My god ! Yes, c’est Versailles, ici. Welcome sire. Depuis le temps que Charles attend. C’est sans papamobile que sa gracieuse majesté au masculin va déambuler pendant ces trois jours de visite avec quelques escapades sur la marché des fleurs tellement prisé par « maman » Elizabeth II, sur les Champs-Elysées avec arrêt à l’Arc de Triomphe et le chantier de Notre-Dame sans oublier bien sûr le dîner d’Etat au château dans la célèbre Galerie des glaces avant quatre heures passées à Bordeaux, vendredi, avant de reprendre son avion pour Londres. Et notamment en passant par un vignoble bio et grand cru de Pessac-Leognan. Une région viticole que le roi d’Angleterre connait et apprécie tout particulièrement. Il lui est même arrivé de dessiner l’étiquette du millésime 2004 du grand cru classé de « Mouton-Rothschild » qui sera d’ailleurs servi ce soir aux 160 privilégiés du festin royal et présidentiel.
Bon joueur le souverain britannique laissera ensuite la place plus au sud au pape François, à Marseille, une ville qui vit encore au rythme d’un psychodrame lié au malaise au sein de l’équipe dirigeante de l’OM où des retraits sont annoncés après des menaces pesant sur eux ! L’ancien attaquant vedette, Jean-Pierre Papin, pourrait, de façon transitoire, reprendre du service sur le banc d’entraîneur.
Pas de souci, le pape François arrive pour remettre de l’ordre, comme en témoignait hier sur la Toile la publication d’une photo humoristique légèrement détournée avec un souverain pontife habillé aux couleurs du club phocéen. Une chasuble un peu différente de celle que l’on voit sur les pelouses des stades, même celle où François célèbrera une messe. Voilà un éminent représentant digne de rOMe ! Qui ne saute pas n’est n’est pas marseillais, qui ne saute pas…Surtout pas d’ailleurs la forte communauté arménienne de cette ville, à juste titre sensibilisée par les derniers évènements survenus dans l’enclave du Haut-Karabakh, théâtre d’un conflit de plus de quarante ans avec leurs voisins honnis, les Azéris de Bakou.
La Première ministre, Elisabeth Borne, s’est prise quant à elle un vent sérieux hier en recevant une fin de non-recevoir ferme des dirigeants de la grande distribution et du groupe TotalEnergies sur la perspective de vente de carburants à perte même sur une période déterminée. Comme quoi cette proposition discutable de la cheffe du gouvernement (le grand argentier de Bercy, BLM, y était hostile) a pris un sérieux coup de plomb dans l’aile de la voiture! Au détriment peut-être des consommateurs à qui l’on promettait à tort des remises, même provisoires, très conséquentes. C’était trop beau pour être honnête et surtout plausible ! Quelle…perte totale d’énergie.
Comme celle déployée par toutes ces belles et si bonnes âmes qui hier mardi sont tombées sur le râble des policiers intervenus en force après le feu vert du principal et en nombre (cinq fonctionnaires) très rapidement d’un « pauvre » collégien de 14 ans, d’Alfortville, pourtant auteur de faits très graves sur la personne d’un autre ado transgenre devenu fille, d’un autre établissement scolaire avec notamment des menaces de mort proférées. Des parents de l’établissement se sont également émus sur la façon de procéder de la police dans une salle de cours. Jamais contents ces braves gens, surtout quand ça ne les concerne pas à titre personnel. Au risque de choquer, cet « électrochoc », un terme choisi quelques jours plus tôt par le nouveau ministre de l’Education, Gabriel Attal, pour tenter de livrer une bataille gagnante contre ce fléau, ne m’a pas paru si scandaleux et mériter un tel déluge de cris d’orfraie désespérants. Il faut savoir ce que l’on veut. Pour marquer les esprits. Le plus choquant n’est-il pas que ces harcèlements qui se terminent parfois par des drames affreux soient de plus en plus fréquents. Et que tous ces « sales gosses » d’une irresponsabilité coupable sur les réseaux sociaux, sont beaucoup moins timides lorsqu’il s’agit de pourrir la vie de leurs camarades ! Jusqu’au geste fatal dans certains cas. Qu’est-ce que c’est au final la vue de cet élève menotté même en classe, par rapport aux souffrances que peuvent subir tant de leurs camarades de scolarité et leurs proches et au délire de certains élèves auteurs de violences anonymes dont l’auteur des faits sur la même jeune victime : « On va t’égorger ». A chacun ses préférences dans le message envoyé. Et le traumatisme subi n’est en rien comparable.