Des yeux pour pleurer !

Il fallait le faire et ils l’on fait. C’était osé et même bien plus que de confier l’organisation de la COP 28 au pays des Emirats arabes unis et de confier la direction de cette grand messe environnementale au sultan al-Jaber. Titulaire d’une… »sacrée » carte de visite, cet homme fort du pétrole mondial, à la fois patron d’Adnoc, la compagnie pétrolière nationale, président de Masdar, mastodonte public des énergies renouvelables (défense de rire !) et ministre de l’Industrie et des Nouvelles technologies. Un brelan gagnant.

Et une collection de casquettes tellement typique du fonctionnement tribal des pays du Golfe. Oh c’est vrai le « bonhomme » a été biberonné aux meilleures universités anglaises et américaines. Comme beaucoup de ses semblables. Sachez quand même que l’une de ses sociétés a beaucoup investi « pour faire progresser l’énergie durable » dans une quarantaine de pays dans le monde. Bravo. Son projet le plus flamboyant reste néanmoins « Masdar City », une ville au milieu du désert d’Abou Dhabi mêlant l’architecture traditionnelle en pisé, des panneaux photovoltaïques et des toits végetalisés. Cette cité du futur vert sans martiens est bien sorti des dunes mais attend toujours ses habitants. Elle ressemble davantage du mirage à 13 milliards d’euros que de l’oasis luxuriante.

Nombreux ont été les dirigeants politiques et ONG à hurler et bouder ce rendez-vous…des bonnes intentions certes, mais aux objectifs parfois lunaires. Se réunir à Dubaï, l’un des temples de la démesure avec ses gigantesques et royaux centres commerciaux, et pas vraiment de la cause environnementale, tient vraiment du « foutage de gueule ». Et lorsqu’on y ajoute le fait que des révélations de la BBC anglaise accusent le sultan al-Jaber d’avoir utilisé son rôle à la COP pour conclure des marchés dans les énergies fossiles lors de ses rencontres avec des dirigeants des principaux pays participant à la conférence de l’ONU, la coupe est pleine ! Et le plein d’essence rempli à ras-bord. Ces pays du Golfe à l’exception d’ailleurs il faut le reconnaître des émiratis, beaucoup plus exempts de reproches à l’égard du financement mondial de l’islamisme et de ses bras armés terroristes à travers le globe, ne sont pas devenus seulement les rois du pétrole mais aussi du monde. Ils achètent tout sans la moindre vergogne. Les meilleurs clubs de football comme les événements sportifs planétaires devenus leur pré carré comme l’insupportable coupe du monde du monde de football confiée au Qatar il y a juste un an. Et tant d’autres. Il ne leur manque plus ou presque que les Jeux olympiques d’hiver. Ils seraient bien capables d’essayer d’imiter nos stations prestigieuses de Chamonix, Courchevel et Val-d’Isère !

C’est aussi main mise depuis dix ans sur le guidon du cyclisme international. Les plus gros budgets viennent de cette région du monde. Ce n’est donc pas une surprise si les maillots des équipes Barhein et UAE brillent de mille feux au Tour de France et tout au long de la saison cycliste avec notamment le slovène Tadej Pogaçar. Qui comme ses compères doit marcher ou plutôt rouler avec…un « super carburant ».

C’est une autre histoire ! Qui nous éloigne de cette hégémonie du « Golfe chic » non pas dans les prés, mais dans les dunes, dans tant de domaines. Une partie du monde arabe assis sur le coffre-fort des énergies fossiles « bouffe » tout et finance le terrorisme mondial pour destabiliser les pays occidentaux à la ramasse. Qui n’ont que leurs yeux pour pleurer et leurs populations, si j’ose dire, prier pour revenir à certaines valeurs ! Des prières davantage chrétiennes, ma foi…Même très mesurée et si peu pratiquante !

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