A chacune son voisin. Pour « Birgit » c’était l’acteur britannique Hugh Grant, célèbre notamment pour le succès planétaire du film « Quatre mariages et un enterrement » (auquel on pourrait rajouter pour la circonstance: « et un dîner royal) l’une des stars anglaises avec le chanteur des Stones, Mike Jagger, et pour la reine Camilla, le président du Sénat, Gérard Larcher. Certes un fin gourmet. Pourvu qu’il n’ait pas picoré dans l’assiette dorée de sa voisine. Cherchez l’erreur…C’est toujours terrible les plans de table surtout lorsque les invités sont triés sur le volet et non pas le valet ! Même si ce dîner royal au… »chapeau » de Versailles en a jeté ! Un festival de toilettes avec smokings et noeuds pap pour les messieurs et robes du soir pour les dames. Pas toujours du meilleur goût d’ailleurs pour toutes les invitées et franchement pas à la gloire de nos prêt-à-porter et couture de prestige. Ne sont évidemment concernées que les anglaises. Personne n’a osé pour autant l’abaya ! Ca ne concerne nullement les deux first ladies, la républicaine et sa majesté, la reine consort britannique. Une belle concordance des tons bleus. Vraiment superbe. Ca tombait bien ces robes haute couture signées Christian Dior et Louis Vuitton car le grand patron du groupe LVMH, Bernard Arnault (j’ai moins aimé le vert de Madame) faisait partie des hôtes des deux monarques sous les ors versaillais. Un dîner fastueux qui ne me gêne nullement. Il ne faut pas, une fois encore, tout mélanger et faire preuve d’une démagogie et populisme de bas étage comme celles d’oser comparer aux difficultés partagées certes par des millions de nos compatriotes avec cette inflation galopante, le prix doublé du dentifice au…prix des vins proposés dans la Galerie des glaces ! Avec l’armement, le vin et le luxe en général ne font-ils pas partie de nos atouts majeurs vendeurs à l’international ? Je préfèrerai toujours ces images du succès du « made in France » vanté et si apprécié à l’étranger que les émeutes et la violence sociale dans nos villes.
Le tout précédé par un défilé sur le tapis rouge (il ne manquait que les palmiers cannois) avec toutes ces VIP franco-anglaises du monde de l’industrie, du cinéma, du sport (principalement des footballeurs ayant fait « carrière et fortune » dans le championnat anglais) et au final assez peu de politiques. Si ce n’est côté français, la Première ministre, Elisabeth Borne au…magnifique dos nu et quelques rares ministres, dont Gérald Darmanin et l’eurois Sébastien Lecornu, ce dernier déjà en très bonne place au pied de l’Arc de Triomphe, quelques heures plus tôt. Il y a dû en avoir tant de déceptions parmi nos éminences gouvernementales privées du Roi, du homard bleu, d’une volaille de Bresse et d’un macaron signés par trois de nos chefs prestigieux. Des étoiles dans les yeux en veux-tu en voilà à la tête d’une cuisine « généralissime ». Tel n’était pas la cas heureusement d’une des reines de la soirée, la toujours élégante et princière Carole Bouquet, qui aurait bien mérité de figurer au top 3 des plus belles tenues. Et quel collier majestueux pour lequel tant de mousquetaires se seraient battus ! Elle avait elle pour proche voisin de table l’ancien entraîneur emblématique d’Arsenal, Arsène Wenger ! Et quel vent coquin aussi ayant joué des mauvais tours à l’actrice Charlotte Gainsbourg (son compagnon acteur et réalisateur Ivan Attal a décliné l’invitation) qui, à plusieurs reprises, a dû se battre (pas trop tout de même) avec sa robe fendue jusqu’aux cuisses. C’était charmant…même si un peu surjoué. C’est une actrice. Les politiques ont fait preuve dans le geste de plus grande discrétion. Normal, ils n’avaient rien à craindre avec leurs tenues de grande sobriété. Et il n’y avait aucun risque de les différencier.
Un tel événement historique de capes mais pas d’épées, ne pouvait évidemment pas se dérouler sans la présence d’un autre « couple » princier moins glamour mais tellement friand des têtes couronnées comme Stephane Bern et Mister Jack Lang. Les acteurs dans tous les sens du terme privilégiés du premier événement de la semaine. L’ambiance sera un peu différente le week-end prochain au stade Vélodrome de Marseille avec la venue du pape François qui viendra surtout y parler de l’accueil des migrants. Une chose est sûre avec Charles III, pas de souci, il n’a pas l’intention de rester dans un pays, même très ami, il retrouvera son Ile dès vendredi…Et les hommes du mouquetaire Darmanin n’auront pas à intervenir pour le ramener dans sa Bentley sur ses terres. Ils vont avoir assez de boulot, hélas , pour « ferrailler » le cas échéant dans les prochains jours !