Le garde des Sceaux « Survivor » a de quoi être relaxé !

Même pas un carton jaune et encore moins un rouge ! Ce n’est plus l’ancien « Acquittator » en robe d’avocat mais un garde des Sceaux transformé en « Survivor ». « Survivor » Eric Dupond-Moretti a sauvé sa peau de ministre. Quelle gifle pour une partie de la magistrature très politisée qui n’avait jamais accepté il y a trois ans sa nomination à la tête de la Chancellerie. La Cour de Justice de la République, convaincue de la non intentionnalité des faits qui lui étaient reprochés (une supposée prise illégale d’intérêts dans une affaire de « corne-cul ») a donc choisi la voie de la relaxe. Une victoire personnelle évidemment pour le survivant de ce procès où il jouait son maintien place Vendôme. Tout ça pour ça ! De quoi néanmoins avoir un ministre plus relaxé dans la poursuite de sa mission.

C’est bien sûr avec un esprit beaucoup plus tranquille qu’il est allé, quelques minutes après le verdict, partager son bonheur et soulagement avec le chef de l’Etat à l’Elysée. Une rencontre qui aurait pris une toute autre tournure si par malheur pour lui il avait été condamné par ses juges, six députés et autant de sénateurs et trois professionnels en robe.

Une décision politique ont jugé sans autre forme de procès ses détracteurs, en grande partie très mauvais joueurs. Ils l’avaient en effet mauvaise les procureurs de la France insoumise remettant en cause bien sûr le verdict et réclamant la disparition de cette juridiction il est vrai baroque. Que n’aurait-on pas entendu à l’inverse en effet si la tête de Dupond-Moretti avait roulé dans la sciure et que bourreau avait fait son office. Les mêmes auraient forcément alors applaudi une bonne et sage décision de justice.

Est-il besoin de rappeler que ce tribunal était constitué…de façon majoritaire par l’opposition politique avec des parlementaires de la France insoumise représentée par la si gentille Danièle Obono, qui a dû voter la mort du matador amateur de corridas, du Rassemblement national et le parti des Républicains, accusé par LFI d’avoir participé à ce sauvetage ! Et retiré par la même occasion une sacrée épine dans le pied du chef de l’Etat qui, en cas de condamnation, se serait trouvé dans l’obligation de lui trouver très rapidement un successeur. Une célérité qui n’a jamais été son fort dans la constitution de ses gouvernements. Et vu l’actualité judiciaire il y aurait eu urgence à ne pas traîner…Les plus hauts gradés de la magistrature française à la manoeuvre depuis le début pour se payer le scalp de leur ministre vont devoir encore patienter afin de s’en débarrasser de façon définitive! L’ancien lion des prétoires a la peau très dure…Et très probablement une excellente mémoire, même s’il a annoncé hier soir au JT de 20 h de France 2 (qui le matin même avait sorti le scoop de sa future relaxe par la voix de son éditorialiste politique, Nathalie Saint-Cricq, d’où le déclenchement d’une nouvelle polémique) vouloir tourner la page de ce procès qu’il avait considéré comme une infamie pour ses proches et lui.

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