fort pouvoir de séduction ? Nous l’ignorions. Ca fait froid dans le dos ! Les pays-continents que sont la Chine, l’Inde et la Russie, entre autres, ne jouent pas dans la même cour. Leurs gardes-frontières sont de toute évidence plus efficaces ! Mieux vaut en rire, même si la situation ne s’y prête guère. On avance dans le mur et pas celui de Donald Trump à la frontière mexicaine pendant son mandat à la présidence des Etats-Unis ! Là encore un projet très lézardé.
Les belles rodomontades et assurances de nos « chers » partis français des extrêmes désireuses de faire un blocus naval (irréalisable) des ports africains ne suffiront pas à empêcher ces populations au péril de leur vie de tenter leur chance. Celle de rejoindre une terre a priori plus bienveillante et surtout généreuse en terme d’aides sociales. Le nerf de la guerre et un indéniable appel d’air à toujours plus d’immigration. Il est loin le temps où en début de son septennat le président Giscard d’Estaing se disait très fier que la France soit le premier pays accueillant d’Europe. C’était il y presque cinquante ans.
Ce serait déjà très bien que l’Europe joue la même partition sur le sujet de l’immigration et parle d’une même voix. Ce qui est loin d’être encore le cas et elle ne se limite pas aux seules Pologne et Hongrie avec à leur tête des dirigeants politiques très réactionnaires !
Et pendant ce temps-là pendant que l’on assiste à des coups de…Menton (le pays des citrons et leurs pépins) de plusieurs de nos éminences gouvernementales sur l’intérêt et la nécessité ou non d’organiser un centre d’accueil de régulation, « une extension administrative provisoire » selon l’expression de la préfecture des Alpes-Maritimes à notre frontière avec l’Italie, le lieu de passage privilégié (avec la ville de Briançon en altitude alpestre) par ces candidats à l’exil, le patron de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon plaide lui pour une régularisation de tous les travailleurs en situation irrégulière. Vogue la galère ! Il n’a toujours pas compris que nos compatriotes, à une très large majorité, rejetaient cet afflux migratoire. A ce niveau-là, ce n’est plus du « courage électoral »… Ca ressemble davantage à un suicide surtout qu’une partie de leur électorat, celle qui souffre aussi, opte elle également pour une plus grande fermeté…