La République, c’est aussi lui, même à Versailles !

C’est aussi Versailles ici. Sans néanmoins les ors du château et son dîner royal avec Charles III, le président Macron et tous ses prestigieux invités. Dans une académie qui a fait hélas beaucoup parler d’elle ces dernières semaines. Mais là il s’agit d’un harcèlement scolaire d’un genre un peu particulier. De moindre conséquence mais tellement symbolique du comportement de certains élus de la nation qui se croient tout permis, même s’ils ne sont pas toujours ceints de leur écharpe tricolore de député. Encore heureux.

Certes ce n’est pas le scandale du siècle, mais il interpelle de par l’identité de l’intéressé.

Le pourfendeur de la tauromachie ( ce qui en soit n’est pas condamnable mais un dossier pas spécialement d’une extrême priorité ) Aymeric Caron, député de la France Insoumise a refait parler son irascibilité bien connue. Et pourtant il ne s’agissait pas de corrida mais bien de s’autoriser de forcer le portail de l’école de sa fille et d’accompagner l’écolière jusqu’à sa classe, ce qui est interdit. Une fois encore pour cause de retard par trop répétitif. Une question de mauvaise habitude de moins en moins tolérée par la direction de l’établissement. Qui a même osé devant la répétition de ces passages en force d’alerter la police. Le papa courroucé était évidemment reparti avant l’arrivée de la patrouille. Vous imaginez le potentiel échange entre le parlementaire qui n’a rien à faire du règlement intérieur de l’établissement et ces « salauds » de flics tellement chéris par Caron et ses amis ! Tous d’une même voix douce ont parlé d’une « scandaleuse instrumentalisation politique ». « C’est entièrement faux plaide l’accusé. Dans le cas présent je ne souhaitais que protéger ma fille de la pluie ». Versailles, son univers impitoyable et sa météo humide et capricieuse. C’est encore la faute à « Macron-Rousseau, » le philosophe du Siècle des Lumières pas son homonyme députée, un (des) astre jamais éteint mais pas pour autant rayonnant.

Il ne faudrait peut-être pas tout mélanger, Monsieur le député, un fervent supporter de la cause animale (ce qui là encore n’est pas davantage condamnable) ancien journaliste chez Europe 1 puis rendu plus célèbre par sa présence aux côtés de Laurent Ruquier dans son ancienne émission du samedi soir « On n’est pas couché ». La direction de l’école versaillaise, qui doit être très réactionnaire, forcément, lasse de ces excès de colère répétés, n’a pas manqué de mettre en exergue le fait que le papa député était en quelque sorte un dangereux récividiste dont les emportements ne datent pas d’hier ou même avant d’hier et remontaient à la présence de la petite en crèche. Bien avant que papa ne soit élu à l’Assemblée nationale.

On ne saurait que conseiller aux amis d’Aymeric Caron, parlementaire de Paris et non de Versailles (une circo pas vraiment insoumise sur le plan politique) de lui offrir un réveil afin qu’ils arrivent bien enfin à l’heure sans causer de troubles à l’ordre scolaire. Est-ce en effet tolérable qu’il y ait des horaires fixes pour les entrées en classe ? C’est peut-être Versailles ici, mais ça ne justifie pas pour autant des ouvertures élastiques en fonction de la tête du parent d’élève. Et ce n’est pas forcément risible dans le cas présent…La République, c’est aussi lui pour ce digne et bel « apôtre » de Jean-Luc Mélenchon. En terme du « bruit et de la fureur ». Olé… Il n’y a pourtant pas d’arène à Versailles mais bien des grilles au château et des portails dans les écoles ! Et aussi accessoirement, surtout pour un député, de montrer l’exemple et de respecter les horaires scolaires.

Laisser un commentaire