Il y a vraiment de quoi jeter mais surtout pas de passer l’éponge !

Ca ne se passe pas dans nos universités dont l’une de ses plus prestigieuses, Sciences-Po, où des manifestations pro-palestiniennes provoquées par des étudiants très politisés tendance France insoumise et Nouveau parti anticapitaliste (NPA) se multiplient sans que ça ne gêne personne ou pas grand monde, mais bien dans une « petite école » de notre territoire. Au pays du rugby à Graulhet dans le Tarn. Où une enseignante de l’école Victor-Hugo a été convoquée par la gendarmerie locale suite à une plainte déposée par les parents d’un élève chahuteur. Qui avec ses petits camarades ne balançait pas de la purée, nous n’étions pas alors dans le réfectoire à l’heure de la pause déjeuner, mais était bien impliqué avec d’autres dans un lancement de gommes à travers la classe. Jusqu’à ce que l’institutrice excédée par le désordre, ose lui faire une remontrance et lui montre surtout la différence entre les verbes passer (le mot prononcé en réponse par le gamin) et lancer. Quelle agression que celle de l’enseignante lançant justement en direction de son élève un stylo, qui après avoir rebondi sur la table a heurté sans faire le moindre dommage à la paire de lunettes de l’intéressé ! Qui bien sûr raconta l’insupportable incident à ses parents dès son retour à la maison.

Ces derniers, très vite, déposèrent plainte à la gendarmerie locale. Sans interroger préalablement bien sûr l’instit sur ce qui s’était réellement passé. La machine infernale était enclenchée avec une audition dans les meilleurs délais de l’accusée invitée à se justifier auprès des « enquêteurs » pendant plus d’une heure. Agrémentée d’une prise d’empreintes digitales et de son ADN (« comme une délinquante ») ont réagi scandalisés et à juste titre ses collègues. A l’issue de laquelle l’intéressée sortit…libre (tout de même !) mais dans l’état que l’on imagine d’où un malaise à la sortie de la brigade et une hospitalisation pour y subir des examens. Il va de soi que les syndicats n’ont pas souhaité « gommer » cette audition et encore moins la convocation de leur collègue devant un autre « tribunal »: celui de sa hiérarchie à l’inspection académique d’Albi, pays du peintre Toulouse-Lautrec et de sa si magnifique cathédrale. Mais là ce n’était pas pour se faire une…toile mais pour expliquer son geste. Lors d’un « entretien à sens unique » ont encore grondé outrées les organisations syndicales, à l’origine, hier mardi, d’un mouvement de grève dans deux des écoles de Graulhet, un appel également suivi dans autres établissements tarnais. Même si la hiérarchie académique ne lui a infligé la moindre sanction, elle l’a néanmoins « incitée à infléchir son attitude vis-à-vis des élèves et de leurs parents ». Surtout pas de vagues et quel précieux soutien ! Un exemple hélas parmi tant d’autres dans l’école de la République bien malade. Ben voyons…Et après on s’étonnera encore que tant d’enseignants et personnels de l’Education nationale ne jetent pas des gommes ou des stylos mais plutôt l’éponge…

La crise des vocations ne risque pas de baisser avec cet affligeant épisode d’une longue série d’ensauvagements, un mot très à la mode de nos jours même si la portée de ce dysfonctionnement scolaire n’a évidemment pas la même portée que la dramatique mort d’un jeune de 16 ans dans un village dromois, victime non pas d’une rixe, mais bien d’une « expédition punitive » barbare perpétrée par une bande organisée d’une dizaine de jeunes (heureusement interpellés hier mardi par le GIGN). L’élite de notre gendarmerie qui, jusqu’à preuve du contraire, n’intervient pas pour une « banale » rixe entre jeunes forcément de bonnes familles ». Et de quartiers qui le sont tout autant. Un nouveau fait de société exploité de façon très accélérée comme souvent par la droite extrême sans connaître encore les origines exactes du meurtrier et de ses comparses…qui eux ne s’étaient pas déplacés avec des gommes mais des lames d’une vingtaine de centimètres !

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