Quand la dignité succède à l’indignité très sélective !

« Ils étaient seulement venus pour passer une bonne soirée ». Tels ont été notamment les quelques mots lâchés hier mercredi par l’avocat de quatre de neuf mis en cause dans le terrible drame de Crépol. Même si l’on ignore encore les circonstances de ce qui ne peut absolument pas être comparé à une banale rixe entres jeunes, une chose est certaine: les indésirables de ce commando n’étaient pas venus les poches vides pour passer une excellente soirée dansante entre copains! Puisque plusieurs d’entre eux étaient porteurs de grandes lames de 25 à 30 centimètres qui, jusqu’à preuve du contraire, ne sont pas vraiment nécessaires pour faire la fête ! Comme la presse régionale « Le Dauphiné libéré » l’a affirmé à travers plusieurs témoignages de participants à ce bal « plusieurs d’entre eux ont bien crié: on est venus pour planter des blancs ». L’auteur du coup de couteau mortel, un jeune de 20 ans, déjà condmané à trois délits dits mineurs avait même été interdit de porter une telle arme. Une condamnation tellement dérisoire et illusoire ! Bonjour les contrôles !

Comment aussi accepter le fait que les organisateurs de cette festivité normalement basique se soient trouvés contraints de faire appel à…quatre vigiles (excusez du peu) pour assurer la surveillance et même la sécurité de seulement quatre cents participants. Dans un village rural de 500 âmes a priori paisible. Nous n’étions pourtant pas à l’entrée d’une salle de concert ou un stade. Pas encore puisqu’hier plus de 5.000 personnes se sont toutefois déplacées jusqu’au stade de rubgy, point de destination finale et ô combien symbolique pour une marche blanche (encore une hélas) pour rendre hommage dans la dignité à la jeune victime de 16 ans, pratiquant du ballon ovale.

Une dignité bien éloignée de l’indignité de plusieurs politiques d’extrême-droite, Marion Maréchal, Eric Zemmour, Marine Le Pen, Jordan Bardella dans la surenchère de l’exploitation de ce drame. Sans connaître encore tous les fils de cette nuit d’horreur. Ne serait-il pas prudent de faire preuve de patience dans l’attente d’éléments bien avérés ? Plutôt que de « tirer à vue »…

Hémiplégiques, les Insoumis ont préféré eux se muer dans un silence tout aussi stupéfiant, plus préoccupés par le geste raciste d’un abruti de septuagénaire (lui aussi connu des services de police) coupable d’un coup de cutter sur un jardinier d’origine maghrébine. Y aurait-il de bonnes et mauvaises victimes pour ces gens là ? Et les autres. Faut-il se souvenir qu’une minute de silence avait eu lieu pour rendre hommage au jeune délinquant multirécidiste Nahel dans l’enceinte même de l’hémicycle de l’Assemblée nationale par les députés. Ce qui n’a pas été le cas après la mort de Thomas…

Pour autant doit-on se satisfaire du propos toujours ce mercredi de la Première ministre Elisabeth Borne, qui, au Sénat, a principalement pointé du doigt les extrêmes coupables « de jouer sur les peurs, c’est manquer de dignité et de respect pour les victimes » ? Ce qui n’est pas faux, mais c’est ce qu’on appelle privilégier en revanche une trop grande retenue dans les mots…Très largement insuffisants lorsqu’on est cheffe du gouvernement après cet « assassinat » perpétré dans la Drôme, le terme employé lui par le chef de l’Etat pendant sa réception des maires à l’Elysée, qui, eux aussi en ont marre et non sans raison d’être confrontés trop souvent à l’agressivité et violence de leurs administrés !

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