« Une solution à deux états, mais sans « l’Etat-Nyahou » !

Il est évidemment encore trop tôt pour savoir si la visite du chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et notamment dans plusieurs pays arabes qui comptent pour de vrai dans cette région du monde tels que la Jordanie et l’Egypte, aura été utile. Surtout pour la libération de nos otages encore aux mains des tueurs de la bande de Gaza.

Une partie de la classe politique et médiatique s’était pourtant gaussée de son « retard à l’allumage » concernant son déplacement sur la terre d’Israël. Un vrai carabinier non pas italien mais français ? Contrairement à son homologue américain Joe Biden et plusieurs chefs de gouvernements de la vieille Europe partis très vite baiser les…babouches (c’est volontairement très osé) du seul état d’Israël ou plutôt de ses gouvernants. Après le juste effroi d’une grande partie de la planète devant les images de ce pogrom le plus meurtier de juifs depuis la Shoah.

La critique est tellement facile chez les « indécrottables » et traditionnels exécuteurs du président de la République, qui, une fois encore à balles réelles (façon de parler) en a pris pour son grade. Passe peut-être pour sa formule et annonce (nébuleuse) sur la participation de la France à une coalition étendue et internationale contre les terroristes du Hamas et les autres. Forcément très utopique même si elle va dans le bon sens. Il n’entre évidemment pas dans l’intention du président français d’envoyer nos soldats se faite tuer pour libérer Gaza avec Tsahal, de ses tueurs aussi de…palestiniens, victimes de représailles suite aux attentats meurtriers. Pris en otages depuis trop d’années et abandonnés et condamnés à la plus grande des misères derrière les murs de Gaza. On a assez perdu trop de nos enfants en Afrique, surtout pour la reconnaissance que l’on en a eue…

Autant la voix de la France (jadis très influente) s’est progressivement tue en effet ces dernières années (on s’est fait foutre dehors comme des malpropres) dans la plupart des pays d’Afrique noire que l’on est venue pourtant aider, gangrenée tout particulièrement par les puissances russe et chinoise qui en ont fait leur territoire de chasse, autant notre « vieux pays » où l’on aime tellement se flageller, conserve encore une certaine aura et écoute dans nombre de pays arabes: l’Egypte, les Emirats arabes unis, la Jordanie et aussi hélas le Qatar, les rois du pétrole et aussi d’une exceptionnelle duplicité et complicité. Il finance à la fois très grassement le Hamas et joue au Monopoly chez nous et pas seulement qu’avec le club de football de la capitale. C’est un casse permanent. Consternant. Et il ne date pas de l’ère Macron. Qui, dans les pas de la plupart de ses prédécesseurs, surtout Jacques Chirac, a toujours privilégié le dialogue avec les voisins d’Israël. Et notamment les palestiniens. Contrairement à tant d’autres présidents et chefs d’état outre-Atlantique et sur notre continent. Qui trop souvent n’ont écouté qu’une seule voix: celle de Tel-Aviv ! Faut-il se rappeler à l’échelle mondiale des défaillances coupables de Barak Obama, qui, à un moment crucial lors du conflit syrien, entre autres, à abandonné ses alliés occidentaux. En rase campagne ou plutôt désert. Son bilan en politique étrangère notamment, n’est pas des plus glorieux.

Il est peut-être aussi intéressant de s’interroger sur le fait que la plupart des pays arabes pourtant défenseurs de la cause palestinienne, n’ont jamais voulu accueillir sur leurs sols des réfugiés, leurs frères…musulmans, craignant à juste titre une exportation de leurs coupables exactions et déstabilisation dans leurs pays respectifs. On ne peut pas dire qu’ils aient eu tort avec leur solidarité uniquement orale.

C’est très triste à dire et politiquement incorrect, mais honnêtement les « printemps arabes » tellement loués dans plusieurs pays du Maghreb et à travers le monde, n’ont vraiment pas apporté que du positif avec l’arrivée de nouveaux gouvernants fantômes… presque pires, à certains égards que les sinistres dictateurs chassés et tués tels que Khadafi et Sadam Hussein, qui, à l’époque « tenaient » d’une main de fer leurs peuples respectifs et des potentiels terroristes islamistes. Comme leurs frères de…sang, les chiites iraniens, tout en les finançant pour leurs coupables actes criminels contre l’Occident et tout particulièrement la France. Dans des conditions évidemment condamnables et injustifiables pour un démocrate, mais lorsqu’on a vu la suite…Et l’immense « bordel » toujours actuel !

PS: Si je ne devais retenir que deux titres de Unes de la presse nationale d’aujourd’hui je sélectionnerai celui du « Parisien » avec ce propos du chef de l’Etat « ne pas ajouter des larmes aux larmes » et celui du volatile du mercredi « Le canard enchaîné »: « la proposition de Macron: une solution à deux Etats, mais sans l’Etat-nyahou ». C’est pas mal vu…

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