Des cas défendables, d’autres pas !

Un Macron du terroir. C’est dans le Lot-et-Garonne, pas très loin d’Agen (les pruneaux pour des gendarmes il fallait y penser ) que le « maréchal-des logis-chef » de l’Elysée, Emmanuel Macron, a officilialisé hier un « effort historique »: celui de la création de 238 nouvelles brigades de gendarmerie sur l’ensemble de la métropole et des départements d’outre-mer. Qui s’en plaindra pour un meilleur maillage surtout après la fermeture de plus de cinq cents d’entre elles entre 2006 et 2017. Je vous ferai évidemment grâce de l’implantation géographique de toutes ces brigades. Tout en retenant tout de même quelques unes, celles de Lisieux (il n’est pas prévu qu’elle s’installe à la basilique) le Mont-Saint-Michel, Guéret dans la Creuse, (de quoi repeupler un peu le territoire) et même Sisterons, célèbre pour ses agneaux. Comme ceux de pré salé de la baie du Mont-Saint-Michel. Le département de l’Eure comptera trois nouvelles brigades dont l’une fixe à Saint-Sebastien-de-Morsent près d’Evreux. Sans oublier bien sûr de faire plaisir au président réélu pour la cinquième fois à la tête du Sénat, « Gégé » Larcher, à Rambouillet. Il y aura probablement pas mal de candidats pour rejoindre Papeete, en Polynésie (même si c’est souvent très chaud question boulot) voire Cagnes-sur-mer, dans les Alpes-Maritimes, sur les terres ou presque de l’un des « frères de la côte », « Rico » Ciotti, le président des LR. Qui, en terme de démagogie, a frappé très fort. Ne vient-t-il pas en effet de proposer une baisse de 15 centimes du carburant qui serait compensée financièrement par une baisse des allocations chômages. Les demandeurs d’emploi vont-ils être invités à pousser les voitures ou piloter des tuk-tuk comme se sont gaussé plusieurs humoristes depuis hier ?

Chapeau l’artiste. Il n’a pas été heureusement jusqu’à émettre l’idée que d’autres candidats, mais ceux-là à l’immigration par la voie notamment de la Méditerranée, paient un supplément pour leurs gilets de sauvetage pour financer ultérieurement leur expulsion ! Ce n’est pas avec ce genre d’idée saugrenue que les Républicains retrouveront leurs électeurs.

A propos d’expulsion comment ne pas être ému devant cette décision bêtement administrative concernant une lycéenne tout juste majeure, originaire du Sri-Lanka (ex-Ceylan) arrivée en France à l’âge de 14 ans. Cette jeune fille exemplaire, qui, en juin, a obtenu un 15 sur 20 à son oral de français au bac, a reçu une obligation de quitter le territoire (OQTS) dans les trente jours, alors qu’elle venait tout juste d’effectuer sa rentrée en terminale. Elle avait demandé un titre de séjour pour pousuivre sa scolarité à Bordeaux. Ce qui lui a été refusé. Qualifiée d’exemplaire par ses enseignants, elle a coché toutes les cases pour bien s’intégrer dans la communauté et pas seulement scolaire. Elle parle un français que l’on aimerait pratiqué même par une partie de nos compatriotes, français de souche ou pas.

Shenaya, depuis la médiatisation de son histoire en fin de semaine dernière, a reçu nombre de soutiens. Et il semblerait que sa situation puisse évoluer favorablement. Dans le cas présent comme dans bien d’autres, il se peut qu’une légitime sensiblisation (cette fois-ci) aboutisse dans le meilleur sens. Comme quoi il ne faut pas désespérer de tout et que certaines médiatisations justifiées peuvent payer.

Les OQTS ce n’est vraiment pas pour elle. C’est une cible bien trop facile. Ce serait déjà très bien que leur nombre toujours plus grand non exécuté sur notre territoire soit revu sérieusement à la baisse où là les résultats sont beaucoup moins performants que ceux de la jeune lycéenne en classe. A qui on ne peut souhaiter que poursuivre son cursus et qu’elle atteigne son rêve : devenir vétérinaire dans notre pays. L’intéressée ne constitue pas un réel danger de trouble pour la sécurité dans notre pays !

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