Saisissantes les images que l’on a pu découvrir hier en soirée. A quelques minutes d’intervalle. A Marseille et Paris et là, il ne s’agissait pas du match de football encore à hauts risques prévu ce dimanche soir au Parc des Princes.
D’un côté la liesse populaire et bon enfant, peuchère, au Vélodrome et la délivrance non pas bien sûr que le pape soit installé dans son avion mais bien surtout que tout se soit bien passé. Il n’était qu’à voir la joie non feinte et bien exprimée « avé les gestes » aux abords de la piste, des autorités locales, entre autres celles du maire et du cardinal co-organisateurs de l’événement après le décollage à Marignane de l’avion du Saint-Père. Un ouf de soulagement évidemment partagé par les autorités de l’Etat, président de la République en tête. Même si on n’a pas vu les images, on les a devinées. A l’issue de cette semaine de tous les dangers en terme de sécurité a l’occasion des visites de Charles III et du pape François.
Un double bonheur terni hélas « en même temps » ou presque par les images combien affligeantes, voire beaucoup plus, d’une voiture de police assaillie par des « participants » à la manifestation anti-police initiée notamment par la France insoumise avec le soutien et la participation du Syndicat national de la magistrature et de la CGT ! Qui sur le territoire a tout de même drainé environ 30.000 personnes. Soit la moitié du public de l’enceinte sportive iconique marseillaise du boulevard Michelet. Maigre score mais toujours trop important pour une cause indéfendable ! Surtout lorsqu’il est émaillé par des incidents certes limités sur l’ensemble des parcours à travers la France, mais un comportement criminel de quelques sauvages grimés et surtout armés de barres de fer et jetant divers projectiles sur la voiture et ses quatre occupants coincés dans un ralentissement en marge du cortège dans la capitale.
Cet équipage de quatre fonctionnaires rentrait d’une simple intervention pour un vol à la tire et s’est retrouvé pris au piège. L’un d’entre eux est sorti de sa voiture et s’est trouvé dans la situation périlleuse de mettre en joue les assaillants pour les empêcher d’aller plus en avant dans leur délire de violence. Avec sommations. On imagine aisément les conséquences si le policier avait fait usage de son arme pour «sauver sa peau » et celle de ses collègues dont deux ont été blessés avant qu’il ne sorte du véhicule.
Il n’en a rien été fort heureusement. Ça n’a pas empêché quelques politiques d’extrême-gauche de crier au loup et en tête de meute très rapidement. Le comble revenant comme très souvent à Sandrine Rousseau, toujours très « performante » dans ses déclarations qui n’a vu elle dans cet assaut que seul le « geste du policier était inadmissible ». Un horizon visuel pour le moins très limité.
On pourrait presque ne pas la contredire mais pas dans le sens qu’elle…visait. C’est effectivement inadmissible qu’un représentant des forces de l’ordre se retrouve trop souvent dans une situation impossible où dans une fraction de secondes il soit de plus en plus confronté à faire usage ou pas, dans la très forte majorité heureusement des cas, de son arme de service. Qui n’est pas celle de tuer en la circonstance mais bien de défendre sa propre existence et celle des « copains ». Dans des manifestations forcément toujours pacifiques…et autres débordements, et notamment lors des innombrables refus d’obtempérer qui parfois (c’est toujours aussi de trop) se concluent de façon tragique. Des deux côtés. Et que dire de l’attitude de ceux qui attisent les braises. Et là il ne s’agit pas de barbecue. Il y a vraiment le feu avec ce terrorisme de rues de plus en plus intolérable…Surtout lorsqu’il est encouragé par des élus de la nation ! Qui tout aussi forcément déclinent la moindre responsabilité. C’est toujours de la faute des gouvernants et de leurs bras armés…