Disparaîtra ? Disparaîtra pas ? Le suspense est total et insoutenable et le casse-tête donne une grosse migraine à pas…mal des dirigeants à la fois de la majorité présidentielle et des Républicains. Très partagés sur la nécessité ou pas de revenir sur l’article 3 du projet de loi sur l’immigration à savoir sur la régularisation des travailleurs sans papiers dans les métiers en tension, un appel d’air qui selon nombre d’élus de LR favoriserait l’immigration illégale. Un article butoir sur lequel « Babeth » Borne n’assume en aucun cas la maternité en renvoyant la paternité à ses deux ministres Gérald Darmanin et Olivier Dussopt. En quelque sorte un courageux « c’est pas moi, c’est eux ». D’où les complications notamment au Sénat où les LR sont farouchement contre cet article en opposition à leurs camarades centristes qui eux y sont favorables. « Gégé » Larcher, du haut du Plateau du Palais du Luxembourg a pris acte de ce changement de pied de la cheffe du gouvernement qui priviligierait davantage une circulaire laissant les préfets évaluer l’éventualité de régularisations. Il n’y aurait donc plus de difficultés majeures entre la majorité présidentielle et son opposition de la droite sénatoriale ?
Peut-être, mais c’est sans compter sur les députés de l’aîle gauche des soutiens du chef de l’Etat. Qui ont vu rouge sur ce tour éventuel de passe-passe sur cet article. Les tractations vont faire rage d’ici au 6 novembre. L’utilisation d’un nouveau 49-3 ensuite à l’Assemblée, pour faire passer la loi qui selon les plus « faucons » des parlementaires LR entraînerait de facto une motion de censure pour faire tomber le gouvernement. Chiche Kebab! Il faudra, le cas échéant, qu’ils justifient auprès de leurs électeurs leur combat commun avec leurs « chers » collègues du Rassemblement national et surtout de la France insoumise sur un sujet ô combien clivant et explosif (même discutable ou incomplet) surtout après les derniers événements tragiques. Ca serait fort de café que la droite, de façon majoritaire, préfère s’allier aux « vipères » islamo-gauchistes de LFI…
Coïncidence, c’est ce même lundi 6 novembre, une date d’anniversaire (celle de mon épouse Véronique, récemment disparue des suites « d’une longue maladie ») qui me tient tout particulièrement à coeur, que la Cour de justice de la République commencera à examiner le cas Eric Dupond-Moretti mis en examen pour prise illégale d’intérêts. Un procès devant durer 11 jours. Ce qui a fait dire au garde des Sceaux, non sans humour et aussi avec un bon sens de l’esquive: « j’ai piscine pendant 11 jours ». Tant qu’il ne prenne pas la tasse et qu’une condamnation signifie pour lui son départ du gouvernement.
« Babeth », toujours elle, n’aurait pas écarté l’hypothèse d’assurer pendant toute la période du procès son intérim. Un CDD donc similiaire à celui que Edouard Philippe, alors à Matignon, avait aussi exercé, mais lui dans un autre poste régalien, place Beauvau, où il avait remplacé un peu plus longtemps le ministre de l’Intérieur démissionnaire Gérard Colomb…