On ne change pas une équipe qui perd !

On ne change pas une équipe qui perd. Son dix-huit match consécutif sur le terrain de la motion de censure. C’est sans la moindre surprise que le drôle (façon de parler) de duo des « artistes » insoumis et leurs petits camarades du Rassemblement national a échoué avec la NUPES pour envoyer par le fond le navire hissant, pas toujours haut le pavillon « majoritaire ». Ce mariage de raison et contre nature entre les deux extrêmes pour faire tomber le gouvernement est une fois encore tombé à l’eau. Pour la dix-huitième fois depuis que « Babeth » Borne réside à Matignon. Un plouf attendu même si la saison deux s’annonce encore « prometteuse et joueuse » entre majorité et opposition. Avec quantité de dépôts de motions de censures. Les députés Républicains n’ont pas souhaité s’associer à une aventure qui, pour eux, aurait pu se transformer le cas échéant en naufrage électoral. Ils fourbissent leurs armes de dissuasion massive pour un autre vote prévu au début de l’année prochaine concernant une énième loi immigration. Où l’ambiance promet elle aussi lors de son examen avec des députés LR probablement très partagés!

Choisis ton camp compagnon. Hier soir, ils ont, à l’heure où la princesse devient citrouille, sur le coup de minuit, choisi de ne pas mêler leurs voix à celles de la NUPES et du RN. Il a été à noter que le porte-parole de la coalition des gauches, verts compris, en séance n’était autre que le socialiste de l’Eure, Philippe Brun, dont la voix pèse de plus en plus au sein de l’hémicycle en dépit d’être un très jeune élu, souvent vu depuis un an, comme invité régulier des débats sur les plateaux de télévision. Un socialiste très proche au niveau de ses déclarations de la France insoumise. « Votre destitution, s’est-il adressé à la Première ministre, tous les français de ma circonscription, me la demandent chaque week-end. Si ce n’est qu’aux fins de semaine ! Tous les français, c’est peut-être un poil exagéré. Les électeurs des autres camps politiques auraient-ils été victimes de la punaise des lits ? Le petit et gentil « ours Brun » de ses débuts se serait-il transformé au fil des mois en méchant Robespierre coupeur de têtes ? Lui aussi, qui dans ces mêmes « louanges » du haut de la tribune ou plutôt guillotine, a accablé le chef de l’Etat, coupable pour ses tentations de faire disparaître le Parlement. On ne connaissait pas encore le côté magicien du président de la République. Compliments !

La cheffe du gouvernement a préféré en réponse réserver ses piques aux deux partis des extrêmes, LFI et le RN, le parti mariniste parlant de « brutalisation de la démocratie » avec cette succession de 49-3… Ah les brutes épaisses !

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