Ca ne manque pas d’un certain panache. Digne de Cyrano. Normal puisque le Président a aussi parlé hier soir, lors de son long entretien consacré normalement aux conséquences de la loi sur l’immigration sur le plateau de « C’est à vous » sur la 5, transporté pour la ciconstance, à l’Elysée, de la tempête Depardieu. Il fallait oser. Et le président toujours aussi diruptif l’a fait. On ne l’attendait pas forcément sur ce terrain-là où les coups à prendre ne manquent pas. Il aime ça et gourmand il en redemande. Les féministes n’ont pas tardé bien sûr à lui repondre sur ses propos laudateurs et courageux à l’égard de l’acteur, « un génie de son art qui a rendu fier notre pays » alors que sa ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, annonçant il y a quelques jours le déclenchement d’une procédure à l’encontre de « Gégé » (consécutive à l’exploitation quelque peu outrancière d’un reportage sur lesquels planent des doutes sur certaines scènes importantes au niveau du montage sonore) pour lui retirer sa légion d’honneur, avait parlé de « honte ». La réponse cinglante du « boss » en forme de désaveu, est tombée: « Il y a une chose dans laquelle vous ne me verrez jamais, c’est la chasse à l’homme, je déteste ça ». Même si cette touche était un peu, beaucoup, passionnément, une diversion bienvenue, elle a dû faire normalement faire mal à l’intéressée. Qui en a pris pour son grade. Il est probable que cette ministre n’en tirera aucune conséquence sur son avenir à la tête de son ministère. Contrairement au ministre de la Santé, un « techno » pas vraiment politique, Aurélien Rousseau, qui lui a eu le courage de démissionner pour son profond désaccord sur la loi immigration. Ca se défend. A charge pour sa collègue havraise et jusqu’alors ministre déléguée, Agnès Firmin-Le Bodo, de le remplacer. Certes a priori il ne s’agit que d’un intérim mais cette promotion est aussi symbolique car cette défenseuse des droits sur la fin de vie prend du galon à quelques semaines seulement de l’examen d’une prochaine loi justement destinée à cet accompagnement, sujet aussi à tant de contreverses souvent à connotation religieuse. Ca risque aussi de chauffer !
La journée d’hier mercredi a été aussi l’occasion pour les opposants de gauche d’appeler à la résistance contre certaines modalités liées aux prestations sociales de la loi immigration. Quelle magnifique superbe. C’est quand même extraordinaire que les départements gérés par la gauche, au nombre de 32, aient annoncé leur désir de combattre dans leurs exécutifs ces dispositions futures. Est-ce bien leur rôle ? De se mettre au passage hors la loi…
Tout comme celui de la CGT qui, par la voix de sa secrétaire générale, Sophie Binet, a hissé le drapeau de la révolte sur le même sujet et appelé à la « désobéiance civile et à la multplication de résistances dans tout le pays ces prochaines semaines ». Encore un beau respect de la démocratie de la représentation nationale. Il faudrait mieux qu’elle se préoccupe de ses finances exangues, dans le rouge très foncé…