La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe de…la « force tranquille » !

« Jean-Marie » Mélenchon avec son bandeau sur les deux yeux n’y a vu « qu’un échec de toute la droite et l’extrême-droite pourtant unies ». « Elles ont échoué à reproduire les mobilisations générales du passé », a-t-il encore écrit en fin de parti (e) ? la « bave du crapaud aux lèvres ». Qui comme chacun sait n’atteint pas la blanche colombe de la force tranquille. Un slogan qui pourtant lui était cher pendant ses années de grand supporter du président Mitterrand. Mettant donc ainsi dans le même sac les marcheurs et dirigeants de gauche (« verts », communistes et socialistes) qui faisaient donc partie des « factieux » de tribord en participant en nombre à cette grande marche pour la République et contre l’antisémitisme. Le vrai bandeau porté par les présidents des deux chambres parlementaires, deux anciens présidents de la République et tant d’anciens Premiers ministres, chantres (?) de la droite extrême comme Jean-Marc Ayrault ou Laurent Fabius où l’ancien seul président socialiste du Sénat de l’histoire de la V e République. Quelle débilité. L’actuel président du Conseil constitutionnel conversant régulièrement en tête de cortège avec son prédécesseur normand, Jean-Louis Debré, second de cordée, reprenant à plusieurs reprises la Marseillaise avec ses voisins sur le parcours. Des arrêts forcément émouvants.

Certains commentateurs et éditorialistes politiques avaient un tout autre refrain à la bouche, pas celui magnifique du chant des partisans à la libération de notre pays du joug nazi. L’un d’entre eux a répété à l’envi toutes les dix minutes la « tache » Macron, le grand absent de cette marche des Invalides au Sénat dont il n’a cessé de parler. Des fois que l’on n’aurait pas compris. Une obsession. L’art de la répétition peut devenir très lassant à la force. Le chef d’Etat a fait une erreur. Point barre. Etait-ce pour autant le seul fait majeur de cette réussite populaire et réponse surtout citoyenne à la hauteur des attentes que l’on pouvait en avoir ? « Une marche qui doit aussi déboucher sur des démarches » selon le président du Sénat, Gérard Larcher. Avec près de 200.000 personnes mobilisées sous la pluie (dont la moitié dans la capitale) et l’ensemble du territoire.

Il faut être sérieux, comme l’a été en fin de soirée un autre ancien locataire de Matignon, le maire « Horizons » du Havre, Edouard Philippe, marcheur lui aussi présent, invité sur le plateau d’une émission politique. A la hauteur de son statut de présidentiable à des années lumières des prestations régulières de ses possibles adversaires, dont certains « clowns » agités du bocal et du bocage! Lui n’a pas fait le tri des bonnes volontés désirant lutter contre l’antisémitisme. « Lorsqu’il s’agit de combattre cette plaie, je prends tout le monde y compris le Rassemblement national. Ca avait le mérite de la clarté ce contrepied aussi à l’adresse de certains de ses amis de la majorité présidentielle pas tous sur la même longueur d’onde pour en avoir fait aussi des tonnes sur la présence du RN. Il n’est pas amateur de football pour rien…L’art du contrepied a des vertus sportives contrairement à une litanie de répétitions obsessionnelles !

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