Le « Molière du deshonneur » décerné à…Entre humiliation et infamie !

La sentence est tombée: les juges suprêmes du bureau du groupe des Insoumis à l’Assemblée nationale en a décidé ainsi: quatre mois de baillonnement de la parole de l’une de ses…oratrices, Raquel Garrido. La même peine que celle infligée à son camarade de club, Adrien Quattenens, condamné lui pour des violences conjugales sur sa femme. La députée avait eu l’affront justement de critiquer les dérives du « grand gourou » Mélenchonesque à partir justement de l’affaire du député du nord, le petit protégé du « maître » !

La « traîtresse » a donc été jugée hier lundi par ses pairs pour « accumulation d’agissements et de propos répétés contraires au bon fonctionnement collectif du groupe parlementaire ». Quelle accusation digne des plus belles belles purges staliniennes d’un autre temps. A mourir seulement de rire. Et c’est déjà pas mal !

S’ils souhaitaient faire taire la compagne d’un autre député insoumis, Alexis Corbière, c’est plutôt raté sur les grandes largeurs ! Sa langue bien pendue s’est allongée à la lecture du jugement. « Je suis humiliée, je me retrouve au ban du groupe. Je suis une insoumise en colère qui a osé critiqué Mélenchon. Ai-je le droit ? On peut lui faire confiance. La vengeance de la dame, soutenue par sa collègue féministe Clémentine Autin « outrée » sera terrible. Elle ne se fera pas « humiliée » longtemps. Jusqu’à se faire traitée de terrorriste, un gros mot pour ses ami(e)s de LFI lorsqu’il s’agit de dénoncer le progrom perpétré il y a tout juste une mois par les assassins du Hamas en terre israélienne.

Et dire que l’une de ses consoeurs et pas la moins exitée, Danièle Obono, va porter un autre habit tous ces prochains jours: celui de juge avec plusieurs autres députés de l’opposition et de la majorité pendant l’audition et la comparution du garde des Sceaux devant la Cour de justice de la République pour suspicion de prise illégale d’intérêts.

N’allez pas croire pour autant que l’ancien avocat « l’ogre du nord » surnommé aussi « Acquittator » pour les résultats de ses plaidoiries alors qu’il portait la robe, a piqué dans la caisse ! Non il lui est reproché d’avoir voulu régler ses comptes en sa position de ministre avec plusieurs magistrats. Très hostiles notamment à sa nomination et ce dès les premières heures avant même qu’il ne se soit installé dans son fauteuil à la Chancellerie. Le procès en sorcellerie pouvait alors commencer avec ces hommes et femmes intègres.

Mais quelque pantolonnade « une infamie pour moi et mes proches » a tonné EDM que cette juridiction de la Cour de justice de la République. Une invention « hollandaise ». Et ce qu’elle que soit l’identité du « prévenu » devant être jugé entre autres par six opposants politiques, à parité égale avec ceux de la majorité et trois juges tout de même professionnels ! De qui se moque-t-on ? Quel mélange des genres de voir…une Obono, entre autres, décider du sort ministériel d’Eric Dupond-Moretti. Qu’il se soit rendu coupable ou pas des faits qui lui sont reprochés. Un ministre de la Justice, qui au passage, n’a jamais été lâché depuis le début de la procédure par son seul « patron » le président de la République, jugé aussi par un procureur général de sa propre chancellerie ! Jusqu’à preuve du contraire, ce ne sont pas aux magistrats et notamment ceux du Syndicat national de la magistrature, de décider de la nomination de leur ministre. Place Vendôme, ce n’est jamais relâche dans la représentation des « Fourberies de Scapin ». Ce genre d’ineptie mérite haut la main un Molière du déshonneur…

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